De James Bond à Indiana Jones : les rôles marquants de Sean Connery

Sean Connery aux côtés de Harrison Ford dans "Indiana Jones et la dernière croisade".

CULTE – Le comédien écossais décédé ce vendredi à l'âge de 90 ans a marqué l'histoire du cinéma américain avec une carrière riche de plus de 60 films.

Considéré comme le meilleur interprète de l'agent 007 dans la saga des films James Bond, le comédien écossais Sean Connery est décédé ce samedi à l'âge de 90 ans. "Sir Sean" est mort dans la nuit entouré de membres de sa famille alors qu'il se trouvait à Nassau, aux Bahamas. "Il n'était pas bien depuis un certain temps", a déclaré son fils Jason Connery à la BBC.

Considéré comme l'un des hommes les plus séduisants de la planète, le comédien a prêté ses traits et son accent écossais à des dizaines de personnages qui lui valurent un Oscar, un Golden Globe et plusieurs Bafta. 

À commencer par James Bond, le premier rôle de sa longue carrière cinématographique, qui le propulsa au rang de star. Tout commence en 1962, James Bond 007 contre Dr No. Pour incarner son personnage, le romancier Ian Flemming avait pensé à Cary Grant. Face à la divine Ursula Andress, il trouvait Sean Connery "trop frustre". Mais il va changer d'avis rapidement. Avec Bons Baisers de Russie de Terence Young (1963) et Goldfinger de Guy Hamilton (1964), Sean Connery assoit définitivement le mythe 007, l'agent secret britannique qui mélange avec élégance machisme, envie d'en découdre et bonnes manières. 

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Suivront Opération Tonnerre (1965) de Terence Young, On ne vit que deux fois (1967) de Lewis Gilbert, Les diamants sont éternels (1971) de Guy Hamilton et enfin le non-officiel Jamais plus jamais (1983) d'Irvin Kershner où James Bond, vieilli, est envoyé en cure par son supérieur. 

Sean Connery aura également tourné sous la direction d'Alfred Hitchcock dans Pas de printemps pour Marnie (1964). Il délaisse son personnage de 007 pour incarner un riche éditeur qui tombe amoureux d'une jeune secrétaire cleptomane et frigide (Tippie Hedren). Le maître du suspense semble fasciné par Sean Connery et sa virilité presque caricaturale, sa manière obsessionnelle de protéger celle qui deviendra sa femme et la découverte de toutes ses psychoses qui l'effraient et l'excitent en même temps. 

Jean-Jacques Annaud ne voulait pas de lui...

En 1975, c'est un Sean Connery passionné qu'on retrouve aux côtés de Michael Caine dans L'homme qui voulut être roi, le film d'aventure palpitant de John Huston. L'histoire de deux anciens officiers britanniques qui rencontrent Rudyard Kipling dans les années 1880, et lui proposent de prendre le Kafiristan, un pays mythique où aucun Blanc n'est entré depuis Alexandre le Grand. 

Impossible d'oublier Sean Connery dans Le nom de la rose, réalisé en 1986 par Jean-Jacques Annaud. Tombé en disgrâce, le comédien était loin d'être le premier choix du réalisateur français pour incarner le rôle principal du moine Guillaume de Baskerville. Mais Annaud raconte avoir eu la chair de poule lorsque l'Ecossais a commencé à lire le script et il l'engage contre l'avis de son agent qui le taxe de vieux ringard. Umberto Eco, l'auteur italien du Nom de la rose, avait les mêmes appréhensions. "Ce que tu as réussi le mieux, c'est ce que je craignais le plus. Sean Connery est formidable", dira-t-il à Jean-Jacques Annaud. Le rôle a valu un Bafta du meilleur acteur à l'Ecossais. 

"Les Incorruptibles" de Brian De Palma lui vaut un Oscar

En 1987, il brille à nouveau dans Les Incorruptibles. Le chef d'oeuvre de Brian De Palma sur la pègre à l'époque de la prohibition lui vaudra un Oscar et un Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle et le titre du "pire accent au cinéma de tous les temps". Sean Connery, en vieux flic qui connaît bien le monde des truands, vole la vedette au jeune Eliott Ness interprété par Kevin Costner face au grand Robert de Niro en Al Capone inattaquable. 

On se souvient également de sa participation à Indiana Jones et la dernière croisade. En 1989, Steven Spielberg a l'idée de réunir Harrison Ford et Sean Connery dans un formidable duo d'acteurs qui fera un triomphe. Sean Connery incarne avec malice et élégance un médiéviste farfelu mystérieusement disparu que son fils, l'aventurier Indiana Jones, va tenter de retrouver. 

En 2008, alors qu'il était à la retraite depuis cinq ans, Sean Connery refusa de rejouer son rôle dans le quatrième volet de la série Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal, le jugeant trop anecdotique. Son ultime film sera "La Ligue des Gentlemen extraordinaires" sorti en 2003.

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