Convention citoyenne pour le climat : Macron reporte le débat des 110 km/h sur autoroute

Convention citoyenne pour le climat : Macron reporte le débat des 110 km/h sur autoroute
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ÉCOLOGIE - Le président de la République Emmanuel Macron a retenu 146 des 149 propositions de la Convention citoyenne pour le climat. Parmi elles ne figure pas l'abaissement de la vitesse à 110 km/h sur autoroute.

Dans les jardins de l'Elysée, quelques heures après la vague verte aux élections municipales, le président de la République Emmanuel Macron a reçu les 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat. Parmi les 149 propositions qui lui étaient formulées, 146 ont été retenues. Celle abaissant la vitesse sur autoroute à 110 km/h a, elle, été écartée par le chef de l'État. "Il faut reporter le débat sur les 100 km/h", a déclaré Emmanuel Macron sous les applaudissements des membres de la Convention. 

"Jamais la transition écologique ne doit se faire au détriment des communes et des régions les plus enclavées", a justifié le chef de l'État, accompagné par le Premier ministre Édouard Philippe, tout juste réélu au Havre, et de la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne. "C'est pour cela qu'il faut reporter ce débat. Croyez-moi, je formule cette proposition en spécialiste", a-t-il souri, allusion à la mesure prise il y a deux ans d'abaisser à 80km/h la vitesse sur les routes secondaires, qui avait déclenché en partie la crise des Gilets jaunes. "J'ai présenté beaucoup de grands plans très ambitieux avec beaucoup de choses formidables qui ont parfois été résumés à une mesure ou une petite phrase. Ce serait profondément injuste que tout votre travail soit résumé à cette proposition."

"Je ne voudrais pas que des mois de travail s'abîment dans une polémique"

Si Emmanuel Macron dit "comprendre l'objectif" d'une vitesse maximale de 110 km/h sur les grands axes, il assure que pour que cela fonctionne, "il ne faut pas stigmatiser les gens" ni "les diviser". Si cette mesure était mise en place, "nos concitoyens qui sont dans les territoires les plus enclavés, qui parfois mettent 45 minutes ou 1 heure en utilisant les grands axes pour aller travailler ou voir leur famille vont dire : 'ok, il n'y a pas de place pour moi dans leur projet qui est urbain, je n'existe pas'". Mais "ce n'est pas la réponse que nous voulons apporter", assure le chef de l'État.

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Emmanuel Macron propose donc de "faire maturer le débat de la vitesse dans la société" tout en refusant de donner "le sentiment à certains de nos concitoyens qu'on les culpabilise ou qu'on les met à l'écart". "Je propose donc de repousser ce débat", a-t-il conclu sur ce sujet, "je ne voudrais pas que des mois de travail s'abîment dans une polémique."

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