L'État inflige une amende de 192.000 euros à une entreprise qui envoyait illégalement ses déchets plastiques en Asie

L'État inflige une amende de 192.000 euros à une entreprise qui envoyait illégalement ses déchets plastiques en Asie
Planète

SANCTION - L'État français a infligé une lourde amende à une entreprise qui avait envoyé illégalement vingt conteneurs de déchets plastiques en Malaisie. Le pays avait alors décidé de renvoyer la cargaison.

C'est une première en France. L'État a infligé une amende de 192.000 euros à une société française de trading qui avait envoyé illégalement une vingtaine de conteneurs remplis de plastique en Malaise. 

Selon l'entourage de la secrétaire d'Etat Brune Poirson interrogé par Le Parisien, "ce doit être un signal fort" adressé aux entreprises françaises qui enverraient ou seraient tentées d'envoyer ces déchets plastiques vers des pays d'Asie. Depuis quelques mois, de nombreux pays asiatiques, ne voulant plus être les "poubelles du monde", renvoient les uns après les autres des conteneurs de déchets vers l'Occident. La France n'est en effet pas le seul pays visé : les autorités malaisiennes ont promis de restituer leurs déchets à près d'une quinzaine de pays.

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Une difficulté pour les pays occidentaux

Chine, Malaisie, Indonésie, Philippines, Sri Lanka ou Cambodge réexpédient désormais les conteneurs d'ordures dans leur pays de provenance. Une situation qui place les pays occidentaux dans l'impasse puisqu'ils ne parviennent pas à traiter seuls tous les déchets qu'ils produisent : alors que 60% des déchets plastiques exportés par les pays du G7 atterrissaient en Chine en 2017, ils ne sont plus que 10% en 2018. Ces pays occidentaux font désormais face à une saturation de leurs centres de valorisation énergétique (où les déchets sont brûlés pour produire de l'énergie) et des centres d'enfouissement (où sont enterrés les déchets). 

En France, le ministère de la Transition écologique rappelle l'interdiction, à partir de 2021, de transferts internationaux de déchets plastiques sans notification au pays les important. Un autre avertissement adressé aux entreprises spécialisées dans l'achat et la revente de déchets plastiques alors que le projet de loi économie circulaire, actuellement débattu au Sénat, doit imposer la traçabilité des déchets.

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