EN DIRECT - Incendies en Amazonie : la déforestation en hausse de 93% par rapport à l'année dernière

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La forêt amazonienne touchée par des incendies ravageurs

ENVIRONNEMENT - La gigantesque forêt amazonienne, plus grande forêt au monde, est en proie à de violents incendies. Une situation qui inquiète au niveau international et continue de faire des ravages. Suivez les dernières informations dans ce live.

Live

DÉFORESTATION

Le chiffre est extrêmement élevé et dit tout des ravages occasionnés par les incendies monstre constatés dans la forêt amazonienne ces derniers mois. En effet, l'Insitut national de recherche spatiale a annoncé vendredi 11 octobre que la destruction de la forêt amazonienne constatée sur les neuf premiers mois de l'année 2019 avait été 93% plus élevée que sur la même période, e 2018. 


Au total, ce sont 7853 km² qui ont été dévastés, contre 4075 km² en 2018 sur la même période. Avec ce chiffre, la quantité de surfaces boisées réduites à néant dépasse déjà très largement les dégâts constatés sur l'ensemble de l'année 2018, qui s'était établi à 4947 km². Les experts convoqués par l'INPE craignent que la déforestation n'atteigne 10.000 km² d'ici la fin de l'année, son pire total depuis 2008. 


Au plus fort des incendies, en août et en septembre, ce sont respectivement 1700 km² et 1447 km² qui ont été détruits.

Bonsoir, nous reprenons ce direct, mis en sommeil depuis plusieurs jours, après la publication d'un rapport de l'INPE, vendredi 11 octobre, faisant état de la hausse de la déforestation de la forêt amazonienne.

BOLSONARO


Le président brésilien Jair Bolsonaro a affirmé mardi qu'il était "faux" de dire que l'Amazonie faisait partie du patrimoine de l'humanité, et accusé certains pays de se comporter de façon "coloniale" à l'égard du Brésil. "Au lieu de se nous aider", certains pays, sur la base de "mensonges des médias", "se comportent de façon irrespectueuse et coloniale, attaquant notre souveraineté", a déclaré le président brésilien depuis la tribune de l'ONU, sans citer de pays en particulier.

EN CHIFFRES


Un pic d'incendies est attendu en septembre 

La déforestation de l'Amazonie au Brésil a presque doublé en un an

La déforestation de l'Amazonie au Brésil a presque doublé en un an

BIEN COMMUN

Alertée par la situation en Amazonie, l'Unesco souhaite renforcer les outils juridiques du droit international pour renforcer la notion de "bien commun", à travers la protection de son patrimoine mondial, où figurent notamment 12 réserves de biosphère et six millions d'hectares de la forêt amazonienne, soit 1% de la surface totale. 


Si "'aucun de ces sites n'a été touché" pour le moment, la présidente de l'organisme, l'ex-ministre de la Culture Audrey Azoulay, a jugé nécessaire de "renforcer les outils [de protection], pousser davantage d’États à les ratifier, accroître et augmenter les surfaces protégées, renforcer les moyens de suivi et de mise en œuvre. C'est à travers eux, en s'y investissant plus et mieux, que nous trouverons des solutions de long terme"

REACTION

La fille de Brigitte Macron, Tiphaine Auzière, a pris la défense de sa mère, après les insultes prononcées par un ministre de Bolsonaro : "Nous sommes en 2019 et des responsables politiques ciblent encore une femme sur son physique. Alors, on ne va pas faire de leçons à l'international parce que la France n'a pas toujours été exemplaire. Mais réveillons nous. Réagissons. Dans nos familles, dans nos entreprises et dans les urnes pour qu'on balance nos misos"

SOMMET POUR L'AMAZONIE

La Bolivie, le Surinam, le Pérou, la Colombie, l'Equateur et le Brésil, qui partagent tous,  se réunissent ce vendredi en Colombie pour "ouvrir un espace de dialogue régional pour progresser dans la protection et l'exploitation durable de cette région, fondamentale pour la survie de la planète".


