VIDÉO - La véritable histoire de Cornélia Rau, l’Australienne qui a inspiré Stateless

VIDÉO - La véritable histoire de Cornélia Rau, l’Australienne qui a inspiré Stateless
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NETFLIX - En 2005, l’Australie découvre l’histoire de Cornélia Rau, une Australienne enfermée 10 mois dans un camp de migrants. Quinze plus tard ,Cate Blanchett s'est inspirée de son histoire pour la série "Stateless".

En six épisodes, "Stateless" la nouvelle série Netflix produite et co-réalisée par Cate Blanchett, dresse le portrait de quatre personnages qui se retrouvent ; soit parce qu’ils y travaillent, soit parce qu’ils y sont enfermés, dans un camp de réfugiés en Australie. 

L’histoire de l’une d’entre eux, Sofie Wermer, interprétée par Yvonne Strahovski ("The Handmaid’s tale") comprend tous les scénarios les plus fous d’Hollywood. Une femme australienne, visiblement schizophrénique, poursuivie par une secte (ou du moins elle en est persuadée), qui se retrouve par une série de circonstances dans un camp de migrants dans son propre pays. 

Si le nom de Sofie Wermer est fictif, son histoire est pourtant largement inspirée d’un fait divers qui a secoué l’Australie en 2005. Une femme, Cornelia Rau, a passé 10 mois dans le camp de réfugiés de Baxter, avant que sa famille puisse l’identifier et la sortir de là.

Secte, maladie mentale et papiers d'identité perdus

Mais comment ? La jeune femme souffrait de schizophrénie et de bipolarité ; diagnostiquée après un séjour à Kenja, une secte de Sidney, six ans plus tôt. En octobre 2004, alors qu’elle est victime d’une crise, elle se retrouve perdue au bord de la route, sans papier et sans possibilité de se rappeler de son prénom, semblant ne plus pouvoir parler anglais. Le département australien de l’immigration finira par conclure qu’elle est arrivée illégalement sur le territoire et devra séjourner à Baxter, les politiques migratoires étant très strictes en Australie. 

Un journaliste du quotidien The Age rendra l’affaire publique et permettra à sa famille de l’identifier. L’histoire se conclut par une enquête sur les circonstances de l’incarcération de Cornélia Rau, des excuses publiques et, surtout, à une prise de conscience générale sur certaines détentions abusives et les conditions des réfugiés en Australie. 

Pas étonnant de voir l'australienne Cate Blanchett, elle-même ambassadrice au Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés, derrière l’adaptation "Stateless". 

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