ÉCOLOGIE, LE LIVE - Climat : l'UE repousse la décision sur son objectif d'émissions pour 2030

La centrale à charbon de Belchatow, en Pologne.
Planète

EN DIRECT - Incontournable, urgente : la question environnementale devient fondamentale, sinon dans les décisions politiques, au moins dans les discours. Etudes, polémiques, manifestations... Retrouvez toutes les dernières infos sur cet enjeu majeur.

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GAZ A EFFET DE SERRE


Les dirigeants de l'UE, réunis en sommet à Bruxelles, ont décidé jeudi de repousser à une prochaine réunion, en décembre, toute décision sur leur nouvel objectif d'émissions de gaz à effet de serre pour 2030.


La Commission européenne vise une réduction d'au moins 55% par rapport au niveau de 1990, mais plusieurs Etats de l'Est, Pologne en tête, le jugent irréalisable pour eux.


Ce nouvel objectif doit être soumis aux Nations unies dans le cadre de l'accord de Paris.

TAXATION AU POIDS DES VEHICULES


Après des tergiversations, le gouvernement va finalement instaurer un malus au poids pour les véhicules : une petite victoire pour les citoyens de la Convention climat alors que la mesure ne concernera qu'un tout petit nombre de SUV les plus lourds.


Parmi ses 149 mesures proposées en juin, la Convention citoyenne pour le climat (CCC) plaidait pour la création d'une taxe de 10 euros par kilogramme pour les véhicules neufs de plus de 1400 kg. L'exécutif a finalement décidé de taxer de 10 euros par kilogramme au-delà de 1800 kg, à partir de 2022.


Même si la mesure est en-deçà de l'ambition de la CCC, "elle va malgré tout dans le bon sens", a commenté Grégoire Fraty, coprésident des "150". "On a l'impression enfin de gagner un arbitrage", a-t-il déclaré à l'AFP, alors que les "citoyens" ont envoyé lundi une lettre au président Emmanuel Macron pour déplorer le manque de "soutien clair" du gouvernement envers leurs propositions.

GAZ A EFFET DE SERRE


Les dirigeants de l'UE, réunis en sommet à Bruxelles, ont décidé jeudi de repousser à une prochaine réunion, en décembre, toute décision sur leur nouvel objectif d'émissions de gaz à effet de serre pour 2030.


La Commission européenne vise une réduction d'au moins 55% par rapport au niveau de 1990, mais plusieurs Etats de l'Est, Pologne en tête, le jugent irréalisable pour eux.


Ce nouvel objectif doit être soumis aux Nations unies dans le cadre de l'accord de Paris.

HAUSSE DE LA TEMPÉRATURE DE L'EAU


Les résultats d'une nouvelle étude sont sans appel :  le plus grand récif corallien du monde décline année après année. 

Australie : la moitié des coraux de la Grande Barrière ont péri en 25 ans

INQUIETUDE

Alors que les dernières déclarations gouvernementales sur le sujet paraissent en contradiction avec les déclarations du président, "Les 150" interpellent l'exécutif.

Climat : interpellé par la Convention citoyenne, Macron promet un projet de loi pour décembre

LE CHANGEMENT CLIMATIQUE, CE FLÉAU


Le changement climatique est le principal responsable du doublement des catastrophes naturelles dans le monde en vingt ans, a alerté lundi l'ONU, signalant que les désastres naturels ont tué plus de 1,2 million de personnes depuis 2000.


Au cours des vingt dernières années (2000-2019), 7.348 désastres naturels ont été enregistrés dans le monde (pour un coût évalué à près de 3.000 milliards de dollars), soit près de deux fois plus qu'entre 1980 et 1999, révèle un rapport du Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNSDIR).


"Le Covid-19 a vraiment sensibilisé les gouvernements et le public en général sur les risques qui nous entourent. Ils peuvent voir que si le Covid-19 est aussi terrible, l'urgence climatique peut être encore pire", a déclaré la secrétaire générale de l'UNSDIR, Mami Mizutori, en conférence de presse.


"Sans relance verte, nous ne ferons qu'accroître l'urgence climatique", a-t-elle insisté.


Le rapport, qui ne porte pas sur les risques épidémiologiques comme le coronavirus, montre que la progression des désastres naturels est surtout liée à l'augmentation des catastrophes climatiques, qui sont passées de 3.656 (1980-1999) à 6.681 (2000-2019).


Les coûts des catastrophes naturelles sont évalués à au moins près de 3.000 milliards de dollars depuis 2000 mais le montant réel est plus élevé car un grand nombre de pays, notamment en Afrique et Asie, ne fournissent pas d'informations sur l'impact économique.


Les inondations - qui ont doublé - et les tempêtes ont été les catastrophes les plus fréquentes au cours des deux dernières décennies.


Pour la décennie à venir, l'ONU estime que le pire problème seront les vagues de chaleur.


Globalement, le nombre de morts n'a guère augmenté, passant de 1,19 million sur la période 180-1999 à 1,23 million sur la période 2000-2019, alors que le nombre de personnes touchées par ces désastres naturels a bondi (passant de 3,25 milliards à 4 milliards).

QUAND LA TOUR EIFFEL INVITE À SE REBELLER


Des militants du mouvement écologiste Extinction Rébellion (XR) ont déployé dimanche une banderole avec l'inscription "Rebel" ("rebellez-vous" ou "rebelle") au premier étage de la tour Eiffel à Paris, a constaté une journaliste de l'AFP.


Cette action devait symboliquement marquer le début en France de la "rébellion internationale d'octobre", au cours de laquelle les militants de ce mouvement prônant la désobéissance civile pour exiger des actions face à l'urgence du réchauffement climatique prévoient des actions dans plusieurs villes de France jusqu'au 19 octobre.


