VIDÉO - Trump, "Suits" et réseaux sociaux : la drôle d'interview de Barack Obama par le prince Harry

VIS MA VIE DE JOURNALISTE - Le futur marié s'est glissé dans la peau d'un animateur radio pour BBC Radio 4 à l'occasion des fêtes de fin d'année. Il a passé sur le grill l'ancien président américain, rare depuis la fin de son mandat en janvier. L'entretien, enregistré en septembre à Toronto lors des Invictus Games, a été diffusé mercredi 27 décembre au Royaume-Uni. LCI l'a écouté pour vous.

Il a pris les manettes de "Today", l'une des matinales radio les plus écoutées du Royaume-Uni. Un travail "sur plusieurs mois" qui a permis au prince Harry de travailler sur des "thématiques qui lui tiennent à coeur, comme les Forces armées, la préservation de la faune et la santé mentale", selon Kensington Palace. Parmi les sujets diffusés mercredi 27 décembre au matin sur BBC Radio 4, une interview de son père Charles et une autre du PDG de la société DeepMind, spécialisée dans l'intelligence artificielle. Mais l'entretien attendu par tous, à grand renfort de teasing par la BBC, était celui mené par le futur marié face à Barack Obama.

Une discussion entre deux bons copains

Plutôt rare dans les médias depuis qu'il a cédé les clés de la Maison-Blanche à Donald Trump, l'ancien président américain a répondu aux questions du prince Harry en septembre dernier à Toronto, où se tenaient les Invictus Games. "Est-ce qu'il faut que je parle plus vite ? Parce que je parle lentement. Est-ce que je dois prendre un accent britannique ? C'est fun. Je peux vous interviewer si vous voulez", lance Barack Obama au petit-fils de la reine Elizabeth dans une courte séquence vidéo diffusée mardi soir sur Twitter.

Les micros s'allument et c'est parti pour presque 40 minutes d'interview. Si Barack Obama a changé ses habitudes quotidiennes - "je me lève plus tard et c'est super de pouvoir contrôler ses journées" - son objectif reste le même : "Faire en sorte que les Etats-Unis soient un endroit où les enfants ont une éducation décente, où les gens qui veulent travailler dur puissent trouver un emploi, faire en sorte de conserver les ressources de notre planète". "Même si j n’ai pas les mêmes outils que quand j’étais président, je m’appuie plus sur la persuasion que sur la législation", dit-il. "Eviter les embouteillages" lui manque un peu, "son équipe et l'intensité du travail" lui manquent beaucoup. 

Lors de l'investiture de Donald Trump, la première chose qui m'a traversé l'esprit, c'était à quel point j'étais reconnaissant qu'elle ait été ma partenaire à travers tout ce processusL'hommage de Barack Obama à sa femme Michelle

Il rend hommage à sa femme Michelle - "vous la connaissez très bien", lance-t-il au prince Harry - "spectaculaire, drôle, chaleureuse", qui a embrassé la politique "en grande partie pour [lui]". "Lors de l'investiture de Donald Trump, la première chose qui m'a traversé l'esprit, c'était à quel point j'étais reconnaissant qu'elle ait été ma partenaire à travers tout ce processus". Ce 20 janvier 2017 a également été marqué par "plus de sérénité que ce qu'il attendait". Quitter ses fonctions de président n'a pas été "un soulagement", terme qu'emploie le prince Harry. "Je crois qu’il y avait le sentiment d’avoir couru une bonne course", explique Barack Obama, détaillant la métaphore qu'il utilise pour les présidences. "C’est comme si tu étais un coureur de relais. Tu prends la bâton de tes prédécesseurs, certains qui ont été héroîques, d’autres se sont ratés", poursuit-il. Un bâton qu'il compte bien passer en "formant les leaders de demain".

Il met d'ailleurs la jeune génération en garde contre l'utilisation des réseaux sociaux. "L'un des dangers d'Internet, c'est que les gens peuvent avoir des réalités complètement différentes. Ils peuvent être enfermés dans un cocon d'informations qui renforce leur point de vue actuel (...).La question est de savoir comment maîtriser cette technologie d'une manière qui permette des voix multiples, des points de vue différents mais n'entraîne pas à une Balkanisation de la société, et permettre de trouver un socle commun".

Caleçon ou slip ?

L'interview se clôt de manière beaucoup plus bon enfant avec des questions plus personnelles, auxquelles l'ancien président doit répondre au tac au tac. Caleçon ou slip ? "Désolé, je ne réponds pas à cette question". LeBron James ou Michael Jordan ? "Jordan, même si j'adore LeBron. Mais je suis un mec de Chicago". Aretha Franklin ou Tina Turner ? "Aretha est la meilleure". Harry ou William ? "William à cet instant précis". Barack Obama préfère "Suits, évidemment" à la série "The Good Wife", ce qui lui vaut un "Bien, très bonne réponse" du prince Harry qui épousera le 19 mai Meghan Markle, Rachel Zane dans "Suits" pendant 7 saisons.

De là à voir Barack Obama débarquer aux noces, prévues au château de Windsor ? "Je ne sais pas", a répondu le prince Harry sur BBC Radio 4. "Nous n'avons pas encore fait la liste des invités, alors qui sait qui sera invité ou pas? Je ne voudrais pas gâcher la surprise", a-t-il poursuivi. The Sun rapportait mardi les inquiétudes que faisaient naître la possible venue du couple Obama au sein du gouvernement britannique. "Donald Trump pourrait mal réagir si les Obama reçoivent ont un mariage royal avant qu'il ait eu une chance de rencontrer la reine", a indiqué une source gouvernementale au tabloïd. Quand on sait l'amour que Meghan Markle porte à son actuel président, on l'imagine mal parmi les happy few.

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Prince Harry et Meghan Markle, le mariage de l’année

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