Convention citoyenne pour le climat : les pistes de travail à l’issue de la 4e session

Convention citoyenne pour le climat : les pistes de travail à l’issue de la 4e session
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PISTES - Les 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat se sont réunis ce week-end pour la quatrième fois et ont identifié par groupe de travail les mesures qu’ils souhaitaient prioriser. Emmanuel Macron, qui leur a rendu visite, a réaffirmé sa volonté de reprendre ces propositions, formulées en avril.

C’était un week-end pour le moins chargé pour les 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat. Réunis pour la quatrième fois au Conseil économique, social et environnemental à Paris, ils avaient pour objectif de prioriser les pistes de travail qui avaient émergé lors de la session précédente. En bref, faire le tri parmi les mesures déjà identifiées par chacun des groupes de travail  scindés en thématiques : se nourrir, Produire/travailler, Consommer, Se loger, Se déplacer. 

Crime d'écocide et lutte contre l'artificialisation des sols

Parmi celles que les citoyens ont jugées importantes d’inscrire dans leur rapport final et que LCI a pu consulter, on retrouve entre-autres la légifération contre le crime d’écocide (Se nourrir) ; l’ajout d’un bilan carbone dans le bilan comptable des entreprises et institutions ou de clauses environnementale dans les marchés publics (Produire/travailler) ; le développement d’un système de consigne et de remplacement des plastiques à partir de 2021 (Consommer) ; l’utilisation de matériaux bas carbone dans la rénovation et la construction de tous les bâtiments ou la lutte contre l’artificialisation des sols (Se loger) ; mais aussi la réduction du transport routier en faveur du ferroviaire ou du fluvial (Se déplacer).

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Plus que trois session avant le dépôt des mesures

Les 150 citoyens ont également reçu vendredi soir la visite d’Emmanuel Macron, qui s’est engagé à nouveau à reprendre leurs propositions. "Je prends l’engagement que des décisions fortes seront prises", a avancé le chef de l’Etat en indiquant souhaiter un référendum, voie déjà évoquée aux prémices de cette Convention. Puis a développé les "deux cas de figures" qui allaient vraisemblablement se présenter : "Soit ce qui a été préparé est un texte de loi. Le jour où il est voté par le peuple, il s’applique sans filtre. (…) Si c’est juste une proposition ou une série de propositions, le référendum n’a pas valeur législative, il a valeur consultative."

Il ne reste plus que trois sessions de trois jours aux citoyens pour finaliser leurs pistes de travail et s’entendre sur celle-ci. Ces derniers ont déjà réussi à obtenir une session supplémentaire pour réaliser leur objectif : développer les mesures aidant à réduire d’au moins 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport à 1990. À l’issue de la Convention le 4 avril, ses membres présenteront le rapport final au gouvernement qui devra prendre le relais et concrétiser ces propositions.

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