Pour ce sommet, quatre présidents, un vice-président (Surinam) et un ministre des Affaires étrangères (Brésil). Objectif de la réunion, la signature du pacte de Leticia (la ville hôte).


Outre des mesures de protection, auxquelles devront souscrire les six pays mais aussi les autres pays de la région et la communauté internationale, le texte prévoit notamment la création d'un réseau de coopération entre tous ces pays qui, chacun, dispose de leur institut de recherche météorologique, afin d'échanger des informations qui permettront de mieux anticiper les sécheresses qui touchent régulièrement la forêt.

SOUTIEN

Grand contempteur de la politique présidentielle, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan s'est également ému de ces insultes.

SOUTIEN

L'indignation est palpable dans l'ensemble de la classe politique. Jean-Luc Mélenchon, qui ne compte pas précisément parmi les thuriféraires du couple présidentiel, a lui aussi eu un mot pour Brigitte Macron.

SOUTIEN

La présidente de la région Ile-de-France n'a pas pu contenir sa colère en découvrant les propos éhontés du ministre brésilien.

INSULTES

Déjà insultée par le ministre de la Défense, puis par le président lui-même, la première dame a reçu le soutien de la classe politique française.

"Cette femme est vraiment moche": Brigitte Macron insultée par un ministre brésilien et défendue par toute la classe politique

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RETORSION

L'enseigne H&M a annoncé, jeudi 5 septembre, qu'elle suspendait ses achats d cuir au Brésil pour raisons environnementales. 


"En raison d'importants incendies dans la partie brésilienne de la forêt amazonienne et des liens avec la production bovine, nous avons décidé d'interdire temporairement le cuir en provenance du Brésil", a indiqué le groupe suédois de prêt-à-porter, soulignant en creux la relation entre la déforestation, qui facilite les incendies, favorisées pour accueillir des cultures de soja, qui nourrissent les élevages bovins.


"L'interdiction restera en vigueur jusqu'à ce qu'il y ait des systèmes de garanties crédibles mis en place pour vérifier que le cuir ne contribue pas aux dégâts environnementaux en Amazonie", a prévenu H&M dans un communiqué.

CONSÉQUENCE

Répondant aux questions de l'AFP, Jean-Michel Martinez, directeur du Service national d'observation Hybam, une structure internationale de suivi scientifique de l'Amazonie, a indiqué que les incendies qui ravagent la forêt allait "déstabiliser complètement l'écosystème". 


En cause ? L'effet des flammes sur un des rôles cruciaux qu'à l'Amazonie : la gestion du cycle de l'eau. Les eaux du fleuve Amazone, alimentées par l'évaporation, représentent 20% de toutes celles déversées dans les océans, explique le spécialiste. Or, cette évaporation est gravement mise en danger par la déforestation observée. Qu'elle provienne, d'ailleurs, des incendies, de la pollution ou de la coupe des arbres.


Le phénomène, poursuit-il, "pourrait être responsable en partie du réchauffement de l'océan atlantique et influencer la naissance de cyclones tropicaux", insistant par ailleurs sur le fait que le Brésil, certes présidé par un climato-sceptique notoire, n'est pas seul responsable. L'Amazonie est en effet présente sur 8 pays, dont la France, présente en Amérique du Sud avec la Guyane.

DIPLOMATIE

Toujours pas d'accalmie sur le plan diplomatique du côté du Brésil. Toujours remonté contre Emmanuel Macron, le président Bolsonaro a répliqué aux critiques formulées par l'Onu, mercredi 4 septembre, par la voie de sa commissaire aux droits de l'Homme, l'ex-présidente chilienne Michelle Bachelet.


