Youth for Climate quitte les cortèges pour l'action non violente : à quoi s'attendre vendredi pour le "Block Friday" ?

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Black Friday, les promos made in USA qui font polémique

MANIFESTATION - Ce vendredi 29 novembre sonne le glas des soldes et des promotions en tout genre avec le "Black Friday" mais aussi celui d’une nouvelle journée de grève mondiale pour le climat. L’occasion pour les militants écologistes de Youth for Climate de protester contre la surconsommation, véritable fléau environnemental, et de donner une nouvelle direction à leur mouvement qui voit ses marches faiblir en France.

Nouvelle stratégie pour le mouvement Youth for Climate France ? Ce qui ressortait déjà à l'issue de son congrès à Grenoble il y a trois semaines semble aujourd'hui se mettre en pratique : les jeunes militants écologistes durcissent le ton et abandonnent la voie de la marche, jusqu'ici privilégiée. 

À l'occasion de la quatrième journée de grève mondiale des jeunes pour le climat ce vendredi, ces derniers ont choisi d'opter pour une méthode bien différente : celle de la désobéissance civile, mode d'action en plein essor en France depuis le début de l’année avec l’émergence du mouvement Extinction Rébellion. Car marcher ne suffit plus à mobiliser autour de la question environnementale. Et cela, les membres de Youth for Climate l’ont bien saisi. Il faut dire que les chiffres parlent d’eux-mêmes : le 15 mars, 200.000 jeunes Français sortaient dans la rue pour la première fois en guise de protestation contre l’inaction politique. Deux mois plus tard, ils n’étaient plus que 50.000 à se rassembler.

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"Climate Friday" ou "Block Friday" : dorénavant, à chacun son mot d’ordre pour faire entendre sa voix ce jour de grève générale et de "Black Friday", vendredi de soldes et rabais importants des commerçants. "Il y a des groupes locaux qui font des marches parce qu’ils n’ont pas les moyens de bloquer ou bien parce qu’ils ne cautionnent pas forcément la méthode - chaque groupe est indépendant", avance Marin, membre de Youth for Climate France à Lyon.  

Si certaines villes restent dans la tradition en privilégiant les marches classiques - c’est le cas de Tour, Brest, Pau ou Chartres - d’autres optent pour des actions directes et plus saisissantes. Le blocage d’un "lieu emblématique de la surproduction, de la surconsommation et du capitalisme" doit avoir lieu à Paris, ainsi qu’à Montpellier ou à Angers, avec le concours d’Extinction Rébellion. 

"Être véritablement efficace"

À Périgueux, un die-in - action pratiquée depuis des années par des manifestants écologistes ou anti-spécistes consistant à simuler la mort - est prévu devant la préfecture. Des villes optent quant à elles pour une conjugaison des marches et des blocages, comme à Perpignan, à Toulouse ou encore à Grenoble. Et puisque gagner en efficacité suppose parfois de s’allier, à Lyon, les mouvements Attac, Extinction Rébellion, Youth for Climate et ANC COP21 ont ainsi décidé de mener une action conjointe.  

"Le but de cette journée est moins de faire une mobilisation de masse que d’être véritablement efficace", confie Marin. "Nous avions prévenu que c’était notre dernier avertissement le 20 septembre, dernière date de grève mondiale, et nous passons maintenant à l’action. Nous voulons empêcher cette journée de se dérouler normalement." Reste qu'il faut encore réussir à se faire entendre. De fait, malgré des actions parfois spectaculaires, les militants d'Extinction Rébellion n'ont pour l'heure pas obtenu grand-chose des gouvernements qu'ils interpellent...

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