ÉCOLOGIE, LE LIVE - Des taux de CO2 records malgré les confinements dus au Covid-19

La centrale à charbon de Belchatow, en Pologne.

EN DIRECT - Incontournable, urgente : la question environnementale devient fondamentale, sinon dans les décisions politiques, au moins dans les discours. Etudes, polémiques, manifestations... Retrouvez toutes les dernières infos sur cet enjeu majeur.

Live

DES TAUX DE CO2 RECORDS MALGRÉ LES CONFINEMENTS


Le ralentissement industriel dû à la pandémie n'a pas freiné l'augmentation record des concentrations de CO2, le principal gaz à effet de serre persistant dans l'atmosphère, indique l'ONU ce lundi. Selon le Bulletin annuel de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence onusienne, la concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère a brutalement augmenté en 2019 - la moyenne annuelle franchissant le seuil des 410 parties par million - et la hausse s'est poursuivie en 2020.


"La baisse des émissions liée au confinement ne représente qu'un petit point sur la courbe à long terme. Or, nous devons aplatir cette dernière de façon durable", a déclaré le Secrétaire général de l'OMM, Petteri Taalas. 


Selon le bulletin de l'OMM, pendant la période la plus intense d'arrêt des activités économiques, les émissions quotidiennes mondiales de CO2 ont enregistré une diminution allant jusqu'à 17% en raison du confinement. Alors que la durée et la sévérité des mesures de confinement restent encore floues, l'OMM juge très difficile d'estimer la réduction annuelle totale des émissions en 2020, mais elle estime toutefois que, selon des estimations préliminaires, cette réduction sera de l'ordre de 4,2% à 7,5%. 


Une telle réduction des émissions n'entraînera toutefois pas de diminution des concentrations de CO2 dans l'atmosphère cette année car ces concentrations sont le résultat des émissions passées et actuelles cumulées. En résumé, la concentration de CO2 va continuer à augmenter cette année, mais à un rythme légèrement réduit, ne dépassant pas les fluctuations habituelles du cycle du carbone observées d'une année sur l'autre.

DES TAUX DE CO2 RECORDS MALGRÉ LES CONFINEMENTS


Le ralentissement industriel dû à la pandémie n'a pas freiné l'augmentation record des concentrations de CO2, le principal gaz à effet de serre persistant dans l'atmosphère, indique l'ONU ce lundi. Selon le Bulletin annuel de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence onusienne, la concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère a brutalement augmenté en 2019 - la moyenne annuelle franchissant le seuil des 410 parties par million - et la hausse s'est poursuivie en 2020.


"La baisse des émissions liée au confinement ne représente qu'un petit point sur la courbe à long terme. Or, nous devons aplatir cette dernière de façon durable", a déclaré le Secrétaire général de l'OMM, Petteri Taalas. 


Selon le bulletin de l'OMM, pendant la période la plus intense d'arrêt des activités économiques, les émissions quotidiennes mondiales de CO2 ont enregistré une diminution allant jusqu'à 17% en raison du confinement. Alors que la durée et la sévérité des mesures de confinement restent encore floues, l'OMM juge très difficile d'estimer la réduction annuelle totale des émissions en 2020, mais elle estime toutefois que, selon des estimations préliminaires, cette réduction sera de l'ordre de 4,2% à 7,5%. 


Une telle réduction des émissions n'entraînera toutefois pas de diminution des concentrations de CO2 dans l'atmosphère cette année car ces concentrations sont le résultat des émissions passées et actuelles cumulées. En résumé, la concentration de CO2 va continuer à augmenter cette année, mais à un rythme légèrement réduit, ne dépassant pas les fluctuations habituelles du cycle du carbone observées d'une année sur l'autre.

ACCORD DE PARIS SUR LE CLIMAT


Le président américain Donald Trump a  de nouveau défendu dimanche sa décision de se retirer de l'accord de Paris sur le climat, qualifiant ce dernier d'"injuste et partial".


"L'accord de Paris n'a pas été conçu pour sauver l'environnement. Il a été conçu pour tuer l'économie américaine", a-t-il fustigé.


Les Etats-Unis ont officiellement quitté début novembre l'accord de Paris sur le climat signé en 2015 par 195 pays et qui vise à contenir la hausse des températures en dessous de 2 degrés et à se rapprocher plutôt de 1,5 degré. De son côté Joe Biden a promis que le pays rejoindrait cet accord dès son premier jour à la Maison-blanche en janvier 2021.

CARBONEUTRALITÉ 


Le gouvernement canadien a présenté jeudi un projet de loi pour permettre au Canada d'atteindre la "carboneutralité" dans ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050.


Ce projet vise à ce que les "engagements envers un objectif zéro émission nette d'ici 2050" pris par le gouvernement fassent partie de la loi, a indiqué le Premier ministre Justin Trudeau. Le projet de loi ne fixe cependant aucun nouvel objectif de réduction des gaz à effet de serre pour 2030.

L'ÉTAT CONTRAINT


Que met en œuvre le gouvernement pour lutter contre le réchauffement climatique ? C'est à cette question que l'exécutif va devoir répondre, sur injonction du Conseil d'État, dans un délai de trois mois.


La plus haute juridiction administrative française se prononce ainsi pour la première fois dans un contentieux lié au changement climatique, après avoir été saisie par la commune de Grande-Synthe, rejointe par d'autres communes, tandis que des ONG ont entamé une action similaire.


Cette action s'inscrivait dans un contexte où l'État se voit reprocher son "inaction climatique", illustrée par son incapacité à tenir les engagements pris dans le cadre de l'accord de Paris. Alors que Paris a promis d'atteindre une baisse de 40% des émissions carbone en 2030 par rapport à leur niveau de 1990, les requérants ont observé que les budgets carbone adoptés dans ce cadre avaient tous été dépassés et les engagements de l'État, revus à la baisse.


Se satisfaisant d'"un arrêt historique", l'avocate de la commune de Grande-Synthe, Corinne Lepage, a jugé que "le Conseil d'État souligne que l'État a des obligations non pas de moyens mais de résultats*. À deux reprises, il utilise le mot d''effectivité', ce qui veut bien dire que les politiques ne doivent pas être seulement de jolis engagements sur le papier".