A cette dernière, qui s'inquiétait "du rétrécissement de l'espace démocratique" dans le pays, et mettait en garde contre le développement de la "violence liée à la protection de l'environnement" qui "frappe surtout les communautés indigènes", Bolsonaro a répliqué en dénonçant "l'ingérence dans la ligne de Macron", de l'Onu "dans les affaires intérieures et la souveraineté brésilienne".


Un thème très cher au président brésilien, qui l'a d'autant plus revendiqué depuis qu'Emmanuel Macron s'est alarmé des incendies au Brésil, et a centré une bonne partie du G7 sur les ravages constatés dans la forêt amazonienne.

BONNE NOUVELLE


Le "plus grand" arbre d'Amazonie mesure 88 mètres et n'est pas menacé par les feux qui ravagent de vastes régions de la forêt tropicale, selon des chercheurs brésiliens et britanniques.


Situé dans le nord du Brésil, au sein d'un "sanctuaire" pour arbres géants, l'arbre de l'espèce Dinizia excelsa, a une circonférence de 5,5 mètres, révèlent des travaux scientifiques publiés récemment par le Secrétariat d'Etat à la Science et technologie de l'Etat d'Amapa (Setec).


Selon un responsable de la SETEC à l'AFP, le géant n'est pas menacé par les gigantesques incendies qui touchent la région depuis bientôt deux mois, notamment grâce à sa localisation à l'intérieur de la forêt.

CRISE POLITIQUE

Dans ce contexte, Jair Bolsonaro trouve tout de même un peu de temps pour alimenter un autre feu, celui des tensions diplomatiques avec la France. 


"Je suis reconnaissant à Macron, mon ami Macron, grâce auquel le peuple brésilien a pu connaître une Amazonie qu'il ne connaissait pas, avec ses richesses", a-t-il déclaré devant la presse à Brasilia.


Et, alors qu'il se gargarisait face au fait que "[leur] Amazonie [soit] plus grande que celle des autres pays", concernant la superficie de la forêt, partagée avec huit autres pays dont la France, il a poursuivi : "Nous avons des richesses incalculables, si nous savions exploiter ces richesses de manière rationnelle et avec de la valeur ajoutée (cela apporterait) une impulsion formidable à notre économie". Un discours qui n'a pas de quoi rassurer les militants de l'arrêt de la déforestation.

BILAN

Les feux qui frappent la forêt amazonienne ne connaissent pas de répit. Selon les derniers bilans de l'INPE, l'Institut national de recherche spatiale, 2000 nouveaux incendies avaient été répertoriés aux derniers jours du mois d'août, et 1284 le 2 septembre, portant à près de 90.000 le nombre de départs de feu au Brésil, dont plus de la moitié en Amazonie. Une chiffre considérable, et qui préoccupe d'autant plus que le mois de septembre s'annonce particulièrement sec. 

AIDE FRANÇAISE


Une équipe française de la sécurité civile va embarquer ce soir à destination de la Bolivie, qui comme les pays voisins connaît d'importants feux de forêt en Amazonie, selon le ministère de l'Intérieur.


Cette équipe de six militaires français appelée "élément de reconnaissance et d'évaluation" (ERE) est composée d'experts en feux de forêt, en logistique, en transmissions et en opérations terrestres. Ces hommes doivent apporter expertise et conseils aux autorités boliviennes et préparer l'arrivée d'un nouveau détachement français composé d'une quarantaine de personnes, la semaine prochaine, selon la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC).


Ce nouveau détachement sera composé de 46 personnes et ira au contact des feux qui sévissent dans l'est du pays. Il disposera également d'une petite équipe chargée de piloter des drones. 

SOMMET SUR L'AMAZONIE


Le président brésilien Jair Bolsonaro a annulé pour raisons médicales sa participation à un sommet régional sur l'Amazonie prévu vendredi à Leticia, en Colombie, a annoncé son porte-parole. "Le président doit suivre un régime à base de liquide à partir de vendredi", deux jours avant de subir une intervention chirurgicale à l'abdomen, ce qui rend son voyage "pratiquement irréalisable", a déclaré Oravio Rego Barros. Le Brésil enverra un "remplaçant" ou  demandera le report de ce sommet, a-t-il ajouté.

