#ActForTheAmazon : de Bombay à Rio, manifestations dans le monde entier pour sauver l’Amazonie en flammes

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"ACT FOR THE AMAZON" - Répondant à l'appel du mouvement de Greta Thunberg "Fridays for Future", des milliers de personnes à travers le monde - dont plusieurs centaines à Paris - se sont rassemblées devant les ambassades du Brésil vendredi 23 août. Le mouvement a été suivi de Bombay à Rio. D'autres rassemblements sont à nouveau prévus ce samedi 24 août à Varsovie et Lisbonne, mais aussi lundi 26 à Bruxelles.

Ce sont eux qui ont donné l’alerte sur Twitter en début de semaine. Ce sont aussi eux qui sont descendus dans les rues de leurs villes vendredi 23 août, répondant à l’appel du mouvement de Greta Thunberg "Fridays for Future", afin d’exprimer leur solidarité avec l’Amazonie en flammes. Car après le hashtag "Pray for Amazonia", il est l’heure pour les dirigeants politiques de rendre des comptes, demandent notamment les citoyens sur Twitter avec le mot d’ordre "Act for the Amazon". Et la mobilisation générale a commencé à Bombay, fuseau horaire oblige, où les manifestants, réunis devant l'ambassade et le consulat du Brésil, ont prié de concert pour l’Amazonie. 

Des manifestants à la fois solidaires et indignés

Partout en Europe, dans l’après-midi, des personnes se sont réunies devant les ambassades du Brésil pour exprimer à la fois leur colère face à l’inaction politique et leur soutien envers la plus grande forêt du Monde en péril. À Londres, les personnes réunies devant l’ambassade brésilienne ont arboré des panneaux "Arrêtez la destruction maintenant" ou encore "Sauvez notre planète", tenus à distance par les policiers. Comme il l'a confirmé à UOL Noticias, le ministère brésilien des relations extérieures avait renforcé pour l’occasion la sécurité devant ses ambassades.

D’autres villes européennes ont vu des mobilisations se créer, comme à Barcelone ou à Amsterdam. Dans la capitale néerlandaise, les militants de "Fridays for Future" ont organisé pendant une dizaine de minutes un "die-in", couchés au sol. À Paris, à l’initiative de plusieurs associations environnementales, des centaines de personnes, 600 selon le mouvement Alternatiba, se sont retrouvées dans le calme devant l’ambassade du Brésil.

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En Amérique latine, des rassemblements ont également été organisés, parfois à la tombée de la nuit. À Bogota, l’on pouvait lire des slogans tels que "Nous sommes tous l’Amazonie" sur les pancartes. À Sao Paulo, l'une des villes qui a vu son ciel s’assombrir par les fumées provenant de la forêt amazonienne, ils étaient des milliers dans les rues. Un rassemblement initié par Rebellion et "Friday for Future", avec des chants et slogans hostiles au président brésilien, tels que "Amazonie reste, Bolsonaro va-t-en !". 

À Rio, deux mille personnes, dont des membres de la communauté indienne, se sont rassemblées sur une place du centre de la ville vendredi soir. D'autres rassemblements pour dénoncer la politique de Bolsonaro ont eu lieu au Brésil, à Salvador ou à Bahia, a relaté le quotidien Estadao.  Des mobilisations sont à nouveau prévues ce samedi 24 août à Varsovie et Lisbonne, mais aussi lundi 26 à Bruxelles.

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