FONTE DES GLACIERS AU GROENLAND


La fonte des glaciers, un phénomène plus rapide que prévu? Les trois plus importants glaciers du Groenland, qui contiennent suffisamment d'eau pour faire monter le niveau de la mer de plus d'un mètre, pourraient fondre plus vite que même les prédictions les plus alarmistes l'estimaient, selon une étude publiée mardi 17 novembre.


"Les mesures historiques réalisées au XIXe et au XXe siècle pourraient cacher d'importantes informations qui peuvent améliorer de façon importante nos futures projections", a indiqué Shfaqat Abbas Khan, de l'université technique du Danemark. 


Les experts climat de l'ONU (Giec) estiment que la fonte des glaces, venue des glaciers ou des calottes, pourrait faire monter le niveau des mers entre 30 et 110 cm d'ici la fin du siècle, en fonction des niveaux d'émissions de gaz à effet de serre.


Selon les modèles climatiques mettant en œuvre le scénario du pire, les trois glaciers du Groenland mentionnés contribueraient à une augmentation du niveau des océans entre 9,1 et 14,9 mm d'ici 2100.Mais l'étude du mardi 17 novembre souligne que ce scénario prévoyait une hausse des températures quatre fois plus importante au XXe siècle, qui a déjà vu une contribution de ces glaciers de 8mm. 


Selon Shfaqat Abbas Khan,"le scénario du pire est sous-estimé. Pour les trois glaciers étudiés, la perte de glace pourrait être trois ou quatre fois plus importante que les prévisions ne l'anticipaient".

REINTRODUCTION DU CASTOR


Le castor n'avait pas remis les pieds en Camargue depuis 40 ans. Mais selon les observations de scientifiques, celui-ci serait de retour depuis cet automne dans le delta. "On a vu des traces sur le site des Grandes Cabanes à plusieurs endroits et on a réussi à le prendre en photo grâce à un piège photo, mais pas encore à le voir", a expliqué à l'AFP Claire Tetrel, conservatrice du domaine des Grandes cabanes du Vaccarès-Sud, dans le parc de Camargue.


L'animal, semi-aquatique, est arrivé dans cet endroit depuis un bras du Rhône où l'espèce est présente, "via le canal d'irrigation du site", a précisé de son côté l'Office français de la biodiversité (OFB) dans un communiqué. "Il a trouvé ici des conditions favorables à sa présence : canal d’eau douce à faible courant et faible pente, berges boisées en bon état avec des salicacées (comme les saules) et une grande quiétude", rapporte l'OFB. Pour Claire Tetrel, il s'agit d"un bon signe pour l'espèce".


Quasiment éteinte au début du XIXe siècle en raison de la chasse intensive dont il faisait l'objet, le castor a survécu uniquement dans le Gard, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône. "Il a ensuite recolonisé toute la France en remontant le Rhône", explique-t-elle, ainsi que "grâce à des opérations de réintroduction"

FORAGES DANS L'ARCTIQUE


Malgré sa défaite face à Joe Biden, Donald Trump s'entête à faire comme si de rien n'était. Dans un effort de dernière minute pour atteindre son but d'autoriser des forages dans le refuge national de la faune de l'Arctique, la plus grande zone naturelle protégée du pays, il a lancé formellement la procédure de vente de concessions pétrolières et gazières dans cette zone. Cela signifie que la vente pourrait intervenir avant le 20 janvier, date d'investiture de Joe Biden. Le nouveau président des Etats-Unis, qui a promis de protéger cette région côtière du nord-est de l'Alaska, devrait ainsi hériter de ce dossier brûlant. Il a aussi prévu d'interdire les nouveaux permis de forage de pétrole et de gaz sur les terres appartenant à l'Etat ainsi qu'en pleine mer.


En août dernier, le ministère de l'Intérieur avait déjà approuvé un programme ouvrant la voie à des forages sur une zone côtière longeant l'océan Arctique, portant au total sur 6.500 kilomètres carrés. La première de ces opérations pourrait concerner 1.600 kilomètres carrés.

VERS LA FIN DES VOITURES NEUVES A MOTEUR THERMIQUE AU QUEBEC 


Le gouvernement québécois a annoncé l'interdiction de la vente de voitures neuves à moteur thermique deviendra interdite en 2035. La province mise sur l'électrification des transports pour réduire ses gaz à effet de serre.

"C'est réaliste de viser 2035", a déclaré François Legault, Premier ministre de la deuxième province la plus peuplée du Canada. Il a dévoilé un plan pour réduire de 37,5% les émissions de gaz à effet de serre (GES) du Québec d'ici 2030 par rapport à leur niveau de 1990.


Le Québec prévoit d'investir 6,7 milliards de dollars canadiens (4,3 milliards d'euros) dans les cinq prochaines années dans le cadre de ses objectifs de réduction de gaz à effet de serre d'ici 2030. Plus de la moitié de cette somme sera consacrée à l'électrification des transports, secteur responsable de 43% des émissions totales de GES de la province, riche en hydro-électricité. La province s'est donnée pour objectif d'avoir en circulation 1,5 million de véhicules électriques sur ses routes en 2030.


Le Québec rejoint ainsi en Amérique du Nord les rangs de la Californie, souhaite elle aussi interdire les ventes de voitures neuves à moteurs thermiques pour 2035. En Europe, plusieurs pays ont annoncé des objectifs similaires pour 2025 (Norvège), 2030 (Suède et Danemark notamment) ou 2040 (France et Royaume-Uni).  

AUSTRALIE 


Des scientifiques préviennent que l'Australie doit se préparer à vivre des catastrophes naturelles bien pires que celles qu'elle a vécues. 2019 a été l'année la plus chaude et des incendies d'une ampleur exceptionnelle ont eu lieu, faisant 33 morts et détruisant l'équivalent de la superficie du Royaume-Uni. "Dans dix ou vingt ans, nous ne dirons pas que 2019 a été très chaud - 2019 sera juste normal, a déclaré Jaci Brown, directrice du Centre des sciences du climat de la CSIRO. Au siècle prochain, cette décennie sera considérée comme fraîche".

NOUVELLE ESPECE


Une nouvelle espèce de singe a été découverte en Birmanie, ont annoncé mercredi les équipes de chercheurs à l'origine de cette rare découverte. Le petit primate, dont le corps mesure entre 50 et 60 centimètres, a été baptisé Popa langur par les chercheurs du Centre de primatologie allemand (DPZ) et de l'ONG environnementale Fauna and Flora International (FFI), qui l'ont identifié après de longues recherches.


