A cause du réchauffement climatique, un ours se retrouve à 700 km de son habitat naturel

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CLIMAT - Un ours blanc s'est retrouvé à 700 km de son habitat naturel. A cause du réchauffement climatique, il a été contraint de se rapprocher des villes pour trouver de la nourriture.

A l'extrême est de la Russie, dans la péninsule de Kamtchatka, les habitants du village de Tilichiki ont eu la surprise de découvrir un ours blanc qui cherchait de la nourriture jeudi 18 avril. A plus de 700 kilomètres de son habitat naturel, l'ours blanc baptisé "Umka" par les habitants du village n'a pas effrayé ces derniers, au contraire. Ils lui ont donné des poissons frais et lui ont porté secours. 

"L'ours n'était pas agressif et nous lui avons donné du poisson. Nous avons beaucoup d'ours bruns ici, mais les blancs sont très rares", a raconté une habitante du village à Euronews.

"Les ours polaires cherchent des manières de survivre"

Du fait du changement climatique, l’Arctique fond considérablement (le rythme de fonte a triplé depuis les années 1980). Pour trouver de la nourriture, les ours sont de plus en plus nombreux à se rapprocher des villes.  "À cause du réchauffement climatique, l'Arctique devient plus chaud, l'environnement de chasse se réduit. La glace disparaît et les ours polaires cherchent des manières de survivre. Le plus simple est de se rapprocher des humains", explique Vladimir Chuprov, l'un des leaders de Greenpeace en Russie, cité par le Guardian

Les autorités du Kamt­chatka préparaient le rapatriement de l'ani­mal en direction de Tchou­kotka, par hélicoptère. Elles prévoient d'utiliser un sédatif pour l'endormir afin de le ramener. Il ne pourrait pas survivre dans la péninsule du Kamt­chatka, en raison du manque de nourriture adaptée à son espèce.

Le symbole du réchauffement climatique

L'histoire de cet ours affamé n'est pas sans rappeler celui dont les photos avaient fait le tour du monde. En décembre 2017, un ours décharné marchait sur un sol rocailleux sans une once de neige pour chercher de la nourriture.

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Au fil des années, l'Arctique fond de plus de plus. Le nombre d'ours polaires estimé à 26.000 en 2016 pourrait diminuer d'un tiers d'ici 2050. Cet animal, symbole de la banquise est devenu bien malgré lui le symbole du réchauffement climatique. 

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