SEPT À HUIT - Marc-Olivier Fogiel : "Depuis que mes filles sont nées, je pleure tous les jours"

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TOUCHANT - Dans une interview accordée au magazine "Sept à Huit", ce dimanche sur TF1, Marc-Olivier Fogiel raconte comme ils sont devenus, avec son compagnon Philippe, les heureux papas de deux petites filles avec l’aide d’une mère porteuse américaine.

C’est une aventure qui a changé sa vie. En avril 2011, le journaliste Marc-Olivier Fogiel et son compagnon, le photographe François Roelants, accueillait la petite Mila, née par l’intermédiaire de Michelle, une mère porteuse américaine. Deux ans plus tard, en avril 2013, elle donnera naissance à leur deuxième enfant, Lily.


"J’ai su très tôt que j’étais homosexuel, dès l’âge de 15 ou 16 ans", raconte ce dimanche Marc-Olivier Fogiel dans le magazine Sept à Huit sur TF1. "Ça n’a pas été facile. Même si dans mon univers familial on ne m’a pas rejeté du tout. Mais ce n’était pas une bonne nouvelle. Et pour moi ça voulait dire renoncer à fonder une famille."

Je ne voyais pas comment on pouvait, à l’issue d’une grossesse, retirer un enfant à une femme qui l’avait portéMarc-Olivier Fogiel dans "Sept à Huit"

Pour devenir parents, le couple a d’abord songé à l’adoption, mais "il fallait le faire en tant que célibataire", raconte Marc-Olivier Fogiel puisqu’elle n’est pas autorisée en France pour les couples homosexuels. Mais le journaliste refuse de mentir pour obtenir l’agrément des services sociaux. "Enlever nos deux noms de la boîte aux lettres comme je l’ai vu faire par d’autres, même si je ne juge pas, ce n’était pas possible", avoue-t-il.


Avant d’opter pour la GPA (gestation pour autrui), interdite en France mais autorisé aux Etats-Unis, Marc-Olivier Fogiel hésite. "Je ne voyais pas comment on pouvait, à l’issue d’une grossesse, retirer un enfant à une femme qui l’avait porté. Sans qu’il y ait un traumatisme quelque part là-dedans." Sa rencontre avec Michelle, la future mère porteuse, va tout changer.

"Depuis l’adolescence elle vit comme une injustice que des couples ne puissent pas faire d’enfants", raconte celui qui anime Le Divan sur France 3. "Pas simplement des couples homos. Elle s’est dit si un jour j’ai mes propres enfants, j’essaierai d’aider ceux des autres", révèle-t-il, avant d’aborder en toute franchise la question de la rémunération.


"Michelle n’est pas payée, elle est dédommagée à hauteur de ce qu’elle arrête de travailler pour porter votre enfant", insiste-t-il. "Elle a touché environ 18.000 dollars, ça ne change pas la vie." Au total le couple a déboursé environ 100.000 euros pour l’ensemble du processus, entre les frais d’avocats et les frais médicaux.

La paternité l’a-t-elle changé ? "Si vous me demandez ce que je suis, je réponds que je suis d’abord papa", avoue-t-il. "Je crois que depuis qu’elles sont nées, je pleure tous les jours. Je ne pleurais pas beaucoup avant. Les émotions de la vie quotidienne, les mots, les petits dessins… Les 'Je t’aime', la première fois que je les dépose à l’école (…) Et ça fait beaucoup rire mon mari."

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