Le Kenya ravagé par des inondations, au moins 132 morts en deux mois

Le Kenya ravagé par des inondations, au moins 132 morts en deux mois
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CATASTROPHE - Depuis le mois d’octobre, le Kenya subit de graves inondations et des coulées de boue. Et le bilan humain est lourd : au moins 132 personnes ont été tuées et 17.000 ont été déplacées.

Ce sont de véritables pluies torrentielles qui s’abattent sur le Kenya depuis maintenant deux mois. Les inondations provoquées par celles-ci ont des conséquences dramatiques : 132 personnes sont mortes jusqu’à présent et 17.000 ont été déplacées. 

"Pour le troisième mois consécutif, le pays continue de connaître des pluies abondantes sans précédent qui ont déclenché des inondations, des coulées de boue et d’autres calamités liées aux intempéries", a déploré Cyrus Oguna, porte-parole du gouvernement, en s’adressant à la presse mardi 3 décembre.

Accès difficile pour les secours

Les pluies touchent encore aujourd’hui 32 comtés du pays et ne devraient pas cesser avant la fin décembre, selon le porte-parole. Des mesures ont été prises par les autorités kenyanes, notamment en collaboration avec la Croix-Rouge et le Programme alimentaire mondial, pour ravitailler les populations affectées mais l’accès à certaines zones est devenu difficile pour les secours, des ponts ayant été emportés par les inondations. "Nous émettons un avertissement pour que les personnes vivant dans les régions à risque élevé (…) se déplacent vers des régions plus sûres", a avancé Cyrus Oguna.

Toute la région touchée par les pluies

C’est toute l’Afrique de l’Est qui est actuellement en proie à des intempéries, les plus fortes depuis des décennies : en Somalie, des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées et au Soudan du Sud, des villes se sont trouvées sous l’eau, affectant un million de personnes, selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés. Si la chose est courante dans la région, elle est cette fois aggravée par la présence d’un "dipôle positif" dans l’océan Indien. Ce phénomène, bien connu des scientifiques, consiste en une hausse ou une baisse de la température de l’eau en surface. Actuellement, les eaux bordant l’Afrique de l’Est sont bien plus chaudes que la normale, provoquant une évaporation et des pluies diluviennes. 

D’après le FEWS Net, le Famine Early Warning Systems Network, le Kenya et la Somalie devraient abaisser leur seuil d’alerte de 3 à 2 (sur une échelle de 5) en matière de sécurité alimentaire, passant d’une situation de "crise" à une situation "tendue". 

A l’inverse, l’Afrique australe connaît sa pire sécheresse depuis trente-cinq ans, qui décime les cultures et tue le bétail en Afrique du Sud ou en Zambie. 

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