Une "déshumanisation totale" : Kaaris se confie sur son expérience de la prison

People
DirectLCI
TÉMOIGNAGE - Invité de "C à vous" lundi 28 janvier pour promouvoir son nouvel album, le rappeur a détaillé ses conditions de détention, lui qui a passé trois semaines à Fresnes à l'issue de sa rixe avec Booba à l'aéroport d'Orly l'été dernier.

Se battront, se battront pas ? Depuis des semaines, Kaaris et Booba s'assurent une publicité d'enfer en évoquant le combat façon MMA qui doit les voir s'affronter dans les prochains mois. Une suite rémunérée de leur bagarre géante au duty free de l'aéroport d'Orly l'été dernier, qui leur a valu une condamnation à 18 mois de prison avec sursis. Et un passage de trois semaines par la case prison. Invité de "C à vous" lundi 28 janvier, Kaaris a partagé son expérience derrière les barreaux de la prison de Fresnes, dans le Val-de-Marne. "C'est quelque chose. Deux douches par semaine, des rats...", avait déjà déclaré auprès de l'AFP le rappeur de Sevran la semaine dernière.

Ce qu'il en retient ? "L'insalubrité, la déshumanisation totale". "C'est sale, ça sent mauvais. Et encore, pour moi c’est pas grand-chose parce que je n’y suis pas resté longtemps", raconte Kaaris, en ayant une pensée pour ceux qui purgent de plus longues peines. "C'est très très dur", dit-il. "C'était deux douches par jour", poursuit-il, avant d'être repris par les chroniqueurs et invités autour de la table de l'émission de France 5. "Non, deux par semaine. Deux par jour, c'est comme à la maison. Mais les matons étaient cools avec moi", glisse-t-il à propos des gardiens de prison qui le côtoyaient et lui ont offert un accès plus régulier aux sanitaires.

Comme il y avait mon nom, ça tapait toutes les cinq minutes à ma porte. Tout le monde savait que j'étais làKaaris

Placé à l'isolement, Kaaris n'a pas pour autant été coupé de tout contact. "Comme il y avait mon nom, ça tapait toutes les cinq minutes à ma porte. Tout le monde savait que j'étais là", se souvient-il. Il se rappelle aussi des discussions qu'il a eues avec d'autres détenus. Des mots qui lui sont restés en tête. "Il y a beaucoup de souffrance. Des anecdotes m'ont fait réfléchir", assure-t-il. Mais sa bataille à distance avec Booba ne semble pourtant pas près de s'éteindre. "Il m'insulte, je réponds. Peut-être que je fais l’erreur de répondre. Le problème c’est qu’on fait du rap, si je ne réponds pas…", a-t-il insisté sans finir sa phrase, avant de livrer son récit d'ex-prisonnier. 

La semaine dernière, les deux rappeurs de 38 et 42 ans se sont encore chamaillés en direct chez Cyril Hanouna par téléphone. La rivalité se poursuivait ce mardi sur les réseaux sociaux avec de nouveaux messages et de nouvelles chansons l'un contre l'autre. "On attend toujours le contrat pour l'Octogone", a affirmé Booba sur Instagram. L'énième épisode d'une guerre d'image qui n'apporte rien de bon à celle du rap.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter