VIDÉO - On a parlé Stéphane Bern, Guadeloupe et guerre des Miss avec Clémence Botino, Miss France 2020

VIDÉO - On a parlé Stéphane Bern, Guadeloupe et guerre des Miss avec Clémence Botino, Miss France 2020
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INTERVIEW - Deux jours après avoir été sacrée par le vote des téléspectateurs, la nouvelle reine de beauté des Français a fait une halte chez LCI dans le cadre de son marathon médiatique. L'occasion de l'interroger sur son amour du patrimoine, son caractère de "tête de mule" et son prochain retour sur son île natale.

Elle a dormi moins de deux heures dans la nuit de samedi à dimanche. Mais le sourire est toujours là. Avec sa chemise blanche, sa jupe crayon brillante et ses longs cheveux de jais, Clémence Botino a de faux airs de Meghan Markle dans la série "Suits". Miss France 2020 partage avec la duchesse de Cambridge un caractère vif et l'envie de donner la parole à ceux qu'on n'écoute plus. Celle qui apparaissait "un peu perdue" quelques minutes après son couronnement à Marseille deux jours plus tôt a retrouvé ses esprits.

De passage dans les locaux de TF1, où elle a été reçue dans le 13H de Jean-Pierre Pernaut avec Sylvie Tellier, la Guadeloupéenne de 22 ans s'est arrêtée devant notre caméra pour évoquer sa nouvelle vie. Ne manquant pas de rire de bon cœur à la formulation de nos questions.

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Depuis votre sacre samedi 14 décembre, vous vivez à un rythme effréné. Comment se déroulent ces premiers jours en tant que Miss France ?

Clémence Botino, Miss France 2020 : Pour l'instant, ça va. Je ne me sens pas nécessairement très fatiguée. J'arrive à enchaîner toutes les interviews, tous les shootings. Je m'attendais à pire parce que j'avais parlé un peu avec les Miss qui m'avaient dit qu'elles étaient très fatiguées les deux premiers jours. Mais pour le coup, tout se passe bien. Hier (dimanche 15 décembre, ndlr) le shooting sur le Vieux Port de Marseille, c'était magnifique. Dès que j'avais un peu froid et qu'il y avait un petit coup de vent, je me réorientais vers le Soleil et ça allait mieux.

"'Guadeloupe, terre de champions', ce n'est pas qu'un dicton", a souligné sur Instagram Ophély Mézino, Miss Guadeloupe l'an dernier qui a décroché l'écharpe de première dauphine de Miss Monde quelques heures avant votre élection samedi. Elle n'a pas tort.

Oui, ce n'est pas qu'un dicton.  On a eu souvent l'occasion de briller en sport, en musique, avec des artistes et c'est vrai que samedi, la Guadeloupe a brillé lors des concours de beauté. Je pense que le 14 décembre sera un jour férié car ça a marqué l'histoire de l'île, c'est sûr (elle sourit).

On vous a parlé samedi du fait qu'actuellement, Miss Univers, Miss Monde, Miss USA, Miss Teen USA, Miss America et Miss France sont des femmes noires. Ophély Mézino a écrit sur Instagram "représentation matters" ("la représentation, ça compte") avec un emoji d'un point levé. Vous sentez-vous investie d'un rôle particulier ?

Oui et non. Je pense que c'est important de souligner ça car il y a une vague autour de la communauté afro. Mais je ne me vois pas comme la Miss qui doit représenter une certaine catégorie de personnes, par rapport à la couleur ou autre chose. Je suis la Miss de toute la France et je ne ferai pas d'exception à ce niveau.

Sylvie Tellier vous a décrit comme "une boule d'énergie". Vous êtes du genre hyperactive ?

Pas hyperactive mais dynamique. En répétitions même quand j'étais très fatiguée, je me donnais à fond parce que je savais que si je le faisais là, le soir de Miss France ça allait être encore mieux.