Appartenant à la famille des "langur" (Trachypithecus, de son nom scientifique), singe endémique du sous-continent indien et d'Asie du sud-est, il diffère notamment par sa couleur, la longueur de sa queue et la taille de son crâne, selon les chercheurs. Il a été baptisé du nom du mont Popa, site sacré bâti sur un ancien volcan dans le centre de la Birmanie. C'est là où a été localisé le plus important groupe de l'espèce, fort d'une centaine d'individus. Trois autres groupes de "Trachypithecus popa" ont été identifiés, toujours dans le centre de la Birmanie, pour un total d'entre 200 et 250 individus. "A peine identifié, le Popa langur est déjà menacé d'extinction", a averti Frank Momberg, un des chercheurs du FFI, cité dans un communiqué.

CONSEIL D'ETAT

L'Etat - et ses représentants - va bientôt s'expliquer sur sa politique en matière de lutte contre le réchauffement climatique. C'est ce qu'a décidé, lundi 9 novembre, le Conseil d'Etat, après qu'un collectif d'ONG et le député écologiste Damien Carême avait saisi la juridiction suprême en France pour "inaction climatique" du gouvernement.


L'Etat, pas représenté à l'audience, avait demandé un rejet des demandes, ce que le Conseil d'Etat a refusé de faire, recommandant une "mesure supplémentaire d'instruction" d'une période de trois mois, pendant laquelle le gouvernement devrait exposer concrètement les mesures prises pour atteindre les objectifs en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) prévus notamment par la "Stratégie nationale bas carbone".


Prévoyant d'atteindre la neutralité carbone en 2050, avec une réduction des émissions de 40% par rapport à 1990 en 2030, le gouvernement est intimé de préciser son "calendrier des actions", devant "l'urgence climatique", a précisé le Conseil d'Etat. En bref : dépasser le programmatique pour aller vers des mesures contraignantes.


Sa dernière version, adoptée en avril 2020, prévoit de réduire les émissions de 40% (par rapport à 1990) en 2030 et d'atteindre la neutralité carbone en 2050.


Or, en la matière, "le coeur du sujet est le calendrier des actions", puisqu'il "y a bien urgence climatique aujourd'hui", a poursuivi le rapporteur. Et les engagements de la France, dans le cadre de l'accord de Paris, des législations européennes ou nationales ne peuvent avoir "un objectif uniquement programmatique mais bien contraignant".

DEMI-TEINTE

Confinement : la pollution de l'air a bien moins diminué qu'au printemps

MENACE SUR DES MANCHOTS


Le plus grand iceberg au monde, dénommé A68 depuis qu'il s'est détaché en 2017 de la péninsule antarctique, pourrait heurter l'île britannique de Géorgie du Sud, dans l'Atlantique Sud, avertissent des scientifiques. Résultat, plusieurs milliers de manchots royaux et de phoques qui y vivent pourraient ne plus être en mesure de se nourrir correctement.


D'une dimension de 160 kilomètres de long et 48 de large, mais moins de 200 mètres de profondeur, le méga-iceberg pourrait se rapprocher dangereusement des côtes. "La probabilité d'une collision est de 50/50", explique Andrew Fleming du British Antarctic Survey à l'AFP. L'iceberg, qui s'était décroché sous l'effet du réchauffement climatique, pourrait aussi bouleverser l'écosystème des fonds marins, qui pourrait mettre des décennies, voire des siècles à se rétablir. 

ACCORD DE PARIS


Si Joe Biden remporte la victoire, les Etats-Unis rejoindront dans 77 jours l’accord de Paris sur le climat, qu’ils ont officiellement quitté ce mercredi, fait savoir sur Twitter le candidat démocrate.

LES NÉONICOTINOÏDES À NOUVEAU AUTORISÉS


Le Parlement a autorisé mercredi, via un ultime vote du Sénat, le retour temporaire des néonicotinoïdes, insecticides tueurs d'abeilles, pour "sauver" la filière betterave, un texte dénoncé à gauche comme un "recul environnemental". Après l'Assemblée nationale, le Sénat à majorité de droite a voté le projet de loi par 183 voix contre 130, ce vote valant adoption définitive.

ABATTAGE DE VISONS AU DANEMARK 


Le mois dernier, la Première Ministre danoise avait annoncé et entamé l'abattage de centaines de milliers de visons en raison de l'épidémie de Covid-19 dans de nombreux élevages. Ce mercredi, on apprend qu'en réalité, il s'agira de cibler des millions d'animaux, en raison d'une mutation du virus. 


Premier exportateur mondial de peaux de visons destiné au marché de la fourrure, le royaume scandinave est confronté depuis juin à des cas de coronavirus dans de nombreux élevages, principalement dans le nord de la région du Jutland, la partie continentale du Danemark dans l'ouest du pays.

POLLUTION DE L'EAU


Huit lagunes de Méditerranée sur les 10 suivies dans le cadre d’une étude pilote de l'"Observatoire des lagunes (Obslag) Pesticides", publié mercredi par l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et l’Ifremer, sont fortement contaminées par les pesticides avec un "risque préoccupant pour la santé de ces écosystèmes et leur biodiversité". 


Entre 2017 et 2019, le laboratoire Environnement Ressources Languedoc Roussillon de l’Ifremer, basé à Sète (Hérault), a traqué 72 pesticides grâce à des échantillonneurs passifs immergés durant trois semaines à trois périodes de l’année dans 10 lagunes méditerranéennes: les étangs de Canet, de Bages-Sigean, de l’Ayrolle, de la Palme, de Thau, de Vic, du Méjean, de l’Or, de Berre, et de Biguglia.


 L’étang de l’Or, près de Montpellier, est la lagune où le risque lié à la présence de pesticides est le plus prégnant, selon cette étude. Seuls les étangs de la Palme (Aude) et de Biguglia (Corse) présentent un risque faible. Entre 15 et 39 pesticides ont été retrouvés dans chaque lagune étudiée alors que ces milieux naturels sont parmi les écosystèmes les plus riches en termes d'habitats et de biodiversité marines. 


Deux herbicides inquiètent particulièrement les scientifiques: le s-métolachlor et le glyphosate, souligne l'étude qui insiste sur la problématique à part entière qu'engendre le cumul des pesticides. Ainsi, selon les scientifiques, même si l’on parvenait à supprimer l’effet individuel des substances en réduisant leur concentration en deçà de leur valeur-seuil, l’effet du cumul des pesticides entraînerait encore un risque chronique pour 84 % des prélèvements réalisés dans le cadre de cette étude. 

POLLUTION

Qu'est-ce que l'UE reproche à la France ? De n'avoir pas agi pour protéger ses concitoyens de la pollution aux particules fines PM10. Explications.

Pollution de l'air : la France renvoyée devant la justice de l'UE pour "non-respect systématique" des règles

RECOMPOSITION DES GLACES

Aux rayons des bonnes nouvelles, cette statistique, délivrée par le climatologue et directeur de recherche au CNRS Christophe Cassou.

QUALITE DE L'AIR

Au premier jour de reconfinement, la France épinglée. La Commission européenne a décidé de renvoyer le pays devant la Cour de justice de l'UE pour "non respect de son obligation de protection des citoyens contre la mauvaise qualité de l'air". Les accusations sont lourdes puisque Bruxelles reproche à la France de violer de façon "systématique" les règles européennes en la matière, et notamment en ce qui concerne les seuils de particule PM10, dépassés à Paris depuis douze ans et en Martinique depuis quatorze ans".

PANDEMIE

Du fait du réchauffement climatique, les pandémies seront plus fréquentes et plus meurtrières. C'est le constat accablant, sans pour autant contenir grand chose de nouveau, dressé par des experts de l'Onu, après avoir constaté l'immense réservoir de virus inconnus dans le monde animal, dont les déplacements forcés, soit en lien avec le trafic humain, soit par la destruction de leur habitat naturel, les rapproche dangereusement de l'homme.


En 2018, la revue Science avait établi à 1,7 million le nombre de virus inconnus, dont le transit vers l'humain était facilité par le rapprochement entre animaux sauvages, animaux d'élevage et présence humaine.


"Les mêmes activités moteurs du changement climatique et de la destruction de la biodiversité stimulent les risques de pandémie en raison de leurs impacts sur notre environnement", posent les experts, qui appellent à réduire l'empreinte humaine sur la nature : réduire la déforestation, montrer aux responsables le coût financier futur de ces dégradations pour inciter à investir contre ces projets : il en coûterait ainsi 100 fois moins de dépenser aujourd'hui pour intégrer la prévention de ces pandémies plutôt que de devoir y faire face.

AUSTRALIE

Après des années 2019 et 2020 pour le moins catastrophiques, marquées par des feux ravageant la faune et la flore sur des millions d'hectares, la commission des incendies prévient que les catastrophes à venir "seront malheureusement plus fréquentes et plus graves", pour un coût financier atteignant potentiellement 27 milliards de dollars d'ici 2050. Et on ne parle là que du coût lié aux incendies et pas les autres catastrophes liées a changement climatique (hausse du niveau des mers, intensification des cyclones, certes moins nombreux, hausse du nombre d'inondations).

 CRI D'ALARME POUR LA BANQUISE


En Arctique, la superficie de la banquise n'a jamais été aussi faible pour un mois d'octobre, selon des données présentées mercredi par l'Institut météorologique danois (DMI). Selon des données satellites préliminaires, sa superficie était de 6,5 millions de kilomètres carrés le 27 octobre.


"Le taux de croissance de la banquise est plus lent que la normale", a indiqué à l'AFP Rasmus Tonboe, expert au DMI, qui parle d'un mois d'octobre "record" depuis le début des mesures satellites en 1979. Pour le seul mois d'octobre, la couche de glace a rétréci de 8,2% sur dix ans.


En cause, une mer plus chaude que d'habitude qui empêche la formation des glaces avec des températures supérieures à la normale de 2 à 4 degrés dans la partie orientale de l'Arctique au nord de la Sibérie, et de 1 à 2 degrés plus chaudes dans la baie de Baffin, entre le Groenland et le Canada, d'après les données avancées par l'organisme danois.


"C'est une tendance que nous avons constatée ces dernières années avec une saison plus longue d'eau libre, ce qui fait que le soleil réchauffe la mer plus longtemps, ce qui entraîne des hivers plus courts, de sorte que la glace ne s'épaissit plus autant qu'auparavant", a résumé le scientifique.

LA MENACE CLIMATIQUE EN ARCTIQUE


Des scientifiques ont découvert des traces de méthane dans la région de l'Arctique. De hauts niveaux de cet hydrocarbure ont été découverts à 350 mètres de la mer de Laptev, près de la Russie, ainsi que d'autres traces de gaz révèle le quotidien britannique The Guardian. A la surface, les quantités sont 4 à 8 fois plus élevées que la normale et s'évaporent dans l'atmosphère. Une nouvelle inquiétante : le méthane a eu 80 fois plus d'effet que les émissions de CO2 (dioxyde de carbone) au cours des 20 dernières années.


Le méthane pourrait accélérer les effets du réchauffement climatique. Un chamboulement de l'Arctique fait partie des pires scénarios catastrophes redoutés les scientifiques. 


"A l'heure actuelle, il est peu probable que l'on ressente un impact majeur sur le réchauffement climatique, mais le processus est en marche, a expliqué au journal Örjan Gustafsson, scientifique suédois qui travaille au sein de l'université de Stockholm. La structure des hydrates de méthane du versant de la Mer de Sibérie orientale a été perturbé et la machine est lancée."


Ces dernières années, des températures dépassant les normales de 20 à 30 degrés ont été observées plusieurs fois en Arctique. Fin décembre 2015, le pôle Nord a ainsi connu des températures positives alors que la normale 1958- 2002 pour cette période est de - 28 °C, comme le rapporte Météo France.

FLAMANVILLE


Un premier camion transportant de l'uranium enrichi, un combustible nucléaire, est arrivé lundi à minuit sur le site du réacteur EPR de Flamanville (Manche) en construction, a annoncé Greenpeace France. En provenance de l'usine Framatome de Romans-sur-Isère (Drôme), il était escorté "par une dizaine de véhicules de police et de gendarmerie ainsi qu'un hélicoptère", a annoncé à l'AFP Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace, précisant qu’un précédent convoi, arrivé à 22H00, "était un leurre".


Interrogée lundi par l'AFP, la direction d'EDF à Flamanville a indiqué qu'elle ne communiquerait pas sur le sujet.