APPEL AU BOYCOTT


17 ONG et 45 députés français en appellent à l'Europe, dans une tribune publiée par Le Journal du Dimanche. Ils demandent à ce que les produits issus de la déforestation en Amazonie (viande bovine et soja OGM) cessent d'être importés sur le continent. "Les consommateurs français sont, malgré eux, complices de la déforestation", écrivent-ils. Les signataires de la tribune préconisent ainsi un "système de traçabilité simple et efficace", permettant aux PME de s'assurer de la provenance de leurs produits.


Il y a deux semaines déjà, au plus fort de la "crise amazonienne", un appel au boycott avait été lancé sur Internet, et sur Twitter notamment avec le hashtag "BoycottBrazil". 

AIDE 


Le Chili va envoyer quatre avions bombardiers d'eau dans la forêt amazonienne, avec le financement promis par les pays du G7. Le chef de l'Etat chilien Sebastián Piñera est devenu le coordinateur de l'aide apportée par le G7 aux incendies qui ravagent l'Amazonie. Un soutien à la Bolivie a également été proposé.

BOLSONARO VS BIC


En plein bras de fer avec la France, Jair Bolsonaro va bouder les stylos Bic, une entreprise "française". C'était pourtant sa marque de fabrique : jusqu'à présent, il signait les documents officiels avec ces stylos bon marché, qu'il a souvent brandis devant les caméras comme le symbole de la modestie. 


"Un stylo Compactor [une marque brésilienne], à la place de Bic, fera l'affaire", a déclaré le président brésilien devant la presse. 


L'entreprise n'a pas souhaité réagir à ces déclarations. Mais auprès de l'AFP, Bic s'est dit "flatté" d'être reconnu comme étant "une marque démocratique".

ÉTATS-UNIS


Le Brésil et les États-Unis sont "sur la même longueur d'onde" concernant les feux en Amazonie, a affirmé vendredi le ministre brésilien des Affaires étrangères Ernesto Araujo après une rencontre avec Donald Trump à la Maison Blanche. "Je pense que nous sommes sur la même longueur d'ondes, les gouvernements sont sur la même longueur d'ondes", a-t-il déclaré. Selon le ministre brésilien, cela signifie que les deux pays rejettent ce qu'il a qualifié d'ingérence dans les affaires du Brésil de la part de gouvernements étrangers inquiets pour l'avenir de la forêt amazonienne. 

BOLSONARO


"L'Europe n'a pas de leçon à donner" au Brésil, a lancé vendredi le président Jair Bolsonaro à propos de l'Amazonie où le nombre d'incendies a fortement progressé la veille en dépit de l'entrée en vigueur de l'interdiction des brûlis. Il a annoncé à des journalistes à Brasilia qu'il devait s'entretenir au téléphone avec la chancelière allemande Angela Merkel. Il a ajouté avoir perçu chez elle un désir "de retour à la normalité."


Le président brésilien a ajouté être "prêt à parler avec un pays ou un autre, sauf (avec) notre cher Macron, tant qu'il ne se rétractera pas sur la souveraineté (du Brésil) sur l'Amazonie". 

BOLSONARO


Jeudi, le président brésilien Jair Bolsonaro a une fois de plus minimisé la gravité des incendies qui ravagent l’Amazonie, alors qu'est entrée en vigueur l'interdiction temporaire des brûlis agricoles dans tout le pays. Il "n'est pas vrai" que la forêt amazonienne soit "en feu", a affirmé M. Bolsonaro en direct sur Facebook, tout en assurant que "les incendies cette année sont inférieurs à la moyenne de ces dernières années". Le chef de l’Etat a accusé la presse brésilienne de "nourrir" l'inquiétude internationale à ce sujet.

