Côte de bœuf nappée d'or : le festin bling-bling de Franck Ribéry n'est pas du goût de tout le monde

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FILET JAUNE – Le milieu français du Bayern Munich s’est offert une côte de bœuf un peu particulière, dorée à la feuille d'or, dans un restaurant de Dubaï.

Franck Ribéry était connu pour son sens de la provoc’ - ou son mauvais goût diront certains. Voilà un épisode qui risque d’aggraver son cas. Le milieu français du Bayern Munich et ancien Olympien vient en effet de publier une vidéo sur Instagram où l’on le voit, attablé, dans un restaurant à Dubaï, se faire servir une copieuse côte de bœuf. Pourquoi pas. Le hic, est que le morceau de viande est recouvert... d’or. 

Chères côtelettes

Franck Ribery a en effet profité d’une escapade à Dubaï pour aller s’attabler au restaurant Nusr-Et Dubaï. "Pas de meilleure façon de commencer l’année qu’une pincée de sel et une visite chez mon frère turc", a-t-il écrit. Son "frère turc", c'est "Salt Bae", de son vrai nom Nusret Gökçe, un boucher, qui a ouvert des restaurants et est devenu en quelques années une vraie star des réseaux sociaux. 

Et la vidéo est, il est vrai, surréaliste. On y voit ce Salt Bae, petites lunettes noires et catogan de la même couleur, le postérieur relevé et bougeant en rythme sur une musique de boîte de nuit, découper avec dextérité et de petits soubresauts la fameuse côte de bœuf trempée dans le l’or. Un show en soi. 

Visiblement très heureux, Franck Ribery a donc posté la scène jeudi.

Reste que le moment ne fait pas tout à fait l’unanimité chez les followers du footballeur. Si la vidéo a été vue 1, 2 million de fois depuis jeudi sur Instagram, les commentaires désespérés s’empilent sous le post. "Tout à fait honteux", "Au lieu d’étaler ton fric avec ton entrecôte en or, utilise le donc pour t'acheter des neurones", "il va ch... de l’or il est heureux", "Pauvre type ! J'espère que tu as ch.. des paillettes ! Inutile au possible la côte de bœuf, ok, mais l'or quel intérêt !", "quand il y en a plein qui crèvent de faim, ça me dégoûte", "dépenser autant d’argent pour une côte de bœuf alors qu’ici c’est la misère. Honteux !" 

Certains, mais très minoritaires, tentent de prendre sa défense : "Cela ne l’empêche pas de donner à des associations ! C'est toujours mieux de juger". "Ça achète des téléphones à 300 euros, des voitures, des baskets à 100 euros et après ça critique un joueur qui touche des millions". "Arrêtez les jaloux il fait ce qu’il veut avec son argent, vous en ferez peut-être autant les rageux. Même moi qui gagne 1.200 euros cela ne me choque pas."

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Un boucher qui accueille les plus grandes stars

Le buzz sert aussi bien le deuxième personnage de l’histoire, le fameux Salt Bae, qui a lui aussi posté la vidéo. Ce dernier s’entretient une jolie réputation sur les réseaux sociaux, en cultivant son style de découpe si... spectaculaire. Et notamment sa touche personnelle, la pincée de sel, qu’il dispense d’un geste précieux, du bout des doigts, le coudre rentré vers la poitrine, le petit doigt en l’air, à un bon mètre du morceau de viande. Le chef turc en a fait sa marque de fabrique, se faisant un plaisir de poster toutes ses prestations sur les réseaux sociaux. Et attire comme ça des clients renommés. Leonardo Di Caprio ou Gérard Depardieu sont ainsi passés chez lui. Dernièrement, on peut voir que Gianni Infantino, le boss de la Fifa, et le coéquipier de Ribéry au Bayern Munich, Robert Lewandowski, y ont eux aussi dégusté une pièce de viande. 

Il entretient aussi des liens bien particuliers avec les stars du ballon rond. Benzema, Beckham sont ainsi passés chez lui, comme le rappelait en juillet dernier le site Ohmygoal.

C'est par ses vidéos que ce boucher turc s'est fait connaître, en 2017, du grand public, notamment via une vidéo intitulée "Ottoman Steak", publiée initialement sur le compte Instagram de son restaurant. Elle avait été vue 10 millions de fois. Internet s'est enflammé pour sa manière quasi érotique de découper la viande et ce côté "boucher latin sexy", que l'homme cultive avec efficacité, n'hésitant pas à se comparer à Marlon Brando ou Al Pacino, version côte de boeuf. Ses restaurants à New York, Dubaï et Bali, bien sûr, ne désemplissent pas.

Alors certes, la viande semble tendre, et le moment, au prix qu'il est facturé, doit être agréable. Mais déjeuner chez le boucher star peut s'avérer, après coup, problématique. Il y a quelques mois, Nicolas Maduro, le président du Venezuela avait créé la polémique, en déjeunant dans un restaurant du célèbre boucher turc Salt Bae. Le moment avait été d'autant plus mal vu que le peuple vénézuélien souffre de pénuries alimentaires.

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