Après trois mois de répit, l'air de Paris est de nouveau pollué

Après trois mois de répit, l'air de Paris est de nouveau pollué
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POLLUTION - Après une baisse liée au confinement, les rejets de particules fines et les émissions de CO2 sont repartis à la hausse dans la capitale, selon Airparif.

Depuis le 11 mai, la vie a peu à peu repris son cours dans le pays et dans la capitale, c'est aussi la pollution qui est repartie de plus belle. Voilà ce que constate Airparif, organisme chargé d'évaluer la qualité de l'air parisien, dans son bilan du 10 juin fondé sur les trois premières semaines de déconfinement : "Sur la période du 11 au 31 mai, la reprise progressive des activités, et particulièrement du trafic, a conduit à une remontée des quantités de polluants rejetés dans l’atmosphère (émissions) pour les oxydes d’azote (NOx) et les particules (PM10 et PM2.5) à des niveaux équivalents à 80% des émissions observées avant le confinement (et jusqu’à 90% pour le boulevard périphérique)". L'organisme note qu'il en va de même pour les émissions de CO2, qui connaissent "une augmentation jusqu’à 80% des niveaux habituels". 

La principale cause de cette hausse réside dans le trafic routier, principale source de pollution en Ile-de-France, qui a repris à Paris mais qui a été compensé jusqu'ici par des moyens de mobilité alternatifs tels que le vélo, et plus largement sur le périphérique parisien, "axe majeur de déplacement dans la région". "Le retour à la normale est donc graduel, avec une intensité variable suivant les polluants", indique Airparif. "Mais d’ores et déjà les niveaux de pollution se rapprochent des conditions habituelles en Île-de-France à cette période de l’année". 

Pendant le confinement, la qualité de l'air s'était considérablement améliorée à Paris et dans toute la région Ile-de-France, en particulier pour les concentrations de dioxyde d'azote (gaz issu de la combustion) et les émissions de CO2 qui, elles, avaient chuté de 33 %. Et cette embellie avait pu se constater seulement une semaine après la mise en place des mesures de confinement, signe que l'arrêt brutal du trafic automobile et le ralentissement de la production industrielle ont un impact quasi instantané sur la qualité de l'air. L'activité agricole ne s'était cependant pas interrompue avec la poursuite de l'épandage des champs. 

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