L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait annoncé officiellement il y a deux semaines avoir donné son feu vert à l'opération, précisant que le combustible sera "entreposé dans la piscine du bâtiment prévu à cette fin". "Cette autorisation est l'une des étapes préalables à la mise en service du réacteur EPR de Flamanville. La mise en service de l'installation, c'est-à-dire le chargement du combustible dans la cuve du réacteur, reste soumise à l'autorisation de l'ASN. Elle fera également l'objet d'une consultation préalable du public", avait indiqué le gendarme du nucléaire.

CENTRALE AU FIOUL


La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili avait demandé de réorienter le projet : l'administration guyanaise a néanmoins donné son feu vert pour la construction d'une centrale controversée d'EDF en Guyane. Par arrêté préfectoral du 23 octobre, le préfet de Guyane, Marc del Grande, a "autorisé" la mise en exploitation de la "centrale thermique" d'EDF Pei, dans une forêt marécageuse de la commune de Matoury. "A la mise en service de la centrale thermique, les moteurs fonctionnent au fioul domestique", annonce l'arrêté préfectoral.


Le 17 octobre 2020, Barbara Pompili avait pourtant annoncé dans un communiqué "qu'il était hors de question de miser sur le fioul". "Au regard de l'impact écologique d'un tel projet", la ministre indiquait avoir "demandé de le réorienter" vers une centrale fonctionnant "aux biocarburants" et ce "dès sa mise en service" annoncée pour 2024.


"Il y a une cohérence totale entre les déclarations de la Ministre et l'évolution que nous engagerons sur le dossier", assure Jean-Bernard Lévy, PDG d'EDF, dans une réaction transmise à l'AFP.


L'arrêté préfectoral demande à EDF Pei (Production électrique insulaire) de fournir dans "un délai de deux ans", "une étude technico-économique de faisabilité" qui définira les "modalités de mise en oeuvre" d'une éventuelle conversion des moteurs au fioul en moteurs à "biocombustible". Les biocombustibles ne devront notamment pas provenir de matières premières "présentant un risque élevé d'induire des changements dans l'affectation des sols", excluant notamment huile de palme et soja, avait indiqué la ministre. L'arrêté préfectoral mentionne l'interdiction d'envisager un approvisionnement en "huile de palme" mais ne fait pas mention de la filière soja.

LOUPS PERDUS DU PARC ALPHA


Depuis les inondations meurtrières qui ont eu lieu début octobre dans les Alpes-Maritimes, sept loups du parc Alpha, à Saint-Martin-Vésubie, manquent toujours à l'appel. Parmi eux, un loup Arctique et six loups canadiens. 


"Ce sont des loups qui ne sont pas des loups sauvages, explique à LCI Eric Hansen, directeur de l'Office français de la biodiversité en PACA et en Corse. Ils sont nés et ont été élevés en captivité. (...) On s'est aperçus que les loups ont très vite retrouvé un instinct qui fait qu'ils sont de plus en plus à l'aise. Au début ils se déplaçaient assez peu et aujourd'hui on a des loups qui sont observés à différents endroits y compris à 10-12 km."


Au départ réunis en meute, les loups se sont par ailleurs éparpillés, rapporte notre journaliste Solenne Chavanne, qui a assisté aux opérations de recherche, toujours en cours. Cela rend les recherches "extrêmement difficiles", indique-t-elle. "C'est une course contre la montre. Les agents sont mobilisés jours et nuits." Peu habitués à chasser et en territoire inconnu, leur survie à l'approche de l'hiver est en effet fortement compromise. 


Si les habitants ont des chances de pouvoir croiser des loups sur leur chemin, il n'y aurait, selon le responsable animalier du parc Alpha Vincent Girault, aucun danger. "Depuis le temps qu'ils sont dehors, on a vu aucun signe d'agressivité à l'égard de l'humain. (...) Très sincèrement, il n'y a pas de risque qu'ils viennent attaquer l'homme.

POURQUOI LA FRANCE RALLUME-T-ELLE SES CENTRALES A CHARBON ? 


Un paradoxe qui n'en est pas un : au moment ou Fessenheim ferme, la France rallume ses centrales à charbon.

Pourquoi la France a-t-elle rallumé ses centrales à charbon ?

FERMETURE D'UN ZOO DANS LE TARN


Face à la maltraitance animale, le gouvernement semble désormais intraitable. La ministre de la Transition écologique a annoncé vendredi avoir ordonné la fermeture "définitive" du parc animalier des 3 vallées dans le Tarn en raison de "manquements majeurs" mettant en danger la sécurité des animaux, du personnel et des visiteurs. "Je n'aurai pas de tolérance : lorsqu'on accueille des animaux sauvages, on respecte les règles", a indiqué Barbara Pompili dans un tweet, évoquant des "animaux faméliques" et des "enclos insalubres". Tous les animaux de ce zoo devront être transférés d'ici un mois dans d'autres établissements.


Le ministère a fait savoir dans un communiqué qu'un "contrôle inopiné" avait eu lieu le 19 octobre "suite à de nombreux signalements". La députée de la 3ème circonscription de Haute-Garonne Corinne Vignon est l'une de celles qui a alerté le gouvernement. Sur le réseau social Twitter, elle se félicite de cette décision : "Bravo pour la réactivité du ministère qui a agit immédiatement et fermement !!!"


Le zoo, qui dit sur son site internet accueillir plus de 600 animaux de 70 espèces, dont une collection de fauves du monde entier, a précisé avoir reçu l'arrêté préfectoral de fermeture, avec l'obligation de transfert des animaux.

"Chacun connaît le caractère catastrophique de cette obligation de déplacement des animaux pour leur survie, en particulier les multiples jeunes qui viennent de naitre (girafon, antilopes, zèbres et bien d’autres)", a dénoncé le propriétaire Sauveur Ferrara dans un communiqué. Le propriétaire se dit victime d'une "campagne de dénigrement concertée" depuis qu'il a vendu fin 2019 le zoo de Pont-Scorff, près de Lorient, à l'ONG Rewild qui voulait "libérer les animaux". "Pourquoi un tel acharnement sur cette structure qui n’a vocation qu’à faire découvrir le monde du vivant et à faire rayonner notre département ?", a-t-il ajouté.

DISNEYLAND MISE SUR LE SOLEIL


Disneyland Paris a annoncé jeudi avoir entamé la construction d'une centrale solaire grande comme 24 terrains de football au-dessus du parking, dont la capacité de production représentera à terme 17% des besoins en énergie du site.


