Séjour à l'Ile Maurice : Filippetti perd son procès contre Voici

Séjour à l'Ile Maurice : Filippetti perd son procès contre Voici

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PEOPLE – La ministre de la Culture qui avait attaqué le journal Voici en justice en janvier 2013 pour "atteinte à la vie privée et au droit à l'image" a perdu son procès. Elle a été condamnée à verser 2.000 euros à l'hebdomadaire.

Alors que l'actrice Julie Gayet a porté plainte contre Closer pour atteinte à la vie privée après la parution des photos de sa liaison avec François Hollande le 10 janvier dernier, voilà une affaire qui risque bien d'inspirer quelques juges.

Aurélie Filippetti a été condamnée à verser 2.000 euros de dommages et intérêts au magazine Voici qu'elle avait poursuivi en janvier 2013 après la parution de photos de son séjour à l'Île Maurice avec son compagnon , rapporte le Nouvel Obs.

Déboutée, Aurélie Filippetti fait appel

L'affaire avait fait grand bruit l'année dernière. Alors que François Hollande avait demandé à ses ministres de rester "joignables et disponibles" durant les fêtes de Noël, Aurélie Filippetti s'était envolée à l'île Maurice avec son compagnon. Un voyage que la ministre n'avait pas cru bon de signifier à son cabinet qui avait alors démenti ce séjour sous les Tropiques à Europe1 . Aurélie Filippetti s'en était expliquée et avait confié : "je considérais que ce séjour relevait de la vie privée, et je considérais que je n'avais pas à les en informer, dès lors que je restais joignable".

Le séjour justifié, elle avait assigné le journal Voici pour "atteinte à le vie privée" et réclamait 50.000 euros. "A l’évidence, la publication des photographies de vacances de Madame Aurélie Filippetti ne relève pas de l’information légitime du public sur un sujet d’intérêt général mais a pour seul objet de satisfaire la curiosité d’un certain public sur les détails de la vie privée de la requérante", avait alors déclaré son avocat.

Le tribunal de Nanterre n'a pas suivi l'avocat de la ministre, car d'après Le Lab , la ministre a été déboutée au nom du "droit légitime à l'information dans une société démocratique, devant lequel doit céder la protection de la vie privée". La ministre a été condamnée à payer 2.000 euros à l'hebdomadaire people et son avocat a indiqué qu'elle avait fait appel de cette décision.

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