Woody Allen boycotté : les éditeurs américains refusent de publier ses mémoires

Woody Allen boycotté : les éditeurs américains refusent de publier ses mémoires

MAUVAISE PASSE – Nouveau coup dur pour Woody Allen. Après la rupture de son contrat avec Amazon Studios, le "New York Times" révèle que ses mémoires ont été rejetées par quatre grandes maisons d’édition américaines, effrayées par les accusations de sa fille adoptive Dylan Farrow.

Woody Allen retravaillera-t-il un jour en Amérique ? Alors qu’il prépare le tournage d’un nouveau film en Espagne, le cinéaste âgé de 83 ans semble de plus en plus isolé dans son pays. Dans son édition datée du 2 mai, le New York Times révèle en effet qu’un agent a tenté, fin 2018, de vendre un projet de mémoires à quatre grandes maisons d’édition qui l’ont toutes refusé.

En off, des représentants de ces dernières expliquent avoir décliné l’offre en raison de la mauvaise publicité qui entoure Woody Allen depuis que sa fille adoptive, Dylan Farrow, a réitéré, dans une interview accordée à la chaîne CBS le 17 janvier 2018, des accusations d’attouchements sexuels à l’encontre du cinéaste lorsqu’elle avait 7 ans, en 1993.

Une collaboration potentiellement "toxique"

A l’époque, Woody Allen avait été blanchi par la justice à la suite d'un procès très médiatisé. Depuis, Dylan et sa mère, la comédienne Mia Farrow, ont toujours maintenu leur accusations, les propos de la jeune femme, aujourd’hui âgée de 33 ans, trouvant un écho nouveau à la faveur du mouvement #MeToo, né après les révélations de l’affaire Weinstein. Depuis, de nombreux comédiens de premier plan se sont désolidarisés du cinéaste.

Lire aussi

Dans le New York Times, un éditeur anonyme juge "toxique" la perspective de travailler avec Woody Allen dans l’environnement actuel. Reconnaissant l’impact culturel de l’auteur de "Manhattan" et "Annie Hall", il estime que le "risque commercial" de publier ses mémoires serait trop important.

Une prudence qui fait écho à la décision de la direction d’Amazon Studios de mettre un terme au contrat qui le liait au cinéaste. Lequel a lancé une action en justice, début février, réclamant la bagatelle de 68 millions à la filiale du géant numérique. Déjà tourné, "A Rainy Day In New York", premier des quatre films prévus par l’accord initial, n’est jamais sorti aux Etats-Unis.

En France, la société Mars Films, qui distribue les films de Woody Allen depuis plusieurs années jusqu'au dernier en date, "Wonder Wheel" (2017), chercherait à en acquérir les droits en vue d’une sortie à l’automne prochain. Un éditeur hexagonal pourrait-il voler, de la même manière, au secours des mémoires du cinéaste ?  

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - Covid-19 : près de 25.000 hospitalisations, 196 décès en 24 heures

Départ de Donald Trump : nos images de la Maison-Blanche désertée

Dérogations au couvre-feu national : qui est autorisé à circuler après 18h ?

EN DIRECT - "Muslim Ban", accord de Paris, plan pour l'économie : Biden prépare des premiers jours explosifs

Neige-verglas : plus que 16 départements en vigilance orange

Lire et commenter