DÉCRET 


Le président brésilien Jair Bolsonaro a signé tard mercredi un décret interdisant les brûlis agricoles dans tout le Brésil pendant soixante jours pour tenter de freiner la multiplication des incendies en Amazonie face à une pression internationale croissante. Certaines exceptions sont cependant maintenues, selon des sources gouvernementales citées par les médias brésiliens.


L'agriculture sur brûlis consiste à défricher une parcelle par le feu. Cette méthode, qui permet un transfert de fertilité, est pratiquée depuis la Préhistoire. Cependant au bout de quelques années, elle peut conduire à une dégradation durable des sols, obligeant les agriculteurs à trouver d'autres champs.

BOYCOTT

Ce sera sans les Etats-Unis. Le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche Garrett Marquis a indiqué à l'agence Reuters que Washington ne participerait pas à l'initiative du G7 pour l'Amazonie, annoncée par Emmanuel Macron en clôture du sommet international. "Les Etats-Unis (...) n'ont pas donné leur accord à une initiative commune du G7, qui s'est faite sans consultation avec le président Bolsonaro", a déclaré Garrett Marquis dans un mail envoyé à l'agence Reuters. "L'aide la plus constructive nécessite une coordination avec le gouvernement brésilien".


Une prise de position qui ne surprendra pas, au vu du peu de coeur que le pays, dirigé par un président qui est sorti des accords internationaux contraignants sur le climat, met à s'impliquer dans l'urgence climatique. A ceci près qu'Emmanuel Macron avait tout de même pris soin de dire que cette aide serait évidemment conditionnée au fait qu'elle serait contrôlée et acceptée par le Brésil. Ce qui n'est pas le cas, attendu que Jair Bolsonaro répète ces derniers jours qu'il refusera toute aide tant qu'Emmanuel Macron n'aura pas retiré ce qu'il avait dit de lui.


L'aide en question était une enveloppe de 20 millions de dollars pour combattre, notamment par le financement de Canadair, les flammes qui ravagent actuellement la vaste étendue forestière américaine.

BOLIVIE


La Bolivie a annoncé mercredi que 85% des violents incendies qui ont dévasté l'est du pays étaient désormais sous contrôle. Mais pour de nombreux animaux, dévorés par les flammes, il est déjà trop tard. Dans le Parc naturel de Otuquis par exemple, plus de 160.000 hectares ont été réduits en cendres.

GRETA THUNBERG 


La jeune égérie suédoise des grèves pour le climat est arrivée ce mercredi soir à New York à bord d'un son voilier à zéro émission carbone.  Soulignant avoir entendu parler des incendies qui ravagent l'Amazonie, vitale pour la planète, pendant sa traversée, elle a estimé que c'était "désastreux" et que c'était un "signe clair qu'il faut arrêter de détruire la nature".

Urgent

BRÉSIL


Avant toute discussion, Jair Bolsonaro exige encore qu'Emmanuel Macron se "rétracte" après l'avoir accusé de mensonge et avoir "relativisé" la souveraineté du Brésil sur l'Amazonie.


Macron "m'a traité de menteur et à deux reprises a dit que la souveraineté (brésilienne sur) l'Amazonie devait être relativisée", a dit le chef de l'Etat à des journalistes. "Nous pourrons recommencer à nous parler quand il se sera rétracté après ce qu'il a dit contre ma personne", a-t-il 

URGENCE


Les incendies qui ravagent l'Amazonie sont "un tournant décisif" pour la survie de ce massif forestier, a estimé ce mercredi auprès de l'AFP le patron de l'Organisation internationale pour les bois tropicaux (Itto), appelant le monde à redoubler d'efforts pour sa sauvegarde.


La situation est "très urgente", a insisté Gerhard Dieterle, directeur exécutif de cette agence intergouvernementale pour la gestion durable des forêts tropicales, interrogé par l'AFP en marge de la Ticad, une conférence internationale sur le développement de l'Afrique organisée à Yokohama (Japon).


