VIDÉO - Bardot, Berléand, Etchebest... Au final chez les people, qui soutient ou pas les Gilets jaunes ?

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La colère des Gilets jaunes

POUR OU CONTRE - François Berléand, Béatrice Dalle, Philippe Etchebest ou encore Kaaris : plusieurs célébrités ont à un moment ou à un autre apporté leur soutien, ou au contraire pris leurs distances, avec les Gilets jaunes. LCI fait point.

Du simple soutien au véritable engagement politique, de la critique à la vive opposition, les célébrités françaises sont nombreuses à s'être exprimées sur le mouvement social des Gilets jaunes depuis ses débuts en novembre. Certaines n'ont pas caché leur envie de se joindre à leur cause. Il y a d'abord eu ceux qui ont arboré sans complexe sur les réseaux sociaux la fameuse tenue, à l'image du rappeur Kaaris ou de Brigitte Bardot, le premier l'accompagnant d'une sacoche Vuitton et de mots fleuris ("Monsieur l'agent je t'enfonce le triangle..."), la seconde posant pouces levés devant sa 4L blanche." 

Sans revêtir le gilet jaune, d'autres stars ont levé le pouce sur les réseaux sociaux, à l'image de l'humoriste Arnaud Ducret ("Je vous soutiens les Gilets jaunes, on en a marre de casquer comme des porcs"), de Pamela Anderson ("Qu'est-ce que la violence de tous ces gens et ces voitures luxueuses brûlées comparées à la violence structurelle des élites françaises et mondiales ?"), ou encore de Michaël Youn ("Je suis évidemment bouleversé par le désespoir des #GiletsJaunes et la misère grandissante. Comment pourrait-il en être autrement...").

De son côté Francis Lalanne, vêtu du fameux gilet mais également d'une casquette de marin, avait donné une intervention publique le 17 décembre dernier pour lancer un "rassemblement" destiné à porter la voix des "Gilets jaunes" aux prochaines élections, à commencer par les européennes. Le chanteur avait alors assuré vouloir "faire remonter la revendication du peuple" et imploré les "gilets jaunes" de "ne pas lâcher" et de se "structurer". Plus récemment, dans un entretien accordé le 17 mars au Journal du Centre, Geneviève de Fontenay a elle aussi pris fait et cause pour le mouvement, "la seule opposition politique" en France à ses yeux. "Il leur faudrait un leader", a-t-elle souligné, avant s'appeler à la création d'un 'nouveau parti politique qui s'appellerait Les démocrates républicains", dont elle s'est dit "prête à en prendre la présidence".

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Ceux qui les ont soutenus dans les médias

Sur les plateaux télé (on se souvient de Cyril Hanouna se proposant d'être le porte-parole du mouvement) ou via des tribunes dans la presse, ils sont nombreux à avoir publiquement soutenus dans les médias les Gilets Jaunes, à l'image de Béatrice Dalle dans l'émission "Stupéfiant !" sur France 2. Invitée par Léa Salamé pour un numéro spécial intitulé" La révolte", l'actrice s'estclairement affichée comme fervente supportrice du mouvement. Elle a dénoncé "le mépris du gouvernement" pour les Gilets jaunes. Interrogée sur le saccage de l’Arc de Triomphe le 1er décembre, la comédienne a estimé : " Quand tu fais une révolution, forcément il va y avoir des choses cassées, il faut pas qu’on pleure sur deux barrières et deux bagnoles parce qu’en 1789, ce sont des têtes qui sont tombées !".

Dans la même veine, Laetitia Casta a également manifesté son soutien dans les colonnes de Libération.  Fille d’un père travaillant dans le BTP et d’une mère comptable, l'actrice de 40 ans déclarait en décembre dernier : "Les gilets jaunes, c’est ce qu’on est nous. C’est les miens, c’est moi avant… Les ronds-points, je viens de là". 

Fin novembre, c'était Patrick Sébastien qui avait pris la défense du mouvement sur Cnews : "Chaque être a sa dignité et il y a une vraie fracture qui est plus que sociale. Elle est élitiste aujourd'hui". Le présentateur déchu de France Télévisions avait également appelé à "respecter et à considérer les Gilets jaunes, pas à les balayer ", tout en revendiquant "faire la fête avec ces gens-là".

Ceux qui ont pris leurs distances

Le 15 mars dernier, Philippe Etchebest a confié dans les colonnes de Libération être très apprécié par les Gilets jaunes (qui "se jettent à son cou et l’enrôleraient volontiers sans attendre" selon le quotidien), mais le juré de "Top Chef" a refusé de s'engager auprès d'eux, expliquant qu'"on peut tout dire et tout revendiquer" mais qu’il n’accepte ni la violence ni les intégristes, quelle que soit la cause. 

En février dernier, l'acteur François Berléand avait lui poussé un véritable coup de gueule contre le mouvement : "Depuis le début, ils me font chier les Gilets jaunes", s'était-il exclamé dans l’émission "On refait la télé" sur RTL. "À un moment donné, il y a la liberté de circuler, la liberté de travailler, pourquoi bafouer ça ? Si les Gilets jaunes n’ont pas conscience qu’il y a des gens qui travaillent, que ça coûte de l’argent, que quand les manifestations dégénèrent, ce sont les assurances qui payent…", avait-il poursuivi. 

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En décembre, l'humoriste et comédien Franck Dubosc, qui avait commencé par afficher son soutien aux Gilets jaunes, a été épinglé pour une vidéo postée sur Facebook par un internaute dans laquelle il critiquait le mouvement social en le jugeant trop "haineux". Sous le feu des critiques, il a alors été contraint de faire son mea culpa.

Mathieu Kassovitz a quant à lui multiplié les déclarations contradictoires sur le sujet. En novembre dernier, il avait ainsi répondu à un tweet s'étonnant de l'absence des artistes dans les rangs des Gilets jaunes : "C'est peut-être qu'on n'est pas d'accord avec vos revendications". Mais en décembre, invité sur RMC, il avait proposé de "terroriser" les patrons du CAC40. Depuis, le réalisateur de "La Haine" s'est moqué du retournement de gilet de Franck Dubosc, mais a aussi pris la défense d'Emmanuel Macron face à Philippe Poutou. 

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