Il paraît que vous êtes aussi une vraie tête de mule et que vous maniez l'autodérision comme personne, comme vous nous l'aviez dit dans nos portraits chinois.

Oui, j'ai beaucoup d'autodérision et de recul sur moi-même. C'est vrai que j'ai un petit côté têtu, je pense que mes parents pourraient vous en parler mieux que moi. Mais après on a tous nos petits défauts cachés, c'est normal.

On veut apprendre à connaître la Clémence derrière la Miss, même si vous avez rappelé samedi que vous alliez "gardez votre vie personnelle pour vous". Que pouvez-nous dire de votre noyau familial ?

Je suis très proche de ma famille. On est très soudés, on est un quatuor avec mes parents et mon frère. Je pense que j'ai beaucoup puisé ma force auprès de ça. Dès que j'avais un petit coup de blues, j'appelais mes parents. Je sais qu'ils ont cru en moi jusqu'au bout. Ils m'ont motivée, la famille c'est le plus important à mes yeux. Je suis l'aînée et mon petit frère a tendance à dire, quand on nous voit ensemble, qu'on est jumeaux. Maintenant que j'ai la couronne et l'écharpe, c'est un peu plus compliqué.

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Ce n'est pas parce qu'on vieillit qu'on devient inactif et qu'on n'a plus rien à dire dans la société- Clémence Botino souhaite redonner la parole aux personnes âgées

Vous martelez l'importance de préserver notre patrimoine. Vous ne seriez pas un peu la Stéphane Bern des Miss France ?

(Elle rit de bon cœur). Wow... C'est pas mal, c'est pas mal trouvé. Oui, pourquoi pas puisque j'ai la chance de faire de l'histoire, de travailler dans la culture. Je crois qu'il n'y a jamais eu de Miss qui a essayé de valoriser un peu tout ça. Cette année par exemple, on a eu de gros événements liés à la culture comme l'incendie de Notre-Dame de Paris. Je pense que ça a alerté un peu les consciences sur l'importance de protéger notre patrimoine. Si je peux le mettre en avant, je le ferai.

La cause que vous souhaitez défendre cette année, c'est la lutte contre l'isolement des personnes âgées ?

Ce n'est pas exactement l'isolement. Je pense plus au rapport entre les générations, essayer de mettre en avant le fait que les personnes âgées ont encore des choses à partager. Ce n'est pas parce qu'on vieillit qu'on devient inactif et qu'on n'a plus rien à dire dans la société. Il existe beaucoup d'associations qui luttent contre l'isolement des personnes âgées mais pas qui essaient de leur donner la parole. C'est là toute la nuance et je pense que j'irai creuser à ce niveau.

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Je pense que je vais rentrer en Guadeloupe début janvier- Clémence Botino, Miss Guadeloupe

On a beaucoup parlé de mauvaise camaraderie et de recadrage de certaines candidates cette année. Votre promo, c'était "Game of Miss" ?

Franchement non, pas du tout. Alors soit j'étais vraiment dans ma bulle et je n'ai rien vu, soit... Vous imaginez, 30 filles ensemble toute la journée. Effectivement, on a les réseaux sociaux donc on n'est pas aveugles, on voit ce qui se passe. Certaines arrivent à prendre du recul sur ce qui s'y dit. D'autres n'y arrivent pas, sont complètement dépendantes et accrochées à leur téléphone. Et forcément, ça crée des tensions. Mais bon, moi j'ai gardé le sourire et je suis restée de bonne humeur jusqu'au bout. Je ne voulais pas gâcher mon aventure. Vous imaginez ? Vous n'allez pas vivre Miss France deux fois. Donc ça ne sert à rien de s'accabler de petits soucis de femmes.

Votre message à la Guadeloupe, c'est un peu "I'll be back" comme Terminator, le héros de votre film culte. Mais ce sera quand ?

Très prochainement. Je pense que je vais rentrer début janvier. Sylvie Tellier se chargera de vous donner les dates !

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