VIDÉO - "J’arrête tout, je n’en peux plus" : Lilian Renaud, vainqueur de "The Voice 4", raconte son burn out

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SEPT À HUIT – Après avoir gagné le télécrochet de tf1 en 2015, l'ancien fromager a disparu de la scène musicale, épuisé par la pression d'un star-système qui a été plus fort que lui. Il revient pour "Sept à Huit" sur cette période délicate de sa vie qu'il a aujourd'hui mis derrière lui.

Il n'avait jamais imaginé devenir célèbre. En 2015, Lilian Renaud, ancien fromager, gagne pourtant "The Voice". Mais sa victoire ne le porte pas, elle le noie. Alors il y a deux ans, l'ancien fromager décide de tout arrêter. "Je suis rentré chez mes parents. J'ai eu l'impression de ne pas assumer cette notoriété, c'était trop lourd à porter", raconte-t-il dans le portrait de la semaine de "Sept à Huit" diffusé dimanche 21 avril. "On peut parler de burn out oui", acquiesce-t-il.


Le jeune chanteur se souvient s'être "un peu senti perdu dès le début". Les rencontres avec sa nouvelle maison de disques se succèdent, la découverte de nouveaux métiers également. "Le problème c’est que je n’ai pas vraiment le temps de connaître les gens et de savoir exactement ce qu’ils font pour moi. Et ça, ça devient déjà compliqué pour moi", dit-il. 

Il grimace quand on lui parler de son premier single, "Promis juré", qu'on lui a imposé. "Je n'aime pas ce titre, pas du tout. Parce que je ne l’ai pas écrit, pas composé (...), ça ne me ressemble pas", lâche-t-il. Lilian Renaud partage son sentiment avec ses équipes mais n'est pas écouté. Alors, pourquoi être resté ? "Parce que je me dis que j'ai énormément de chance d'être ici. Tout le monde travaille dur autour de moi. J’ai un frangin qui est charpentier et qui travaille 70 heures par semaine. Je n’ai pas le droit de me plaindre", reconnaît-il. 

C'est quand on a les mains qui sentent la vache et qu'on est un peu terreux qu'on est dans la réalitéLilian Renaud

Comme il le pressentait, sa chanson est boudée par les radios mais pas par le public qui se montre présent pour le soutenir. Déclenchant chez lui "une espèce d'angoisse permanente". Lilian Renaud ne se reconnaît pas dans ce qu'il chante et se sent "nauséeux" avant chaque concert. "Le fait d'arriver devant les gens, tu as les jambes qui tremblent", se rappelle-t-il. Alors un jour, celui de la sortie de son deuxième album, il choisit de dire stop. "J'ai appelé ma manageuse et je lui ai dit : 'j'arrête tout, je n'en peux plus. Je ne me sens même pas la force de finir mes derniers concerts'".

Pendant deux ans, le jeune homme originaire du Doubs  s'offre un retour aux sources. "Les premiers mois je n’ai pas fait grand-chose, je n’avais pas la force de toute façon", dit-il. Puis il a retrouvé un "copain paysan" avec qui il a été traire. "C'est quand on a les mains qui sentent la vache et qu'on est un peu terreux qu'on est dans la réalité", sourit-il. Lilian Renaud retrouve peu à peu des couleurs jusqu'à reprendre sa guitare pour produire son propre album, loin des tumultes et des pressions des grandes maisons de disques. Sera-t-il capable cette fois-ci de gérer la notoriété ? "Je n'en sais rien mais aujourd'hui je suis content de mes chansons parce que c'est moi à 100% insiste-t-il". 

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