Le projet déploiera ainsi au-dessus de 17 hectares de places de stationnement des ombrières photovoltaïques, sortes d'auvents recouverts de 67.500 panneaux solaires, qui abriteront du même coup les visiteurs des intempéries ou du soleil, a détaillé Disneyland Paris, dans un communiqué publié à l'occasion de la Journée mondiale de l’Énergie.


Cette structure, construite en partenariat et coinvestissement avec le leader français du solaire photovoltaïque Urbasolar, "permet à la fois d'optimiser l'espace et d'améliorer le confort des visiteurs", a souligné auprès de l'AFP Damien Audric, directeur de l'aménagement de Disneyland Paris, première destination touristique privée en Europe.


"Cette centrale contribuera à la réduction des émissions gaz à effet de serre (GES) à hauteur d’environ 750 tonnes de CO2 par an au sein du territoire local de Val d’Europe en Seine et Marne ou le parc est implanté", a-t-il précisé.


Les 31 GWH d'électricité produits à terme correspondent "à l'équivalent de la consommation énergétique annuelle d'une ville de 14.500 habitants", a-t-il expliqué.


Selon Urbasolar, qui assurera la gestion et l'exploitation de cette centrale, il s'agira d'une des plus grandes à ombrières photovoltaïque en Europe.

CANADA


Le réchauffement climatique touche davantage les "premières nations", les peuples indigènes d'Amérique du Nord, d'après une nouvelle étude de Human Rights Watch publiée mercredi. 


La hausse des températures met en péril l'accès de ces populations à leurs ressources alimentaires traditionnelles, issues de la chasse, la cueillette ou la pêche. L'ONG accuse le Canada, l'un des dix principaux émetteur de gaz à effet de serre, de contribuer à empirer le phénomène.

LE COÛT COLOSSAL DE LA POLLUTION DE L'AIR


166 milliards d'euros : c'est ce que coûte chaque année en Europe la pollution de l'air, selon un rapport examinant les coûts liés aux décès prématurés, aux soins et aux journées de travail perdues dans 432 villes. Londres arrive en tête des villes où ce coût est le plus élevé avec 11,4 milliards d'euros. 


Le rapport met en regard les trois polluants principaux de l'air, les particules, le dioxyde d'azote et l'ozone et leurs coûts sociaux. C'est-à-dire les coûts directs liés aux soins et indirects comme la réduction de l'espérance de vie ou des maladies comme les bronchites chroniques graves.


Cette étude publiée mercredi 21 octobre a été réalisée par le cabinet CE Delft pour l'Alliance européenne pour la santé publique (EPHA), plateforme d'ONG basée à Bruxelles. Elle se penche sur 432 villes réparties dans les 27 pays de l'Union européenne, le Royaume-Uni, la Norvège et la Suisse. 

TAXATION AU POIDS DES VEHICULES


Après des tergiversations, le gouvernement va finalement instaurer un malus au poids pour les véhicules : une petite victoire pour les citoyens de la Convention climat alors que la mesure ne concernera qu'un tout petit nombre de SUV les plus lourds.


Parmi ses 149 mesures proposées en juin, la Convention citoyenne pour le climat (CCC) plaidait pour la création d'une taxe de 10 euros par kilogramme pour les véhicules neufs de plus de 1400 kg. L'exécutif a finalement décidé de taxer de 10 euros par kilogramme au-delà de 1800 kg, à partir de 2022.


Même si la mesure est en-deçà de l'ambition de la CCC, "elle va malgré tout dans le bon sens", a commenté Grégoire Fraty, coprésident des "150". "On a l'impression enfin de gagner un arbitrage", a-t-il déclaré à l'AFP, alors que les "citoyens" ont envoyé lundi une lettre au président Emmanuel Macron pour déplorer le manque de "soutien clair" du gouvernement envers leurs propositions.

GAZ A EFFET DE SERRE


Les dirigeants de l'UE, réunis en sommet à Bruxelles, ont décidé jeudi de repousser à une prochaine réunion, en décembre, toute décision sur leur nouvel objectif d'émissions de gaz à effet de serre pour 2030.


La Commission européenne vise une réduction d'au moins 55% par rapport au niveau de 1990, mais plusieurs Etats de l'Est, Pologne en tête, le jugent irréalisable pour eux.


Ce nouvel objectif doit être soumis aux Nations unies dans le cadre de l'accord de Paris.

HAUSSE DE LA TEMPÉRATURE DE L'EAU


Les résultats d'une nouvelle étude sont sans appel :  le plus grand récif corallien du monde décline année après année. 

Australie : la moitié des coraux de la Grande Barrière ont péri en 25 ans

INQUIETUDE

Alors que les dernières déclarations gouvernementales sur le sujet paraissent en contradiction avec les déclarations du président, "Les 150" interpellent l'exécutif.

Climat : interpellé par la Convention citoyenne, Macron promet un projet de loi pour décembre

LE CHANGEMENT CLIMATIQUE, CE FLÉAU


Le changement climatique est le principal responsable du doublement des catastrophes naturelles dans le monde en vingt ans, a alerté lundi l'ONU, signalant que les désastres naturels ont tué plus de 1,2 million de personnes depuis 2000.


Au cours des vingt dernières années (2000-2019), 7.348 désastres naturels ont été enregistrés dans le monde (pour un coût évalué à près de 3.000 milliards de dollars), soit près de deux fois plus qu'entre 1980 et 1999, révèle un rapport du Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNSDIR).


"Le Covid-19 a vraiment sensibilisé les gouvernements et le public en général sur les risques qui nous entourent. Ils peuvent voir que si le Covid-19 est aussi terrible, l'urgence climatique peut être encore pire", a déclaré la secrétaire générale de l'UNSDIR, Mami Mizutori, en conférence de presse.


"Sans relance verte, nous ne ferons qu'accroître l'urgence climatique", a-t-elle insisté.


Le rapport, qui ne porte pas sur les risques épidémiologiques comme le coronavirus, montre que la progression des désastres naturels est surtout liée à l'augmentation des catastrophes climatiques, qui sont passées de 3.656 (1980-1999) à 6.681 (2000-2019).


Les coûts des catastrophes naturelles sont évalués à au moins près de 3.000 milliards de dollars depuis 2000 mais le montant réel est plus élevé car un grand nombre de pays, notamment en Afrique et Asie, ne fournissent pas d'informations sur l'impact économique.


Les inondations - qui ont doublé - et les tempêtes ont été les catastrophes les plus fréquentes au cours des deux dernières décennies.


Pour la décennie à venir, l'ONU estime que le pire problème seront les vagues de chaleur.