"Beaucoup d'experts redoutent qu'il s'agisse d'un tournant décisif" pour la plus grande forêt tropicale au monde, a-t-il rappelé, alors que des dizaines de milliers de départs de feu étaient recensés au Brésil, en dépit du recours à l'armée pour les combattre.

MEA CULPA


Jair Bolsonaro affirme ne pas avoir "voulu offenser" la Première dame Brigitte Macron après avoir moqué son physique et son âge ce weekend dans un post Facebook.

Après son insulte à Brigitte Macron, Bolsonaro assure ne pas avoir "voulu offenser" la première dame

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CHUTE LIBRE


Depuis le début de la crise, les Brésiliens jugent très sévèrement l'action du président brésilien Jair Bolsonaro. Sa cote de popularité est en chute libre. 

Brésil : la popularité de Bolsonaro en chute libre

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CRISE D'IMAGE


Les feux en Amazonie a eu un impact considérable sur l'image du Brésil selon les médias locaux.  Le pays fait face au " plus grand désastre de l'histoire de la diplomatie brésilienne depuis des décennies", se désole le quotidien Folha de S. Paulo, "nous nous retrouvons seuls et couverts de honte".


"C'est la pire crise de son image que le Brésil traverse en 50 ans", a également estimé l'ancien ministre et ambassadeur Rubens Ricupero au quotidien O Globo


Depuis le début des incendies une partie de la twittosphère se déchaîne contre Jair Bolsonaro, jugé aussi très sévèrement par la presse brésilienne et internationale pour sa gestion des incendies depuis une semaine. "A force de gaffes, d'idiotie, de chauvinisme, d'ignorance, et avec des coups de pied, Bolsonaro façonne son image dans le monde et détruit celle du Brésil", écrit ainsi un internaute.

CHANGEMENT DE TON


Après le rejet, la veille, par le président Bolsonaro de l'aide financière de 20 millions de dollars proposée par le G7 afin de l'aider à lutter contre les incendies qui touchent la forêt amazonienne, le Brésil s'est finalement dit "ouvert" mardi à "une aide financière d'organisations et de pays de l'étranger". 


"Le point essentiel est que cet argent, une fois entré au Brésil, n'aille pas à l'encontre de la souveraineté brésilienne et que la gestion des fonds soit sous notre responsabilité", a déclaré un porte-parole de la présidence brésilienne.

TRUMP À LA RESCOUSSE


Le président américain, dans un tweet, a expliqué qu'il avait appris à bien connaître son homologue brésilien durant les échanges avec le Brésil. Ainsi, Donald Trump assure que Bolsonaro "travaille dur pour éteindre les feux au Brésil et, avec tout mon respect, il effectue un excellent travail pour son peuple. Et c'est pas facile." Et Donald Trump d'assurer le président Bolsonaro "du soutien plein et inconditionnel des Etats-Unis"

PRESSION


Finalement, Jair Bolsonaro dit qu'il pourrait être prêt à discuter d'une aide internationale... si Emmanuel Macron "retire les insultes proférées contre [s]a personne"... 

Bolsonaro pourrait accepter les 20 millions d'euros du G7 pour l'Amazonie... si Macron "retire ses insultes"

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DONNÉES SATELLITES


L'Agence Spatiale Européenne (ASE) révèle des données satellites indiquant que les incendies en Amazonie sont quatre fois plus nombreux que l'année dernière à la même période. L'ASE a recensé 3951 incendies entre le 1er et le 24 août, contre 1110 en 2018. Ces données prennent en compte les incendies au Brésil au Pérou, en Bolivie, au Paraguay et en Argentine.