"Avec la crise sanitaire notre message s'est renforcé, le Covid n'est qu'un symptôme, il suffit d'un virus pour que l'économie soit mise à terre. Nous avons vu que les émissions de CO2 pouvaient s'arrêter, que les avions pouvaient être cloués au sol. La tour Eiffel est un symbole mondial, nous voulons dire : Arrêtez tout! Ouvrons les yeux, il y a urgence" a expliqué à l'AFP Léa Lecouple, une militante présente devant le monument.

AMAZONIE : DEFORESTATION RECORD... EN 9 MOIS SEULEMENT


La déforestation en Amazonie brésilienne a atteint plus de 7.000 km2 de janvier à septembre, un chiffre alarmant malgré une baisse de 10% par rapport à la même période de 2019, l'année de tous les records.


Les données officielles rendues publiques vendredi par l'Institut national de recherches spatiales (INPE) font état de 964 km2 déboisés sur le seul mois de septembre, une baisse de 34% par rapport au même mois de l'année dernière.


Avec 7.063 km2 de forêts tropicales en moins, le niveau de déforestation des neuf premiers mois de l'année reste en dessous du niveau de 2019 (7.869 km2), la première année du mandat du président d'extrême droite Jair Bolsonaro, climato-sceptique notoire.


Mais ce total est nettement supérieur à celui des 12 mois des quatre années précédentes (4.951 km2 en 2018, 3.551 km2 en 2017, 6.032 km2 en 2016 et 2.195 km2 en 2015).


"Les chiffres de la déforestation demeurent très élevés et inacceptables. En septembre, une surface équivalente à deux terrains de football a été déboisée toutes les minutes", a réagi dans un communiqué Marcio Astrini, le secrétaire exécutif du collectif d'ONG Observatoire du climat.


Et même si la déforestation a baissé par rapport à 2019, le nombre des incendies a augmenté de 61% en septembre par rapport au même mois de l'année dernière, avec 32.017 foyers identifiés par les satellites de l'INPE.


Sur les neuf premiers mois de l'année, le total s'élève à 76.030 foyers, contre 66.749 de janvier à septembre 2019, soit une hausse de 14%.


Plus au sud, au Pantanal, les incendies ont battu tous les records : avec 8.106 foyers, septembre 2020 est de très loin le pire mois depuis que ces statistiques ont commencé à être établies par l'INPE, en 1998.


Le record pour toute une année, qui datait de 2005 (12.536 foyers) a déjà été pulvérisé en neuf mois, avec 18.259 foyers depuis janvier. 

NAPPE DE POLLUTION AU KAMTCHATKA


Depuis plusieurs jours, des habitants du Kamtchatka, en Russie, constatent la présence de centaines d'animaux marins morts sur les plages de cette péninsule de l’Extrême-orient russe. Certains baigneurs souffrent par ailleurs de brûlures et de vomissements au contact ou à proximité de l'eau. Ces événements sont directement liés à la formation d'une nappe compacte de pollution de 40km de long et de 30 à 100 mètres de large qui dérive sur l'eau, ont constaté jeudi dans un communiqué les scientifiques de l'Université fédérale d'Extrême-Orient.


Sous la forme d'une "mousse verte" de couleur "vert foncé", celle-ci se déplace progressivement "vers le sud" vers les îles Kouriles que la Russie et le Japon se disputent, "sans diminuer de taille", indique le chef d'un laboratoire de biologie l'université, Kirill Vinnikov. Si les autorités russes, qui ont ouvert une enquête pour "violation des règles de gestion des substances et déchets dangereux pour l'environnement" et "pollution marine" évoquaient tout d'abord "un polluant dont la consistance est proche du pétrole industriel ou d'une autre substance contenant des composants huileux", il s'agirait en fait de "micro-algues", rapporte l'université.


Selon de premiers résultats publiés jeudi par l'agence fédérale environnementale, les échantillons prélevés sur la plage contenaient "un niveau d'ion phosphate de 10,8 fois supérieur à la norme, de fer 6,7 fois supérieur et de phénol 2,9 fois supérieur à la norme", tout en précisant que cela prendrait plus de temps de déceler les éléments les plus toxiques. L'industrie du poisson, en particulier du saumon et de son caviar, est un des secteurs économiques principaux du Kamtchatka.

UN NOUVEAU CRUSTACÉ DÉCOUVERT PRÈS DE MARSEILLE


Une nouvelle espèce de crustacé vient d'être identifiée près de Marseille. Si elle appartient à une catégorie encore mal connue, les Thermosbaenacés, elle est semblable à une minuscule crevette et mesure à peine deux à trois millimètres. 


Baptisé "Tethysbaena ledoyeri", le crustacé habite les eaux saumâtres d'une rivière souterraine du parc national des Calanques, à environ un kilomètre des côtes méditerranéennes. Il évolue dans un milieu hostile, totalement obscur, entre des parois calcaires recouvertes de vase argileuse où ne pousse aucun végétal. Dépourvu d'yeux, il se déplacerait dans l'obscurité grâce à un odorat très fin et au toucher, détaille à l'AFP Pierre Chevaldonné, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) en biologie et en écologie marine, à l'origine de cette découverte. L'animal se nourrit de bactéries et peut "pratiquement jeûner" pendant de longs mois, ajoute-t-il.


Le crustacé avait déjà été observé en 1990. Mais "jusqu'en 2003, l'unique spécimen récolté était trop endommagé pour permettre de décrire l'espèce", explique Pierre Chevaldonné.


Le groupe  des Thermosbaenacés ne compte pour l'heure que 37 espèces différentes dans le monde, dont aucune identifiée jusque-là en France.

MOBILITÉS DOUCES


L'aide exonérée d'impôt et de cotisations que les employeurs peuvent verser aux salariés utilisant des transports plus propres que la voiture classique devrait passer à 500 euros en janvier (contre 400 euros actuellement). 


Ce "forfait mobilités durables", plus communément appelé "forfait vélo et covoiturage" a été mis en oeuvre à la fin du confinement.

