A la COP25, des parents du monde entier interpellent les dirigeants politiques

A la COP25, des parents du monde entier interpellent les dirigeants politiques
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CRI DU CŒUR - En ce quatrième jour de COP25, des parents originaires du monde entier ont demandé aux dirigeants politiques d’agir au nom de leurs enfants.

"Nous ne pouvons pas accepter de remettre un tel monde à nos enfants." Dans une déclaration, 222 organisations de parents originaire de 27 pays différents ont ciblé directement les dirigeants politiques au quatrième jour de la COP25, jeudi 5 décembre. Ils les ont sommés d’être "de véritables héros" dans la lutte contre le changement climatique et ont exigé "des mesures ambitieuses" maintenant que "des millions d’enfants ont ouvert la voie avec les grèves scolaires". 

Depuis l’encouragement de Greta Thunberg à se mobiliser, des enfants et adolescents ont séché l’école et défilé tous les vendredis afin de réclamer des mesures politiques concrètes en faveur de la protection de l’environnement.

Après les enfants, les parents reprennent la lutte

C’est un énième appel après celui des jeunes sortis dans la rue et des scientifiques qui, dans leurs rapports, alertent depuis des années sur le danger que l’on court avec la hausse des émissions de gaz à effet de serre. Lundi 2 décembre, à l’ouverture de la COP25, le président autrichien Alexander Van der Bellen a lui aussi revendiqué sa qualité de parent pour retenir l’attention : "Vous décidez pour votre pays. Et vous avez probablement des enfants, des petits-enfants que vous aimez. Pensez à eux quand vous prenez des décisions pour votre pays." 

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Le président du Costa Rica, lui, a également évoqué son enfant de 6 ans. "Si nous ne sommes pas assez courageux pour prendre des mesures pendant ces deux semaines, nous ne laisserons pas seulement tomber mon enfant mais aussi l’Humanité (…) et les générations à venir", a déclaré Carlos Alvarado. Mercredi 4 décembre, la jeune génération, représentée par une douzaine de membres du mouvement "Fridays for Future", a comme répondu aux chefs d’Etat, martelant à la tribune : "Nous méritons un avenir".  

Depuis le lancement des discussions, se succèdent au pupitre dirigeants, ONG et jeunes militants environnementaux. Ce sommet doit principalement préparer le terrain du prochain, qui se tiendra à Glasgow, et où les 196 pays signataires de l’Accord de Paris devront revoir à la hausse leurs ambitions climatiques. Aucune avancée importante ne devrait a priori en sortir, à moins que les pays se mettent d’accord sur l’instauration d’échanges du marché carbone.

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