Globalement, le nombre de morts n'a guère augmenté, passant de 1,19 million sur la période 180-1999 à 1,23 million sur la période 2000-2019, alors que le nombre de personnes touchées par ces désastres naturels a bondi (passant de 3,25 milliards à 4 milliards).

QUAND LA TOUR EIFFEL INVITE À SE REBELLER


Des militants du mouvement écologiste Extinction Rébellion (XR) ont déployé dimanche une banderole avec l'inscription "Rebel" ("rebellez-vous" ou "rebelle") au premier étage de la tour Eiffel à Paris, a constaté une journaliste de l'AFP.


Cette action devait symboliquement marquer le début en France de la "rébellion internationale d'octobre", au cours de laquelle les militants de ce mouvement prônant la désobéissance civile pour exiger des actions face à l'urgence du réchauffement climatique prévoient des actions dans plusieurs villes de France jusqu'au 19 octobre.


"Avec la crise sanitaire notre message s'est renforcé, le Covid n'est qu'un symptôme, il suffit d'un virus pour que l'économie soit mise à terre. Nous avons vu que les émissions de CO2 pouvaient s'arrêter, que les avions pouvaient être cloués au sol. La tour Eiffel est un symbole mondial, nous voulons dire : Arrêtez tout! Ouvrons les yeux, il y a urgence" a expliqué à l'AFP Léa Lecouple, une militante présente devant le monument.

AMAZONIE : DEFORESTATION RECORD... EN 9 MOIS SEULEMENT


La déforestation en Amazonie brésilienne a atteint plus de 7.000 km2 de janvier à septembre, un chiffre alarmant malgré une baisse de 10% par rapport à la même période de 2019, l'année de tous les records.


Les données officielles rendues publiques vendredi par l'Institut national de recherches spatiales (INPE) font état de 964 km2 déboisés sur le seul mois de septembre, une baisse de 34% par rapport au même mois de l'année dernière.


Avec 7.063 km2 de forêts tropicales en moins, le niveau de déforestation des neuf premiers mois de l'année reste en dessous du niveau de 2019 (7.869 km2), la première année du mandat du président d'extrême droite Jair Bolsonaro, climato-sceptique notoire.


Mais ce total est nettement supérieur à celui des 12 mois des quatre années précédentes (4.951 km2 en 2018, 3.551 km2 en 2017, 6.032 km2 en 2016 et 2.195 km2 en 2015).


"Les chiffres de la déforestation demeurent très élevés et inacceptables. En septembre, une surface équivalente à deux terrains de football a été déboisée toutes les minutes", a réagi dans un communiqué Marcio Astrini, le secrétaire exécutif du collectif d'ONG Observatoire du climat.


Et même si la déforestation a baissé par rapport à 2019, le nombre des incendies a augmenté de 61% en septembre par rapport au même mois de l'année dernière, avec 32.017 foyers identifiés par les satellites de l'INPE.


Sur les neuf premiers mois de l'année, le total s'élève à 76.030 foyers, contre 66.749 de janvier à septembre 2019, soit une hausse de 14%.


Plus au sud, au Pantanal, les incendies ont battu tous les records : avec 8.106 foyers, septembre 2020 est de très loin le pire mois depuis que ces statistiques ont commencé à être établies par l'INPE, en 1998.


Le record pour toute une année, qui datait de 2005 (12.536 foyers) a déjà été pulvérisé en neuf mois, avec 18.259 foyers depuis janvier. 

NAPPE DE POLLUTION AU KAMTCHATKA


Depuis plusieurs jours, des habitants du Kamtchatka, en Russie, constatent la présence de centaines d'animaux marins morts sur les plages de cette péninsule de l’Extrême-orient russe. Certains baigneurs souffrent par ailleurs de brûlures et de vomissements au contact ou à proximité de l'eau. Ces événements sont directement liés à la formation d'une nappe compacte de pollution de 40km de long et de 30 à 100 mètres de large qui dérive sur l'eau, ont constaté jeudi dans un communiqué les scientifiques de l'Université fédérale d'Extrême-Orient.


Sous la forme d'une "mousse verte" de couleur "vert foncé", celle-ci se déplace progressivement "vers le sud" vers les îles Kouriles que la Russie et le Japon se disputent, "sans diminuer de taille", indique le chef d'un laboratoire de biologie l'université, Kirill Vinnikov. Si les autorités russes, qui ont ouvert une enquête pour "violation des règles de gestion des substances et déchets dangereux pour l'environnement" et "pollution marine" évoquaient tout d'abord "un polluant dont la consistance est proche du pétrole industriel ou d'une autre substance contenant des composants huileux", il s'agirait en fait de "micro-algues", rapporte l'université.


Selon de premiers résultats publiés jeudi par l'agence fédérale environnementale, les échantillons prélevés sur la plage contenaient "un niveau d'ion phosphate de 10,8 fois supérieur à la norme, de fer 6,7 fois supérieur et de phénol 2,9 fois supérieur à la norme", tout en précisant que cela prendrait plus de temps de déceler les éléments les plus toxiques. L'industrie du poisson, en particulier du saumon et de son caviar, est un des secteurs économiques principaux du Kamtchatka.

UN NOUVEAU CRUSTACÉ DÉCOUVERT PRÈS DE MARSEILLE


Une nouvelle espèce de crustacé vient d'être identifiée près de Marseille. Si elle appartient à une catégorie encore mal connue, les Thermosbaenacés, elle est semblable à une minuscule crevette et mesure à peine deux à trois millimètres. 


Baptisé "Tethysbaena ledoyeri", le crustacé habite les eaux saumâtres d'une rivière souterraine du parc national des Calanques, à environ un kilomètre des côtes méditerranéennes. Il évolue dans un milieu hostile, totalement obscur, entre des parois calcaires recouvertes de vase argileuse où ne pousse aucun végétal. Dépourvu d'yeux, il se déplacerait dans l'obscurité grâce à un odorat très fin et au toucher, détaille à l'AFP Pierre Chevaldonné, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) en biologie et en écologie marine, à l'origine de cette découverte. L'animal se nourrit de bactéries et peut "pratiquement jeûner" pendant de longs mois, ajoute-t-il.


Le crustacé avait déjà été observé en 1990. Mais "jusqu'en 2003, l'unique spécimen récolté était trop endommagé pour permettre de décrire l'espèce", explique Pierre Chevaldonné.