Salariés à vélo ou en covoiturage : le "forfait mobilités durables" va augmenter de 100 euros

LES ONG EN COLERE


L'Assemblée nationale a voté mardi le projet de loi d’accélération et de simplification de l’action publique (Asap), au grand damne des ONG environnementales. Le texte porté par le député La République en Marche (LRM) d’Eure-et-Loir, Guillaume Kasbarian, a selon lui pour ambition "d’incarner le premier pilier du macronisme, à savoir libérer les Français et les entreprises".


Particulièrement dense, il couvre de nombreuses réformes, dont certaines crispent particulièrement les défenseurs de l'environnement. Un article prévoit notamment que, si le préfet y consent, un porteur de projet pourra commencer ses travaux avant même de recevoir l’autorisation adéquate, rapporte Le Monde. Avant, donc, la vérification de la conformité avec les lois sur l’eau, l’air, la biodiversité. "Une fois la végétation détruite, les zones humides remblayées, à quoi servira de déposer un recours ?", interroge dans les colonnes du journal la juriste et chargée des relations institutionnelles à France Nature Environnement Morgane Piederriere.


Pour faciliter l’implantation des installations classées au titre de la protection de l’environnement qui requièrent une demande d’autorisation administrative, il sera d'autre part possible, grâce à ce projet de loi, de remplacer le commissaire-enquêteur et les réunions avec les riverains par une simple consultation du public sur Internet pendant quinze jours.

PESTICIDES


L'Assemblée nationale a donné ce mardi son feu vert à la réintroduction temporaire des très controversés néonicotinoïdes afin de sauver la filière betterave. Nous sommes revenus sur les torts qui leur sont reprochés.

Les néonicotinoïdes sont-ils vraiment nocifs ?

POLLUTION


Pour mettre en lumière les émissions induites par ces centrales à charbon allemandes, des internautes ont effectué des comparaisons avec un secteur réputé très polluant : l'aérien. Selon un tweet très commenté, "une seule centrale à charbon en Allemagne émet plus de CO2 que tous l’aérien français". Nous avons vérifié.

Une seule centrale à charbon allemande émet-elle vraiment "plus de CO2 que tout l’aérien français" ?

VÉRIFICATION


Le développement exponentiel des SUV a été montré du doigt, mardi, par WWF. L'organisation écologiste estime que cette croissance rapide est "incompatible" avec le respect des engagements français de réduction des émissions de gaz à effet de serre, et que ces voitures sont de surcroit plus dangereuses. LCI a vérifié ces informations.

Pollution, consommation, risque d'accident... Le vrai du faux sur les SUV

POLLUTION AUTOMOBILE


Un rapport publié mardi par le WWF dénonce la pollution engendrée par le nombre grandissant des SUV. Il réclame de taxer les véhicules selon leur poids.

Polluants et surdimensionnés : les SUV doivent-il être plus taxés ?

Objectif zéro émission d'ici à 2060 pour la Chine 


En visioconférence lors de l'Assemblée générale des Nations-Unies, Xi Jinping a fixé pour la première fois un objectif de neutralité carbone pour son pays. Responsable d'environ 28% des émissions mondiales, la Chine, premier émetteur de gaz à effet de serre de la planète, entend donc arriver à la neutralité carbone avant 2060. 

ICEBERG


La banquise d'été de l'Arctique a fondu jusqu'à atteindre, le 15 septembre dernier, sa deuxième plus faible superficie, avec 3,74 millions de kilomètres carrés de glace à la surface de l'eau.

Réchauffement climatique : la banquise d'été de l'Arctique à son deuxième plus bas niveau jamais observé

LES EMISSIONS DE CO2, UNE AFFAIRE DE RICHES


Les 1% les plus riches du monde émettent deux fois plus de gaz à effet de serre que la moitié la plus pauvre de la population, selon un rapport d'Oxfam, qui réclame réclame une "justice sociale et climatique" dans les plans de relance post-Covid.


L'ONG s'est penchée sur la période 1990-2015, 25 années pendant lesquelles les émissions mondiales de CO2, responsables du réchauffement d'une planète qui a déjà gagné plus de +1°C depuis l'ère pré-industrielle, ont augmenté de près de 60%.


Selon son analyse, "les 1% les plus riches de la population (environ 63 millions de personnes) étaient responsables à eux seuls de 15 % des émissions cumulées", soit "deux fois plus que la moitié la plus pauvre de la population mondiale".


Et les 10% les plus riches de la population mondiale (environ 630 millions de personnes) étaient responsables de 52% des émissions de CO2 cumulées.


"Au cours des 20-30 dernières années, la crise climatique s’est amplifiée et le budget carbone mondial limité a été dilapidé au service d’une intensification de la consommation d’une population nantie, et non pour sortir des personnes de la pauvreté", dénonce Oxfam.


Et les groupes qui "souffrent le plus de cette injustice sont les moins responsables de la crise climatique": les plus pauvres et les générations futures, poursuit l'ONG, appelant les gouvernements du monde entier à rectifier le tir en plaçant justice sociale et lutte contre le climat au coeur des plans de relance économique post-Covid.


"Il est clair que le modèle de croissance économique très émetteur de carbone et très inégalitaire des 20-30 dernières années n'a pas bénéficié à la moitié la plus pauvre de l'humanité", a dénoncé auprès de l'AFP Tim Gore, expert de l'ONG.


"C'est une dichotomie fallacieuse de suggérer que nous devons choisir entre la croissance économique et le climat", a-t-il ajouté.


"La pandémie de COVID-19 fait inévitablement ressortir la nécessité de reconstruire mieux et d'inscrire l’économie mondiale sur une voie plus juste, plus durable et plus résiliente", a réagi dans le rapport l'ancien secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. "Cet engagement collectif doit avoir comme priorité de réduire les émissions de CO2 de la frange la plus riche de la société, qui pollue de manière disproportionnée".

