CARTE - Sécheresse et restrictions d'eau : quels sont les 67 départements en état d'alerte ou de crise ?

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MÉTÉO - Des mesures de restrictions d'eau ont été prises dans 67 départements, qui comportent au moins une zone en alerte sécheresse. Parmi eux, certains sont en partie en état de crise et seuls les usages prioritaires y sont autorisés. Découvrez la carte des zones concernées.

La France a soif, très soif. Des mesures de restrictions d'eau sont désormais prises dans 67 départements, selon le site gouvernemental Propluvia, ce jeudi 18 juillet. Parmi eux, plusieurs comportent des zones en état de crise, où des mesures plus drastiques ont été instaurées. 


La carte des zones concernées est consultable sur Propluvia

Quelles sont les mesures prises ?

Les zones en jaune sont en "alerte" et implique une réduction des prélèvements à des fins agricoles inférieure à 50%, ou une interdiction jusqu'à 3 jours par semaine, ainsi que des mesures d'interdiction de manœuvre de vanne, d'activité nautique, et d'interdiction à certaines heures d'arroser les jardins, les espaces verts, ou encore de laver sa voiture. 


Les zones en orange sont en "alerte renforcée" : la réduction des prélèvements à des fins agricoles y est supérieure ou égale à 50%, ou interdite au moins 3,5 jours par semaine, tandis que les limitations des prélèvements pour l'arrosage des jardins, les espaces verts, ou le lavage des voitures sont plus fortes, voire totale. 


Dans les zones en rouge, en état de "crise", tous les prélèvements non prioritaires, y compris à des fins agricoles, sont arrêtés, et seuls les prélèvements permettant d'assurer l'exercice des usages prioritaires sont autorisés (santé, sécurité civile, eau potable, salubrité), décrit Propluvia.

D'où vient cette sécheresse ?

D'où provient cette sécheresse ? Celle-ci, explique le site, "survient lorsque la quantité de pluie est nettement inférieure aux normales saisonnières et cela, sur une assez longue période". Quand ce manque de précipitations intervient en hiver ou au printemps, "il empêche le bon remplissage des nappes phréatiques", ce qui est le cas cette année. En raison de "précipitations faibles et parfois tardives durant l’automne et l’hiver", 60% des nappes phréatiques avaient en effet un niveau modérément bas début juin, a expliqué le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM).


Les températures élevées accentuent enfin la sécheresse en provoquant "un assèchement des sols et l’évaporation plus importante de l’eau disponible", poursuit Propluvia. En fonction de la situation au niveau local, ce sont les préfets qui décident de mettre en place les différents niveaux d'alertes ou de crise. 

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