VIDÉOS - Kaaris, Benzema et fumis... le concert XXL de Booba à la Paris La Défense Arena

VIDÉOS - Kaaris, Benzema et fumis... le concert XXL de Booba à la Paris La Défense Arena

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RETOUR - Oublié les salles d'audience. Le rappeur du 9-2 a rempli les 32.000 places de la Paris La Défense Arena, vendredi soir, pour son premier concert depuis la rixe avec Kaaris dans les couloirs de l'aéroport d'Orly.

"Merci d'être venus nombreux, vous ne m'avez pas lâché": après la bagarre et le procès, Booba n'a pas boudé son plaisir en retrouvant la scène et son public surchauffé, samedi soir à la Paris La Défense Arena de Nanterre, remplie de 32.000 fans. Avec une carlingue d'avion pour décor, le "boss" du rap français apparaît seul en scène, casquette sur les yeux, veste en cuir d'aviateur et carrure imposante. Dix écrans géants diffusent des images d'une ville en flammes. 

Devant lui, les fans reprennent déjà en chœur ses premiers titres, "3G", "Jour de paye".


Booba se promène sur la scène de la plus grande salle d'Europe, sourit, tape les mains des spectateurs pour le plus gros concert de sa carrière. Une image aux antipodes de celle montrée lors de sa retentissante bagarre avec Kaaris à Orly au coeur de l'été, qui lui a valu, comme à son rival, 18 mois de prison avec sursis et 50.000 euros d'amende. Celui-ci n'a d'ailleurs pas été épargné durant ce concert. 

Le rappeur de 41 ans, qui réside en Floride, avait fait monter la température avant le concert sur les réseaux sociaux avec des vidéos de ses répétitions et de séances de musculation. Pendant ce temps, celui qui a écoulé 300.000 exemplaires de son dernier album, "Trône", voyait son dernier single, "BB", se placer en tête des classements sur les plateformes de streaming.

Les mesures de sécurité étaient adaptées à la taille de l'évènement, dit de "jauge haute" par la préfecture des Hauts-de-Seine. Aucun heurt ni débordement n'a été constaté avant le concert aux abords de la Paris La Défense Arena, une salle habituellement dévolue aux matches de rugby du Racing 92, mais qui va bientôt aussi accueillir Paul McCartney, Mylène Farmer ou le rappeur Soprano.

Le natif de Boulogne-Billancourt, qui avait déjà été le premier rappeur à remplir, en solo, l'AccorHotels Arena en 2015, enchaîne les titres souvent auto-tunés qui dépassent rarement les trois minutes. Derrière lui, un DJ l'accompagne, juché dans le cockpit de l'avion.


Booba invite une fan à monter sur scène, avant que le rappeur Dosseh n'apparaisse pour leur duo "Infréquentable". Après quoi, les deux rappeurs lancent un message de soutien à Adama Traoré. Booba, plus de 20 ans de carrière, entame ensuite un medley de ses premiers hits. A sa gauche, dans la fosse, on craque un fumigène. D'autres suivront. La sécurité appréciera. 

Derrière, sur les écrans apparaissent les images animées de son sulfureux clip "Gotham" dans lequel, déguisé en Batman, il décapite les têtes de ses "bad guys" à lui Kaaris, La Fouine, Rohff. Eux aussi apprécieront.


Au bout d'une heure et demie, Booba, qui n'a quasiment pas lâché sa bouteille de whisky, est rejoint par les rappeurs Gato da Bato et Niska, et quelques amis dont son compositeur Dany Synthé et un certain... Karim Benzema. L'ex-attaquant de l'équipe de France lui rend ainsi le soutien que lui porte "le duc de Boulbi", jamais avare d'une petite punchline quand il s'agit de défendre l'ancien enfant terrible du foot français. 

L'ambiance monte d'un cran, on s'accroche un peu dans le public. Booba intervient en riant: "Allez, on se ressaisit. C'est le charme des voyous".


Il ponctue au bout de 2H20 son show en disparaissant torse nu derrière un écran de fumée, le poing levé, avec ces derniers mots: "La piraterie n'est jamais finie". En guise de mutinerie, ses fans peuvent dès lors envahir la scène.

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