RECONSTITUTION DES FORÊTS


300 millions d'euros par an sur 30 ans. Telle est la somme qu'il faudrait réunir, selon la députée Anne-Laure Cattelot, pour "reconstituer massivement les forêts sinistrées, anticiper, enrichir et adapter à l'aune de nos connaissances les peuplements vulnérables au changement climatique et créer de nouvelles forêts". Chargée par Edouard Philippe en janvier 2019 de trouver des solutions pour l’adaptation de la forêt au changement climatique, elle a rendu son rapport au gouvernement jeudi.


La reconstitution de peuplements sinistrés par la sécheresse et les maladies provoquées par cette dernière représente à elle seule 360.000 hectares, selon ce rapport. Il faudrait également compter 650.000 hectares de plantations "dans les peuplements les plus vulnérables", mais pas encore condamnés. Enfin, pour boiser les friches ou les terres concernées par l'abandon de cultures agricoles, le rapport préconise de planter 750.000 hectares sur 30 ans.

Au total, le besoin global est de "8,8 milliards d'euros sur 30 ans, soit en moyenne 300 millions d'euros par an".


Selon l'ONF, 500.000 hectares de forêt devraient voir leur faciès actuel se modifier d'ici 50 ans en raison des changements climatiques.

POLLUTION AUTOMOBILE


Dans un tweet ce vendredi, Anne Hidalgo s'est réjoui  du vote du parlement européen "qui vient d’interdire le 'permis de polluer' des constructeurs automobiles sur les émissions polluantes de leurs véhicules diesel". Les eurodéputés ont en effet adopté en séance plénière, lors d'un vote rendu public jeudi, un texte visant à "mettre fin d'ici au 30 septembre 2022 aux écarts entre les tests en laboratoire et en conditions de conduite réelles" sur les émissions des nouveaux véhicules. Jusqu'alors, une faveur était accordée aux constructeurs en rectifiant les données brutes des tests pour corriger les "incertitudes techniques" associées aux systèmes portables de mesure.


"Les émissions des véhicules testés en conditions de conduite réelles ont tendance à être nettement plus élevées", souligne un communiqué du Parlement, qui réclame d'abaisser puis de supprimer d'ici septembre 2022 le mécanisme de correction établi par la Commission européenne. Après cette date, les données brutes issues des tests en conditions réelles seraient utilisées pour déterminer la conformité avec les limites d'émissions dans l’UE.


La décision des eurodéputés intervient dans la foulée du vaste scandale du "dieselgate", qui avait éclaté en septembre 2015 quand le géant allemand de l'automobile Volkswagen avait reconnu avoir truqué 11 millions de véhicules diesel. Elles étaient équipées d'un logiciel capable de fausser le résultat des tests antipollution et dissimulant des émissions dépassant parfois jusqu'à 40 fois les normes autorisées.

LES PORTABLES, UNE DES CAUSES DU DÉCLIN DES INSECTES ?


Alors que le déclin des populations d'insectes en Europe est une certitude, une nouvelle étude montre que l'exposition croissante de l'environnement aux rayonnements électromagnétiques émis par les téléphones portables a "probablement une influence sur le monde des insectes". Selon l'Association allemande pour la conservation de la nature (NABU), qui a compilé les données de 190 études sur le sujet, la plupart des recherches (60%) montrent en effet un impact négatif sur les abeilles, les guêpes et les mouches. 


Ces effets indésirables vont d'une perte de la capacité d'orientation due aux champs magnétiques à la détérioration du matériel génétique et des larves. Parmi les causes, selon l'ONG, le rayonnement des téléphones portables et des réseaux sans fil tels que le Wi-Fi qui provoquerait en particulier chez les insectes l'ouverture des canaux calciques des cellules, entraînant une importante introduction d'ions calcium dans l'organisme. Ce calcium à forte dose déclenche des réactions en chaîne chez les insectes et un "stress cellulaire", selon l'étude. 


Parmi ces réactions figurent notamment "une altération du sens de l'orientation et une diminution de la capacité de reproduction". "Le rythme jour-nuit est perturbé et le système immunitaire est mal activé", soulignent en outre les auteurs du rapport. Selon une récente étude publiée dans la revue Nature, la biomasse des arthropodes en Europe a diminué en dix ans de 67 % dans les prairies et de 41% dans les forêts. A en croire ces travaux, les principales causes de ce déclin seraient liées à l'usage de pesticides et à la déforestation.

UNE NOUVELLE ÉTUDE ALARMANTE SUR LA FONTE DES GLACES


Le niveau des mers pourrait monter d'une quarantaine de centimètres d'ici la fin du siècle en raison de la fonte des calottes glaciaires due au réchauffement climatique, avertit une nouvelle étude publiée ce jeudi 17 septembre. Des scientifiques de près de 40 instituts spécialisés internationaux ont modélisé deux scénarios d'émissions de gaz à effet de serre du Giec, le groupe des experts de l'ONU sur le climat, pour cette étude, objet d'une série de publications dans la revue Cryosphère.


Dans le premier, une poursuite régulière de l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre, la fonte des glaces dans l'Antarctique ferait monter le niveau des mers jusqu'à 30 centimètres, et celle du Groenland de 9 centimètres supplémentaires. Dans un scénario de forte réduction des émissions, la fonte de la calotte groenlandaise pourrait néanmoins rajouter trois centimètres au niveau des mers. Les modélisations sur l'Antarctique, soumis à davantage de facteurs extérieurs, donnent différents résultats dans ce deuxième scénario, y compris un accroissement des glaces pouvant faire baisser le niveau des mers de près de 8 centimètres.


Début septembre, une étude publiée dans la revue Nature climate change avait déjà conclu à une possible élévation des mers de 40 centimètres d'ici 2100, scénario catastrophe qui mettrait en danger des centaines de millions d'habitants des zones côtières.