RÉSEAUX SOCIAUX


Suite à la sortie de Jair Bolsonaro à propos de l'âge de Brigitte Macron, le hashtag #DesculpaBrigitte (#PardonBirgitte) est en tendance sur Twitter ce mardi. Des milliers de brésiliens adressent ainsi un message d'excuse, souvent rédigé en français, à la première dame. 

REPORTAGE AU CŒUR DE LA RÉGION INCENDIÉE


Dans l’Etat de Moto Grosso au Brésil, les pompiers et les soldats de l’armée sont mobilisés. Ils ratissent le territoire incendié à la recherche d’indices laissés par d’éventuels pyromanes. De leur côté, les agriculteurs locaux nient toute implication dans ces départs feux et ne cachent pas leur soutien envers le président brésilien Jair Bolsonaro.

BOLIVIE


Le président bolivien Evo Morales est lui aussi la cible de critiques. Des écologistes pointent du doigt sa politique agricole qui serait responsable des incendies dans l'est du pays. Près d'un million d'hectares ont déjà été dévastés.


Au coeur des critiques des organisations environnementales, le "chaqueo", pratique de la culture sur brûlis largement répandue et ouvertement encouragée, selon elles, par le gouvernement qui soutient l'extension des activités agricoles intensives.


Mis sous pression, le dirigeant de gauche a finalement accepté dimanche les offres d'aide de plusieurs pays de la région et de l'Espagne pour combattre les incendies incontrôlés. Il a également annoncé la suspension temporaire de sa campagne électorale, alors qu'il brigue fin octobre un quatrième mandat contesté.

CHUTE DE POPULARITÉ DE BOLSONARO


Un sondage révélé par l'AFP fait état d'une forte chute de popularité pour le président brésilien Jair Bolsonaro. Seuls 41% des personnes interrogées approuvaient en août l'action du chef de l'Etat d'extrême droite contre 57,5% en février, dans la foulée de sa prise de fonction le 1er janvier. 


Le taux de désapprobation a lui bondi de 28,2% à 53,7% au cours de la même période, a indiqué l'institut MDA, qui a réalisé son enquête entre le 22 et le 25 août, en pleine polémique sur les incendies en Amazonie. 


Le sondage montre aussi que la part des personnes interrogées qui juge négativement l'action du gouvernement est passée de 19% en février à 39,5% six mois plus tard. A l'inverse, le pourcentage de ceux qui la jugent positive à chuté, de 38,95% à 29,4%, sur la même période. Ce sondage a été réalisé à la demande de la Confédération nationale des transports (CNT).

OPPOSITION


Le Brésil a décidé de rejeter l'aide proposée par les pays du G7 pour combattre les incendies en Amazonie, a annoncé le chef de cabinet du président Jair Bolsonaro, qui a conseillé au président français Emmanuel Macron de s'occuper "de sa maison et de ses colonies", dans une référence directe au premières attaques de son président, qui avait fustigé la "mentalité colonialiste" du président français quand ce dernier avait dans un premier temps réagi aux feux amazoniens.


"Nous remercions le G7 pour son offre d'aide mais ces moyens seront peut-être plus pertinents pour la reforestation de l'Europe", a déclaré le chef de cabinet, Onyx Lorenzoni, sur un blog du portail d'information G1.

AMÉLIORATION


Le ministre brésilien de la Défense a affirmé que les incendies en Amazonie étaient "sous contrôle", après le déploiement de plus de 2.500 militaires et des pluies signalées dans plusieurs des régions concernées.

APPEL A L'AIDE

VIDÉO - Amazonie : "J'ai demandé au président Macron qu'il nous aide à préserver nos terres", révèle Raoni

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INTERVIEW

Incendies en Amazonie : "Il est très difficile d'intervenir sur ces feux"

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INCENDIES 


Les feux sont liés à la déforestation au profit de la culture intensive de soja, que la France importe en masse.

Le soja, ennemi de la forêt brésilienne : quelle est l'implication de la France ?

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LA FRANCE COMPLICE ?