Le groupe  des Thermosbaenacés ne compte pour l'heure que 37 espèces différentes dans le monde, dont aucune identifiée jusque-là en France.

MOBILITÉS DOUCES


L'aide exonérée d'impôt et de cotisations que les employeurs peuvent verser aux salariés utilisant des transports plus propres que la voiture classique devrait passer à 500 euros en janvier (contre 400 euros actuellement). 


Ce "forfait mobilités durables", plus communément appelé "forfait vélo et covoiturage" a été mis en oeuvre à la fin du confinement.

Salariés à vélo ou en covoiturage : le "forfait mobilités durables" va augmenter de 100 euros

LES ONG EN COLERE


L'Assemblée nationale a voté mardi le projet de loi d’accélération et de simplification de l’action publique (Asap), au grand damne des ONG environnementales. Le texte porté par le député La République en Marche (LRM) d’Eure-et-Loir, Guillaume Kasbarian, a selon lui pour ambition "d’incarner le premier pilier du macronisme, à savoir libérer les Français et les entreprises".


Particulièrement dense, il couvre de nombreuses réformes, dont certaines crispent particulièrement les défenseurs de l'environnement. Un article prévoit notamment que, si le préfet y consent, un porteur de projet pourra commencer ses travaux avant même de recevoir l’autorisation adéquate, rapporte Le Monde. Avant, donc, la vérification de la conformité avec les lois sur l’eau, l’air, la biodiversité. "Une fois la végétation détruite, les zones humides remblayées, à quoi servira de déposer un recours ?", interroge dans les colonnes du journal la juriste et chargée des relations institutionnelles à France Nature Environnement Morgane Piederriere.


Pour faciliter l’implantation des installations classées au titre de la protection de l’environnement qui requièrent une demande d’autorisation administrative, il sera d'autre part possible, grâce à ce projet de loi, de remplacer le commissaire-enquêteur et les réunions avec les riverains par une simple consultation du public sur Internet pendant quinze jours.

PESTICIDES


L'Assemblée nationale a donné ce mardi son feu vert à la réintroduction temporaire des très controversés néonicotinoïdes afin de sauver la filière betterave. Nous sommes revenus sur les torts qui leur sont reprochés.

Les néonicotinoïdes sont-ils vraiment nocifs ?

POLLUTION


Pour mettre en lumière les émissions induites par ces centrales à charbon allemandes, des internautes ont effectué des comparaisons avec un secteur réputé très polluant : l'aérien. Selon un tweet très commenté, "une seule centrale à charbon en Allemagne émet plus de CO2 que tous l’aérien français". Nous avons vérifié.

Une seule centrale à charbon allemande émet-elle vraiment "plus de CO2 que tout l’aérien français" ?

VÉRIFICATION


Le développement exponentiel des SUV a été montré du doigt, mardi, par WWF. L'organisation écologiste estime que cette croissance rapide est "incompatible" avec le respect des engagements français de réduction des émissions de gaz à effet de serre, et que ces voitures sont de surcroit plus dangereuses. LCI a vérifié ces informations.

Pollution, consommation, risque d'accident... Le vrai du faux sur les SUV

POLLUTION AUTOMOBILE


Un rapport publié mardi par le WWF dénonce la pollution engendrée par le nombre grandissant des SUV. Il réclame de taxer les véhicules selon leur poids.

Polluants et surdimensionnés : les SUV doivent-il être plus taxés ?

Objectif zéro émission d'ici à 2060 pour la Chine 


En visioconférence lors de l'Assemblée générale des Nations-Unies, Xi Jinping a fixé pour la première fois un objectif de neutralité carbone pour son pays. Responsable d'environ 28% des émissions mondiales, la Chine, premier émetteur de gaz à effet de serre de la planète, entend donc arriver à la neutralité carbone avant 2060. 

ICEBERG


La banquise d'été de l'Arctique a fondu jusqu'à atteindre, le 15 septembre dernier, sa deuxième plus faible superficie, avec 3,74 millions de kilomètres carrés de glace à la surface de l'eau.

Réchauffement climatique : la banquise d'été de l'Arctique à son deuxième plus bas niveau jamais observé

LES EMISSIONS DE CO2, UNE AFFAIRE DE RICHES


Les 1% les plus riches du monde émettent deux fois plus de gaz à effet de serre que la moitié la plus pauvre de la population, selon un rapport d'Oxfam, qui réclame réclame une "justice sociale et climatique" dans les plans de relance post-Covid.


L'ONG s'est penchée sur la période 1990-2015, 25 années pendant lesquelles les émissions mondiales de CO2, responsables du réchauffement d'une planète qui a déjà gagné plus de +1°C depuis l'ère pré-industrielle, ont augmenté de près de 60%.


Selon son analyse, "les 1% les plus riches de la population (environ 63 millions de personnes) étaient responsables à eux seuls de 15 % des émissions cumulées", soit "deux fois plus que la moitié la plus pauvre de la population mondiale".


Et les 10% les plus riches de la population mondiale (environ 630 millions de personnes) étaient responsables de 52% des émissions de CO2 cumulées.


"Au cours des 20-30 dernières années, la crise climatique s’est amplifiée et le budget carbone mondial limité a été dilapidé au service d’une intensification de la consommation d’une population nantie, et non pour sortir des personnes de la pauvreté", dénonce Oxfam.


Et les groupes qui "souffrent le plus de cette injustice sont les moins responsables de la crise climatique": les plus pauvres et les générations futures, poursuit l'ONG, appelant les gouvernements du monde entier à rectifier le tir en plaçant justice sociale et lutte contre le climat au coeur des plans de relance économique post-Covid.


"Il est clair que le modèle de croissance économique très émetteur de carbone et très inégalitaire des 20-30 dernières années n'a pas bénéficié à la moitié la plus pauvre de l'humanité", a dénoncé auprès de l'AFP Tim Gore, expert de l'ONG.


"C'est une dichotomie fallacieuse de suggérer que nous devons choisir entre la croissance économique et le climat", a-t-il ajouté.


"La pandémie de COVID-19 fait inévitablement ressortir la nécessité de reconstruire mieux et d'inscrire l’économie mondiale sur une voie plus juste, plus durable et plus résiliente", a réagi dans le rapport l'ancien secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. "Cet engagement collectif doit avoir comme priorité de réduire les émissions de CO2 de la frange la plus riche de la société, qui pollue de manière disproportionnée".

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