PLANTER POUR PROTÉGER LA FORÊT


"Au-delà des régénérations naturelles, il nous faudra planter 70 millions d'arbres par an pendant 30 ans, soit un arbre par habitant", estime un rapport destiné à proposer des solutions au gouvernement pour protéger la forêt française des affres du réchauffement climatique.


Parmi les préconisations phares, la création d'un "fonds pour l'avenir de la forêt, abondé par le public et le privé, doté de 300 millions d'euros par an sur 30 ans", selon ce rapport remis jeudi matin par la députée du Nord Anne-Laure Cattelot (LREM) au ministre de l'Agriculture Julien Denormandie.


Ce fonds aurait pour mission de "reconstituer massivement les forêts sinistrées, anticiper, enrichir et adapter à l'aune de nos connaissances les peuplements vulnérables au changement climatique et créer de nouvelles forêts", indique ce rapport.

POLLUTION

Qualité de l'air : pourquoi votre ville risque d’être présentée comme plus polluée qu’avant

LE VÉLO ACCÉLÈRE À PARIS

"Coronapistes" : Anne Hidalgo annonce le maintien des nouvelles pistes cyclables créées à Paris

BIODIVERSITÉ : ENGAGEMENTS NON TENUS 


Les Etats n'ont pas tenu leurs engagements sur la décennie écoulée pour préserver la biodiversité qui s'effondre brutalement, avertit mardi un rapport de l'ONU, en pleines négociations pour définir un nouveau plan sur la période 2020-2030.


Le constat, confirmé par le récent rapport du WWF, est sans appel: entre 1970 et 2016, 68% de la faune sauvage a disparu, principalement à cause de l'activité humaine. Les écosystèmes sont dégradés, menaçant le genre humain lui-même, qui en dépend pour l'air, l'eau potable, la nourriture...


En 2010, les quelque 190 Etats membres de la Convention sur la diversité biologique (CDB) de l'ONU se sont dotés d'un plan stratégique à horizon 2020 pour sauvegarder la diversité biologique et réduire les pressions humaines.


Ces 20 objectifs, dits d'Aichi, ont été passés en revue par la CDB pour mesurer les progrès accomplis et en tirer les leçons pour la suite.


Et le bilan est mauvais. "Au niveau mondial, aucun des 20 objectifs n'a été entièrement rempli, bien que six d'entre eux aient été partiellement atteints", constate l'ONU dans son rapport "Global Biodiversity Outlook 5".

GAZ À EFFET DE SERRE :  L'APPEL DE 150 ENTREPRENEURS


Plus de 150 entreprises et investisseurs mondiaux, dont EDF, Apple ou encore Google, ont exhorté les dirigeants européens à viser une réduction d'au moins 55% des gaz à effet de serre d'ici 2030 dans une lettre ouverte, selon un communiqué du Cambridge Institute for Sustainability Leadership (CISL).


"Nous vous écrivons pour vous demander, en tant que dirigeants européens, d'éviter les pires effets du climat et assurer une reprise économique durable et compétitive" en convenant notamment "d'un objectif clairement défini de réduction des émissions nationales de gaz à effet de serre d'au moins 55% d'ici 2030", plaident ces dirigeants européens.


La lettre a été signée par plus de 150 entreprises, investisseurs et réseaux d'affaires européens, dont Microsoft, Ikea, Deutsche Bank, Unilever, H&M, Google, EDF, Signify et Apple, selon le communiqué du CISL.

UN GIGANTESQUE GLACIER SE FRACTURE

Au Groenland, le principal glacier de l'Arctique se fracture sous l'effet de la chaleur. Conséquence directe du réchauffement climatique et des températures plus élevées au Groenland, une masse de glace de 113 km2 vient de se détacher du plus grand glacier existant encore dans l'Arctique, le glacier 79 N, ont annoncé lundi des scientifiques danois. "Nous observons une augmentation de la vitesse (de désintégration) sur cette calotte de glace, la plus grande restante", a déclaré à l'AFP Jason Box, professeur de glaciologie à l'institut géologique du Danemark et du Groenland, GEUS.

Dans la région, les températures ont augmenté d'environ 3 degrés depuis 1980 et se sont établies à des niveaux records en 2019 et 2020.

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Le réchauffement climatique n'a pas fini d'avoir des répercussions. Après un été caniculaire, les vendanges sont, fort logiquement, en avance cette année.

Des vendanges précoces dans les vignobles de Cognac

REPORTAGE

Catastrophe environnementale géante, les incendies qui touchent la forêt amazonienne bouleversent la biodiversité. Les équipes de TF1 se sont rendues sur place.

Brésil : caïmans, jaguars, loutres géantes... Les incendies en Amazonie ravagent la biodiversité

DEFORESTATION BRESILIENNE

Selon les chiffres avancées par l'Ined, l'institut national de recherches spatiales, la déforestation en Amazonie brésilienne a baissé de 21% en août par rapport au même moment de l'année 2019. Les niveaux de défrichement restent toutefois élevés, avec 1358 km² de surfaces déboisées contre 1714 l'année précédente. Les données totales pour 2020 font cependant état, incendies obligent, de 6086 km² de déforestation pour les huit premiers mois de l'année, ce qui dépasse déjà les 4951 km² de 2018.

ILE MAURICE

Un mois et demi après l'échouage d'un vraquier au large de l'île Maurice, les habitants du pays ont manifesté par dizaines de milliers, au sud-est du pays, pour dénoncer la gestion de la crise par son gouvernement. Ils lui reprochent notamment d'avoir attendu trop longtemps pour empêcher cette catastrophe environnementale, qui a vu au moins 1000 tonnes de fioul défigurer la côte, qui abrite notamment des espaces protégés et des espèces menacées.

