Davos : Greta Thunberg affirme que les revendications climatiques "ont été complètement ignorées"

Davos : Greta Thunberg affirme que les revendications climatiques "ont été complètement ignorées"
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"J'ACCUSE" - La militante Greta Thunberg a dressé ce vendredi un bilan sans appel du Forum de Davos, au cours duquel elle a été prise pour cible par l'administration américaine.

"Nous avions quelques revendications en arrivant. Évidemment, elles ont été complètement ignorées. Mais nous nous y attendions." Comme à son habitude, Greta Thunberg n'a pas tourné autour du pot, ce vendredi face aux médias, lorsqu'il s'est agi de renvoyer l'élite politique et financière mondiale à ce qu'elle considère comme de l'insuffisance vis-à-vis de l'inquiétude climatique. Laquelle a pourtant nettement dominé les débats lors de l'actuelle édition du Forum économique mondial de Davos, où la jeune militante suédoise était invitée pour la deuxième année consécutive.

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La nouvelle star planétaire de l'écologie a d'ailleurs terminé sa semaine en organisant, au pied des pistes de ski, sa fameuse "grève pour le climat". Celle-là même qu'elle a lancée, d'abord seule, en Suède tous les vendredis, avant de devenir au fil du temps la figure de proue d'une mobilisation mondiale de la jeunesse. Dans le décor, symboliquement, les slogans et affiches de telle ou telle multinationale en faveur d'une économie "verte", ou "durable" étaient omniprésentes à Davos. Le secrétaire général des Nations unies lui-même, Antonio Guterres, y a déclaré, durant le Forum, que l'humanité était "perdue" si les efforts de réduction des émissions de CO2 n'étaient pas vite amplifiés.

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Dans ce contexte, plusieurs annonces ont été faites, mais sans aller aussi loin que ne le demandent les militants du climat, Greta Thunberg en tête. Autre figure de la mobilisation pour le climat présente à Davos, l'Allemande Luisa Neubauer, qui vient de refuser le siège offert par une filiale du géant industriel Siemens au conseil de surveillance de sa branche énergie, a elle aussi martelé que les beaux discours ne suffisaient pas. "Nous n'avons jamais fait la grève pour que les discours changent", a-t-elle asséné, mais pour "une action climatique concrète", pointant que la campagne des organisateurs du Forum pour planter "1.000 milliards d'arbres" permettrait certes de capter du CO2, mais ne changerait rien au volume des émissions.

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Tranchant avec la tonalité générale, l'importante délégation américaine, conduite par Donald Trump, a contesté ouvertement l'existence même d'une urgence climatique, prenant la jeune Suédoise pour cible. Le président américain a ainsi fustigé les "prophètes de malheur et les prédictions d'apocalypse" climatique mardi, dans un discours auquel assistait la militante. Visiblement peu impressionnée, Greta Thunberg a de son côté répété ses mises en garde, comme elle l'avait déjà fait l'an dernier. "Nous sommes constamment critiqués de cette manière, a finalement répondu la militante. Mais si nous y faisions attention, nous ne pourrions pas faire ce que nous faisons. Nous nous mettons nous-mêmes sous le feu des projecteurs."

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