Des militants d'Extinction Rebellion ont bloqué l'Assemblée nationale

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DÉSOBÉISSANCE - Les militants écologistes d'Extinction Rebellion ont bloqué la circulation, samedi 12 octobre au matin, devant l'Assemblée nationale, avant d'être délogés par les forces de l'ordre. Ils ont ensuite manifesté aux abords du bâtiment.

La "Rébellion internationale d'octobre" du mouvement écologiste Extinction Rebellion se poursuit, notamment à Paris, où des militants ont bloqué la circulation, dans la matinée du samedi 12 octobre, devant le Palais Bourbon, siège de l'Assemblée nationale. Dénonçant "l'inaction climatique" des autorités, le mouvement était à l'origine de plusieurs blocages ces derniers jours, notamment celui du centre commercial Italie 2 et de la place du Châtelet à Paris.

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Dans le cadre de cette semaine mondiale de désobéissance civile pour réclamer des mesures contre le réchauffement climatique, les activistes ont installé aux alentours de 10h des meules de foin et des gros bidons noirs sur les quais devant l'Assemblée. Après les sommations d'usage, un peu après 11H30, les forces de l'ordre ont éloigné les journalistes, puis délogé un par un les militants. Ces derniers leur demandaient une certaine bienveillance aux cris de "CRS, doucement, on fait ça pour nos enfants".

Circulation rétablie en milieu de journée

Assis sur la chaussée les uns derrière les autres pour rendre l'intervention plus difficile, les militants ont été portés ou traînés un par un par les forces de l'ordre jusque derrière le cordon de police, sur le pont menant à la place de la Concorde. C'est sur ce même pont où certains activistes se sont ensuite réinstallés. La circulation était rétablie devant l'Assemblée nationale en milieu de journée, mais le pont où se retrouvaient encerclés quelques dizaines de militants était encore fermé.

Dans l'après-midi, Extinction Rebellion a ensuite occupé la place du Palais Bourbon, située à l'arrière de l'Assemblée nationale. Jusqu'à 18h, plusieurs centaines de militants ont été bloqués sur le pont de la Concorde, avant que les forces de l'ordre ne lèvent le barrage, leur permettant de partir.

Cette action est censée être la dernière de cette semaine de mobilisation, débutée samedi 5 octobre par l'occupation pendant 17 heures du centre commercial Italie 2. Celle-ci avait été levée le dimanche matin par les militants de leur plein gré. Dès le lundi, un campement occupé par plusieurs centaines de personnes s'était installé à Châtelet et sur le pont au Change, sans intervention des forces de l'ordre, à la grande surprise de nombreux militants qui s'attendaient à être délogés rapidement.

Né au Royaume-Uni, le mouvement Extinction Rebellion a fait son arrivée en France fin 2018, et a publié sa "déclaration de rébellion" en mars 2019. Les quatre revendications principales de l'organisation sont une "communication honnête" des autorités sur "l'urgence des crises écologiques", une "neutralité carbone" dès 2025, "l'arrêt immédiat de la destruction des écosystèmes" et la "création d'une assemblée citoyenne" pour décider des mesures permettant d'atteindre ces objectifs.

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