SRI LANKA

La fuite de diesel constatée sur le New Diamond, ce pétrolier incendié qui avait laissé échapper ces derniers jours une nappe de diesel de deux kilomètres au large du Sri Lanka a été colmatée, a annoncé la marine srilankaise


Reste désormais à savoir comment désormais transférer le navire, qui transporte une cargaison de 270.000 tonnes de pétrole brut et 1700 tonnes de diesel pour ses machines. Une bonne nouvelle dans cette catastrophe : les cuves de pétrole sont intactes. 

CHASSE A LA GLU

Un millier de chasseurs selon la police, 1500 selon les organisateurs, ont manifesté dans la ville de Prades, dans les Pyrénées-Orientales, fief du Premier ministre Jean Castex, contre l'interdiction de la chasse à la glu, à l'appel notamment de l'Association de défense des chasses traditionnelles à la grive ou du Mouvement de la ruralité. 


Un rassemblement venu contester la décision d'instaurer des quotas, pour cette année, pour la grive cendrée et le merle, estimant que le Président et le Premier ministre n'avaient pas respecté la parole donnée aux organisations de défense des chasses traditionnelles.

PESTICIDES


Selon une enquête menée par l’association suisse Public Eye et la branche britannique de Greenpeace, publiée ce jeudi et relayée par Le Monde, les pays membres de l'Union européenne ont autorisé l’exportation de 81 615 tonnes de pesticides pourtant interdits depuis plus de dix ans en Europe.

LA FAUNE SAUVAGE EN DANGER


Le monde a perdu plus des deux-tiers de ses populations d'animaux sauvages en moins de 50 ans, principalement à cause de l'activité humaine, avertit jeudi le Fonds mondial pour la nature (WWF), qui pointe les dangers de cet effondrement pour l'avenir de l'humanité.


Entre 1970 et 2016, 68% de cette faune sauvage a disparu, selon l'Indice planète vivante, outil de référence publié tous les deux ans par le WWF, principalement à cause de la destruction d'habitats naturels, notamment pour l'agriculture, une tendance qui risque de favoriser de nouvelles pandémies du type Covid-19 selon le rapport.

POLLUTION MEURTRIÈRE EN UNION EUROPÉENNE 


Dans l'Union européenne, 13% des morts sont liés à la pollution, selon un rapport publié mardi de l'Agence européenne de l'environnement (AEE), pour qui la crise sanitaire actuelle est un signal devant accélérer une prise de conscience de la relation entre environnement et santé.


"L'émergence de ces agents pathogènes zoonotiques (comme dans le cas du Covid-19) est liée à la dégradation de l'environnement et aux interactions entre l'homme et les animaux dans le système alimentaire", affirme l'étude qui souligne que les Européens sont en permanence exposés à des risques environnementaux: pollution de l'air - qui si elle a nettement diminué demeure le premier facteur de mortalité, pollution sonore, et par produits chimiques.


Dans les 27 pays de l'UE et au Royaume-Uni, 630.000 décès pouvaient être attribués directement ou indirectement à un environnement pollué en 2012 selon les derniers chiffres disponibles, indique le rapport qui relève d'importantes différences entre l'ouest et l'est de l'Europe et selon le niveau socio-économique.


Ainsi, en tête de peloton, la Roumanie enregistre près d'un décès sur cinq lié à la pollution tandis que les meilleurs élèves, la Suède et le Danemark, en déplorent un sur dix.

RECYCLAGE

Du chaos, tirer quelque chose. Au Liban, plus d'un mois après la terrible explosion qui a ravagé une partie de Beyrouth, les matériaux brisés sont en partie réutilisés. L'entreprise de recyclage Cedar Environmental a décidé "qu'une partie de tout ce verre pulvérisé devait aller aux industriels locales pour servir de matériau brut". 


Travaillant "24 heures sur 24", le dirigeant de verrerie Wissam Hammoud, présente à l'AFP de hauts monticules entassés de verre entassés dans la cour de son usine, où des ouvriers s'affaires à trier les morceaux de verre pour les placer dans un tamis qui sépare les cailloux du sable, avant de les transports vers le fou où, chauffé à blanc, le matériau devient une pâte élastique qu'un souffleur transforme en gros bocaux, carafes à long col étroit.


Au total, ce sont 58 tonnes de verre qui ont été réunies pour le moment. Les entrepreneurs qui se sont lancés dans ce projet espère aller jusqu'à 250 tonnes, sachant que l'explosion aurait soufflé 5000 tonnes de verre. Des décombres que les habitants de Beyrouth sont invités à signaler auprès des autorités et entreprises compétentes pour les prendre en charge.


L'initiative, dans un pays où 10% des déchets sont recyclés, est une gageure. Environnemental, l'enjeu est également sanitaire, afin que les gravats en tout genre ne se mélangent pas aux déchets organiques.

REBELLION

La distribution des journaux du groupe Newscorp du magnat australien Rupert Murdoch a été perturbée par une action de l'antenne britannique du groupe d'activistes écologistes Extinction Rebellion. Ainsi, des titres tels que le Sun, le Times, le Telegraph, mais aussi le Daily Mail, qui n'appartient pas au groupe, et figurent tous parmi les titres proches de la droite conservatrice, ont vu leurs imprimeries être bloquées par les militants.


Ceux-ci ont exigé de "libérer la liberté", en reprochant notamment à ces titres de ne pas traiter sérieusement "lrugence climatique et écologique". 13 personnes ont été interpellées après s'être enchaîné à des structures en bambou empêchant les camions, remplis de journaux, d'en sortir.

GARE DU NORD

Un chantier gigantesque pour lifter la première gare d'Europe, mené de front par Auchan, Ceetrus et SNCF Gares & Connexions. Mais avec un rival puissant : la mairie de Paris, qui vient de déposer auprès du préfet d'Ile-de-France un recours contre le projet de rénovation de la gare du Nord, plus grande d'Europe, vieille de 155 ans.


Alors que l'Etat a délivré son permis de construire, consécutivement au feu vert donné par le préfet de région début juillet, la Mairie avait fustigé le projet, jugé trop "commercial", et "contraire aux exigences écologiques et urbaines" portées par la majorité PS/EELV réélue fin juin. 


Le projet prévoyait notamment un passage de 36.000 à 124.000 m², la construction de nombreux commerces, bureaux et équipements culturels, ainsi qu'un toit terrasse végétalisé d'un hectare, doté d'une piste de trail, un parking pour 2000 vélos et une grande nef transversale.


Le projet, que le premier adjoint Emmanuel Grégoire a comparé à "un Notre-Dame-des-Landes en plein Paris", laissant imaginer la mise en place d'une Zad dans la capitale, avait aussi été jugé "inacceptable" et "pharaonique" par un collectif d'architectes de renom, parmi lesquels Jean Nouvel et Roland Castro

Une vingtaine d'architectes de renom, dont Jean Nouvel et Roland Castro.

BRESIL

La guerre des nerfs entre Jair Bolsonaro et l'ONG se poursuit. Dans un contexte où les défenseurs de l'environnement pointent du doigt l'inaction du chef d'Etat d'extrême droite, ce dernier a déploré le fait qu'il n'arrivait "pas à tuer ce cancer que sont la plupart des ONG", les traitant par ailleurs de "salopards" du fait que ce dernier mettait "le feu à l'Amazonie".


C'était une réponse à une campagne lancée par plusieurs ONG intitulée "Defundbolsonaro.org" pour appeler à ce que tous les contrats liés avec le Brésil soient conditionnés à la prise d'engagements fermes pour la préservation de l'Amazonie, qui a brûlé plus que jamais ces derniers temps. 


A cette réaction outrancière, Human Rights Watch (HRW) a répondu dans la foulée en constatant que Bolsonaro montrait "son mépris total pour les actions des ONG" et que "ses politiques anti-environnement ont accéléré la destruction de la forêt, avec de graves conséquences pour ceux qui la défendent mais aussi pour la santé de milliers de personnes qui respirent de l'air toxique à cause des incendies".


"On dirait que Bolsonaro est responsable de tout ce qui se passe en Amazonie, mais beaucoup d'informations contenues dans ces campagnes sont fabriquées et mal intentionnées", a pour sa part défendu le ministre du Cabinet de Sécurité institutionnelle, tout en reconnaissant que le gouvernement pouvait "améliorer" sa politique sur le sujet, alors que la forêt a vu émerger 29.307 foyers au mois d'août.

INCENDIES EN SIBÉRIE : HAUSSE RECORD DES ÉMISSIONS DE CO2 


Les incendies qui ont fait rage cet été en Sibérie ont provoqué des émissions record de CO2, contribuant au réchauffement de la planète, indique le service européen Copernicus sur le changement climatique. Se basant sur les observations satellitaires, les scientifiques de Copernicus ont évalué les émissions des feux à l'intérieur du cercle arctique à 244 mégatonnes (une mégatonne égale un million de tonnes) de CO2 entre le 1er janvier et le 31 août, contre 181 mégatonnes pour toute l'année 2019. En prenant en compte les zones sibériennes hors cercle arctique, les feux ont également battu des records d'émissions, avec 540 mégatonnes d'émissions de CO2 de juin à août    


C'est la deuxième année de suite que la Sibérie est ravagée par de gigantesques incendies, favorisés par des températures record dépassant en moyenne de plus de 5°C les normales de saison. Associée à des sols moins humides que la normale, phénomène également favorisé par le réchauffement, cette canicule a engendré des conditions idéales à la prolifération des incendies qui ont ravagé les immenses forêts de la région. Selon Copernicus, certains de ces feux auraient même pu être déclenchés par des incendies "zombies", qui auraient subsisté sous la surface depuis les incendies déjà sans précédent de 2019.

NEONICOTINOÏDES

Le Conseil national de la transition écologique s'est penché, mardi 1er septembre, sur le projet de loi honni par les associations de défense de l'environnement autorisant des dérogations, jusqu'en 2023 au maximum, pour utiliser des néonicotinoïdes, ces tueurs d'abeille, qui doit être présenté jeudi en Conseil des ministres.


Les associations présentes (nombre d'entre elles avait boycotté la réunion en dénonçant le "mépris" du gouvernement) se sont notamment interrogées sur la raison pour laquelle le projet de loi ne limitait pas cette dérogation aux seules betteraves, à quoi le ministère de la transition écologique a répondu en assurant que le "périmètre (d'utilisation) sera précisé dans l'arrêté de dérogation et sera bien limité aux betteraves", mais qu'inscrire la limitation dans le texte législatif lui-même aurait exposé à une censure du Conseil constitutionnel pour "rupture d'égalité devant la loi".


La ministre Barbara Pompili avait de son côté reconnu qu'il était "très désagréable de défaire ce que l'on faisait" et assuré que les néonicotinoïdes seraient "complètement interdits très vite", rappelant que cette dérogation valait pour aider les cultivateurs à surmonter les faibles récoltes à venir.

POLLUTION

D'où vient la pollution constatée lundi 31 août dans la rivière de la Sambre, à Maubeuge, dans le département du Nord ? Les premières analyses sont tombées, au sujet de cette pollution située deux kilomètres en amont et en aval d'une écluse située dans la ville, et il s'agit d'une matière ferreuse. 


Pourquoi s'est-elle déversée dans la rivière ? Une des hypothèses de travail des enquêteurs se dirige vers la rupture d'une canalisation, a indiqué la préfecture, qui a toutefois noté qu'"aucune mortalité piscicole n'a été constatée", tandis que "la concentration en oxygène peut être caractérisée comme habituelle".

STATISTIQUE

Le mois d'août en France a été supérieur de 2 degrés à la normale en termes de températures. L'été 2020 figure ainsi dans les 10 été les plus chauds, dont sept ont été recensés depuis 2003. 

FRET FERROVIAIRE

Que devient le plan de relance de fret ferroviaire promis par Emmanuel Macron et Jean Castex lors de la deuxième quinzaine de juillet ? Alors que l'exécutif assurait l'ouverture d'autoroutes ferroviaires financièrement attractives pour limiter le nombre de poids-lourds sur la route, les premiers éléments se font jour. 


Une alliance baptisée 4F, réunissant compagnies ferroviaires, opérateurs de transport et chargeurs, ont présenté au gouvernement des propositions chiffrées à 16 milliards d'ici 2030, reprises par la Convention citoyenne pour le climat, avec pour ambition de doubler la part du fret ferroviaire de 9 à 18% dans le transport intérieur de marchandises en France, alors que la route en assure aujourd'hui 89%.


En atteignant cette part, la France ne ferait que rattraper son retard vis à vis de la moyenne européenne, qui ambitionne, dans le même temps, d'arriver à 30% en 2030.


Sacrifié à la première grève, souffrant de matériel peu moderne, le fret bénéficierait, selon ce plan, d'une enveloppe de 2,8 milliards consacrée à "la sauvegarde de l'existant", via la maintenance des petites lignes et des premiers efforts à faire pour relancer le secteur, notamment au travers de la baisse des péages.


Viendra ensuite, entre 2025 et 2030, une enveloppe de 13 milliards d'euros consacrés à de gros travaux de modernisation et d'adaptation des infrastructures, notamment faire en sorte que les voies puissent accueillir des trains plus hauts et davantage chargés.


Comment ces travaux seront-ils financés ? En "grande partie" par des financements européens, assure 4F, tandis que le ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari a assuré que la France ferait en sorte "d'investir beaucoup dans les infrastructures" , sans préciser de montant. C'est le 3 septembre que le gouvernement fera ses annonces.

SRI LANKA

Confrontée à une mortalité très élevée de ses éléphants sauvages et de ses cerfs, le Sri Lanka a annoncé vendredi 28 août l'interdiction prochaine de l'importation de produits plastiques, a annoncé son ministre de l'Environnement Mahinda Amaraweera. 


Ce polluant est une des causes majeures de la mort de ces mammifères, dont les autopsies montrent continuellement la présence de kilos de plastiques, ingérés quand ils s'en nourrissent dans les décharges où ils ont leurs habitudes.


"Les plastiques causent des dommages incalculables à notre faune", a précisé le ministre, alors que la fabrication ou l'importation de plastique non biodégradable est déjà interdite depuis 2017. 

UNE ASSOCIATION PORTE PLAINTE CONTRE L'ÉTAT 


L'association Eau et Rivières de Bretagne a déposé plainte contre l'Etat devant la Commission européenne, l'accusant de "détourner" la réglementation européenne sur la qualité des eaux de baignade dans le Finistère. La plainte a été déposée le 21 août auprès de la Commission européenne, "garante de l'application des directives européennes, pour manquement lors de la transposition de la directive 2006/7/CE" sur les eaux de baignade.


L'Etat doit analyser régulièrement la qualité des eaux de baignade mais "les pollutions accidentelles de moins de 72 heures peuvent être qualifiées de 'pollution à court terme' et ne pas être prises en compte dans le classement des eaux de baignade dès lors que la cause est clairement identifiable et que des mesures sont prises pour que cela ne se reproduise pas", explique l'association dans un communiqué. Or les fermetures de plages dans l'ouest de Finistère "sont corrélées au paramètre pluviométrique", selon plusieurs associations bretonnes.


"L'astuce pour l'État consiste à considérer la pluie comme un facteur de pollution et à accepter la fermeture des plages concernées comme une 'pollution à court terme' sans qu'on cherche véritablement à résorber la cause de ces pollutions bactériologiques", poursuit Eau et rivières, rappelant qu'il "ne pleut pas des bactéries" et que la pluie en pays d'Iroise "n'est pas une situation que l'on peut qualifier d''anormale'".


"En considérant les phénomènes de pluie comme des causes de pollution, l'État français détourne la réglementation européenne", ce qui fait que le public n'est "pas en mesure de connaître précisément l'état des eaux", dénonce l'association. Une situation qui a pour conséquence l'absence de prévention des pollutions, notamment pour "obliger les activités polluantes à limiter les aspersions de bactéries fécales en amont des sites de baignade", souligne Eau et Rivières. De plus, la qualité des eaux de baignade "augmente artificiellement" alors qu'elle s'accompagne paradoxalement "d'un taux élevé de fermetures préventives". L'association cite l'exemple d'une plage bretonne fermée 36 % du temps de la période estivale entre 2015 et 2017.

AMAZONIE

Des paroles mais de l'inaction. Un an après l'alerte mondiale donnée face au désastre en cours en Amazonie, des militants de Greenpeace s'était donné rendez-vous, jeudi, pour rappeler le gouvernement français à ses prises de conscience, devant le ministère de l'Agriculture, de la Transition énergétique ou encore la Tour Eiffel. 


Il y a un an, en plein G7, le président Macron avait reconnu que la France avait "une part de complicité" dans les incendies qui embrasaient le "poumon de la planète", en raison de ses exportations qui incitaient en partie l'agro-industrie brésilienne à brûler des surfaces forestières pour répondre aux demandes agricoles hexagonales (soja, viande bovine etc.)


Depuis, juge la chargée de campagne de l'ONG pour les Forêts Cécile Leuba, "absolument rien n'a été fait pour mettre un terme à la responsabilité de la France dans la destruction irréversible" de la forêt.

RECYCLAGE


Vieux meubles, matelas, abat-jour... Chaque année, les Français jettent 3,6 millions de tonnes d'encombrants. Pour éviter le gaspillage, certains ont décidé de leur donner une nouvelle vie et réussissent même parfois à en vivre.

Gaspillage : comment les encombrants retrouvent-ils une deuxième vie ?

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Retrouvez dans le fil ci-dessus toutes les informations sur les questions environnementales. 

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