Ségolène Royal se confie sur son silence face à l'infidélité de François Hollande : "J'avais encore 4 enfants à élever"

People

CONFESSIONS - Invitée de l'interview sans filtre de "Télé Loisirs", Ségolène Royal est revenue sur la campagne présidentielle de 2007. Une période douloureuse où elle a été attaquée par ses proches, dont son compagnon François Hollande qui la trompait.

La violence ne vient pas toujours de là où on l'imagine. Invitée de l'interview sans filtre de "Télé Loisirs", Ségolène Royal est revenue sur les violentes attaques dont elle a été victime lors de l'élection présidentielle de 2007. Celles émanant du camp de Nicolas Sarkozy, bien sûr, mais surtout celles des hommes de son propre camp qui ne supportaient pas de voir une femme gagner l'investiture. "Alors que j'avais les mêmes diplômes qu'eux, que j'avais plus d'expérience politique qu'eux. Mais j'étais décrite comme une femme venant de nulle part", confie l'ancienne Ministre de l'Environnement.

En couple avec François Hollande à l'époque, elle regrette aujourd'hui de ne pas avoir fait preuve de plus d'autorité. Pourquoi (...) je n'ai pas dit à un moment à ces messieurs qui m'agressaient 'Ou vous vous taisez, ou vous quittez ma campagne' ? Y compris à mon propre conjoint qui ne m'a pas soutenu pendant la campagne et qui en plus me trompait. J'aurais dû lui dire 'Ou tu me soutiens, ou tu t'en vas'. Un homme aurait fait ça."

Lire aussi

Tous les jours on se dit que ça va finir, que ça va se remettre d'aplomb mais en fait non- Ségolène Royal

Sur l'infidélité de François Hollande, elle admet que ça a été très violent. Encore plus à une période où elle avait, comme elle l'explique, une responsabilité à l'égard du pays. "C'est des souffrances terribles. Tous les jours on se dit que ça va finir, que ça va se remettre d'aplomb mais en fait non. (…) Maintenant je m'en suis remise, mais le fait de l'avoir écrire ça m'a fait du bien. Je ne suis pas la seule", poursuit celle qui a sorti en octobre 2018 l'ouvrage "ce que je peux enfin vous dire".

Interrogée sur les raisons qui l'ont poussée à se taire, elle explique qu'une femme "a toujours peur d'être considérée comme coupable, avant d'être victime. Et je suis sûre que si j'avais fait un acte d'autorité, ça aurait été un déferlement d'attaques", a analysé Ségolène Royal. Si elle a tenu bon c'est en partie pour ses équipes et pour ses enfants. "J'avais encore 4 enfants à élever qui subissaient déjà l'exposition de leur mère. Si en plus j'avais ajouté à ça la crise d'un couple, je ne sais pas comment ils s'en seraient sorti…"

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter