"Brûlons le capitalisme, pas le pétrole" : des blocages d'enseignes dans plusieurs villes de France pour le Black Friday

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Black Friday, les promos made in USA qui font polémique

ACTION COUP DE POING - En ce vendredi de Black Friday, journée de soldes et d'offres promotionnelles en provenance des Etats-Unis, des actions de blocage, de centres commerciaux notamment, se déroulent un peu partout en France. Au-delà, en Europe et en Asie, des dizaines de milliers de manifestants se sont mobilisés.

Les militants de Youth for Climate France avaient prévenu : ce jour de Black Friday ne se déroulera pas normalement. C'est dans plusieurs villes de France que ces derniers entreprennent des actions de blocage de plusieurs sites. À Paris, l'immense centre commercial des 4 Temps situé à La Défense a été visé à la dernière minute par une cinquantaine de jeunes écologistes de Youth for Climate et d'Extinction Rébellion (XR). 

Initialement, les Galeries Lafayette étaient dans le collimateur des manifestants mais qui, face à la présence policière, ont dû reculer. "Brûlons le capitalisme, pas le pétrole", pouvait-on lire sur une pancarte brandie par le groupe.

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À Lyon, des militants d'Attac, de Youth for Climate ou encore de XR ont décidé de bloquer l'entrepôt d'Amazon de Saint-Priest. Leur évacuation, au bout de deux heures, a été particulièrement tendue. Sur une vidéo diffusée par Lyon Climat sur Twitter, on distingue notamment un policier gifler un manifestant. 

Le site Amazon de Douai a lui aussi été bloqué par une quarantaine de manifestants d'ANV COP2 Lille, vêtus de gilets jaunes ou orange et arborant des banderoles telles que "Amazon détruit les emplois et le climat", "Block Friday". Les Galeries Lafayette de Rennes ont été quant à elles empêchées d'ouverture par des militants de plusieurs horizons : XR, Resistance Écologiste Rennes mais aussi des Gilets jaunes ont été aperçus participant à l'action. Les actions de désobéissance civile prévues ce jour ont dépassé le simple blocage de magasins. À Saint-Etienne par exemple, quelques militants d'Alterniba ont lancé dans la matinée une opération "die-in" devant deux enseignes, le Bonobo et le Burger King. 

Mais des marches plus classiques se  sont déroulées, comme dans le Sud, à Bayonne, où de jeunes écologistes sont une nouvelle fois sortis dans la rues, munis de leurs pancartes et scandant leurs slogans.

Une mobilisation pour le climat qui dépasse les frontières

En cette quatrième grève internationale pour le climat, la Suédoise Greta Thunberg, l'Allemande Luisa Neubauer et la professeure américaine Angela Valenzuela ont publié une tribune expliquant les raisons de cette mobilisation. "Pour tout changer, nous avons besoin de tout le monde. Chacun d'entre nous doit participer au mouvement de résistance pour le climat. Nous ne pouvons pas simplement dire que nous sommes préoccupés, nous devons le montrer."

Partout dans le monde, de nombreuses manifestations ont eu lieu également. C'est l’Australie qui a marqué le coup d'envoi de cette journée, avec des centaines de jeunes qui ont séché l'école pour arpenter les rues de Sydney et de Melbourne. À Tokyo, des manifestants ont défilé dans le quartier commercial de Shinjuku et à Delhi, une cinquantaine de jeunes se sont réunis pour afficher leur soutien à la lutte contre le changement climatique. 

Décalage horaire oblige, l'Europe a ensuite pris le relais de la contestation. En Allemagne, quelque 630.000 personnes ont manifesté dans plus de 500 villes, d'après le mouvement Fridays for Future. Ils étaient 1 700 à manifester dans les rues de Madrid, capitale espagnole qui accueille dès lundi prochain la prochaine réunion mondiale sur le climat, la COP25. 

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