Invité du journal de France 2, Emmanuel Macron est revenu sur la situation de l'Amazonie, touchée par d'importants incendies. Des feux liés à la déforestation soutenue par le président brésilien Jair Bolsonaro, notamment pour développer la culture du soja, estime-t-il. Interrogé sur les importations françaises, le chef de l'Etat a reconnu que "sur le soja, on a une part de responsabilité", expliquant que la "dépendance en termes de protéines" est liée à des décisions prises "dans les années 60". Emmanuel Macron souhaite que l'Europe retrouve désormais une "souveraineté protéinique". 

CONTRIBUTION


Le groupe de luxe LVMH annonce qu'il va  donner 10 millions d'euros pour lutter contre les incendies qui ravagent l'Amazonie.  "La défense de l’environnement, ce ne sont pas seulement des paroles, des discours ou des pétitions de principe, c’est agir collectif et concret, quand les périls sont là, en donnant des moyens aux experts de terrain pour ensemble sauver notre planète", a expliqué dans un communiqué le photographe  Yann Arthus-Bertrand, membre du Conseil d’Administration de LVMH.

AIDE D'URGENCE


Le G7 a décidé de débloquer une aide d'urgence de 20 millions de dollars pour l'Amazonie, principalement afin d'y envoyer des avions bombardiers d'eau Canadair basés dans la région lutter contre les incendies, a annoncé Emmanuel Macron lors d'un point presse à la mi-journée, lundi 26 août.


Outre cette flotte aérienne, le G7 est tombé d'accord sur un volet d'aide à moyen terme destiné à la reforestation, qui sera présenté à l'Assemblée générale de l'ONU fin septembre et pour lequel il faudra l'accord du Brésil et travailler en lien avec les ONG et les populations locales, a précisé l'Elysée.

Infos précédentes

Le phénomène est prégnant depuis le début de l'année, mais se fait encore plus ressentir depuis quelques semaines. La forêt amazonienne, temple de biodiversité abritant des millions d'espèces animales et des milliards d'arbre, est en proie aux flammes. Une catastrophe encore difficile à mesurer pour ce qui est de la superficie partie en flammes, mais qui peut être recensée par le nombre de départs de feu. Ainsi, depuis le début de l'année, ce sont près de 73.000 départs de feu qui ont été comptabilisés, contre un peu moins de 40.000 en 2018. Autre phénomène inquiétant : selon l'Institut national de recherche spatiale, un organisme brésilien, la déforestation a été quatre fois plus importante en juillet 2019 qu'en juillet 2018. 

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Un enjeu politique

Une catastrophe environnementale qui n'a jamais vraiment cessé d'être un enjeu politique. Le président d'extrême droite du Brésil, Jair Bolsonaro, féroce adversaire des politiques de préservation de l'Amazonie, est accusé d'avoir pris toute sa part à cette catastrophe, en encourageant les politiques de déforestation : pour exploiter des terres avec des ambitions agricoles, les défrichements se multiplient, asséchant certains territoires et les rendant ainsi propices aux départs de feu.

S'il n'a pas caché son inquiétude pour le "poumon de la terre", le chef d'Etat a licencié le patron de l'INPE, Ricardo Galva, l'accusant de mentir et de nuire à l'image du Brésil. Critiqué de toutes parts au Brésil, il a toutefois fait mobiliser "tous les effectifs des secouristes et tous les avions" pour lutter contre la propagation des flammes. 

Au niveau international, le phénomène a également sauté aux yeux des dirigeants. Emmanuel Macron, notamment, s'est fendu d'un tweet alarmant (accompagné d'une photo vieille de 16 ans) : "Notre maison brûle. Littéralement". Et d'inviter les dirigeants du G7 à évoquer la situation. Piqué au vif, le président brésilien a fustigé "la mentalité colonialiste" de son homologue français. 

Suivez toutes les informations dans notre live ci-dessus.

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