Rédactrice en chef de "Vogue", Meghan Markle refuse de tirer la couverture à elle

People
RÉVOLUTION - La duchesse de Sussex est la première personnalité à avoir travaillé à la conception du numéro de septembre de l'édition britannique du magazine. Elle y met en avant 15 femmes qui ont bouleversé positivement le monde ces derniers mois, de l'activiste écologiste Greta Thunberg à la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern. Pour mieux les mettre dans la lumière, elle a refusé de faire la couverture du magazine.

Jamais le "Vogue" britannique n'avait confié ses clés à une personnalité pour sa cultissime édition de septembre. Il fallait donc que la première rédactrice en chef invitée du magazine sorte des clous et fasse grand bruit. C'est donc à Meghan Markle, ancienne actrice américaine devenue membre de la famille royale britannique en l'espace de deux ans, qu'est revenue la lourde tâche de mettre sur pied cette "Septembre issue", considérée comme la plus importante de l'année.


La duchesse de Sussex, dont le nouveau titre n'a en aucun cas éteint la flamme féministe, a travaillé en étroite collaboration avec le rédacteur en chef Edward Enninful pour un numéro consacré aux "forces du changement". Soit un focus sur 15 femmes venant du monde des arts, du sport ou de la politique qui ont eu un impact positif sur le monde.

Elle a refusé de faire la couverture pour ne pas paraître "arrogante"

La jeune militante écologiste Greta Thunberg, la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern, les actrices Jane Fonda, Salma Hayek-Pinault, Gemma Chan ou encore Laverne Cox figurent sur la couverture du magazine, photographiée par Peter Lindbergh. "Dès le départ, nous avons parlé de la couverture - à savoir si elle devait y figurer ou non", raconte Edward Enninful à propos de Meghan Markle. "Au final, elle a senti que ce serait quelque part très arrogant dans le cadre de ce projet en particulier. Elle voulait se concentrer sur les femmes qu'elle admire", poursuit-il.

Il explique que la 16e place sur la couverture représente un miroir qui, "à la demande de la duchesse, inclut le lecteur dans ce moment unique et les encourage à utiliser leurs propres tribunes pour impulser le changement". Meghan Markle s'est impliquée dans le projet dès janvier pour "créer un numéro d'inclusion et d'inspiration, qui s'attarde sur ce qui nous connecte plutôt que sur ce qui nous divise", peut-on lire en légende d'une vidéo des coulisses postée sur le compte Instagram Sussex Royal. 

On y voit la duchesse en pleine supervision d'une séance photo. Alors enceinte de son fils Archie, elle a également discuté avec l'ancienne First Lady Michelle Obama pour un entretien exclusif. Une expérience globale qu'elle juge "gratifiante, instructive et inspirante". "De m'être plongée dans cette activité, d'avoir travaillé calmement en coulisses pendant tant de mois, je suis heureuse de maintenant pouvoir partager ce que nous avons créé", souligne Meghan Markle sur Instagram, remerciant ceux qui lui ont permis de mener à bien ce projet. 

Absence de la reine ? Pique à Kate Middleton ? Les critiques pleuvent

De quoi renouer aussi avec un public britannique qui aurait, selon les tabloïds, de plus en plus du mal à supporter cette duchesse qui jongle avec la notion de vie privée quand ça l'arrange ? Pas si sûr. Il n'a fallu que quelques heures à certains députés pro-Brexit pour se plaindre auprès du Sun de cette sélection très "à gauche" de personnalités, loin de la neutralité politique à laquelle sont astreints les membres de la famille royale. D'autres lui reprochaient de ne pas avoir choisi sa grand-mère par alliance, la reine, parmi les femmes qui l'inspirent ou encore d'avoir refusé la couverture. 

Son envie de ne pas paraître "arrogante" en faisant la Une a été immédiatement perçue comme une pique à Kate Middleton qui, elle, avait posé pour le même magazine en juin 2016. Jan Moir, éditorialiste du Daily Mail, va même plus loin en affirmant que tout ce que soutient Meghan, c'est en fait la "Me, Myself and I Foundation", "la fondation du moi, moi et moi". Autant dire que la route est encore longue pour que l'entente soit parfaite entre la duchesse de Sussex et ses sujets...

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter