Naufrage du Grande America : une pollution des côtes françaises "très peu probable avant 10 jours"

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POLLUTION - Les opérations de lutte antipollution se poursuivent dans la zone du naufrage du Grande America qui a sombré le mardi 12 mars à 300 km au large de La Rochelle. Le littoral ne devrait pas être touché avant une dizaine de jours, ont indiqué mardi les autorités, compte tenu des conditions météorologiques et de la distance.
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POLLUTION

La préfecture maritime a indiqué mardi que la pollution consécutive au naufrage du Grande America "semble très peu probable avant dix jours", compte tenu des conditions météorologiques et de la distance.

L'amélioration des conditions a permis "la mise en oeuvre d'un dispositif complet de lutte anti-pollution" dans la zone du naufrage, a précisé la préfecture.

A la verticale de l'épave, une irisation de surface parsemée d'amas de fioul lourd est visible. La pollution initiale (...) a dérivé. Elle est constituée de petits amas de fioul disséminés d'une dimension moyenne comprise entre 50 et 100 cm", détaille la préfecture maritime. 

SURVOL


Voici notre reportage exclusif au dessus de la zone de pollution. 

IMAGES EXCLUSIVES


Une équipe de TF1 a pu grimper à bord d'un Falcon 50 de la Marine nationale qui survole quotidiennement la nappe de fioul. Des images exclusives montrant que le pétrole continue de s'échapper de l'épave et dérive à 50 km à l'Est. Le littoral, lui, se trouve à 300 km...

ANTIPOLLUTION


Les opérations de lutte antipollution ont débuté vendredi dans la zone du naufrage du Grande America. Menées à l'aide de quatre navires spécialisés, elles ont démarré dans l'après-midi en dépit de conditions météorologiques très compliquées. "Leur efficacité restera cependant tributaire des conditions météorologiques", a relevé la préfecture maritime de l'Atlantique, en charge de la coordination des opérations.

POLLUTION


Une nouvelle nappe de fioul a été repérée au large des côtes françaises vendredi, a annoncé la préfecture maritime de l'Atlantique. Cette troisième nappe d'hydrocarbures, "d'aspect compact" est longue de 4,5 kilomètres et large de 500 mètres.


"Cette observation semble confirmer qu'il y a toujours un rejet de fioul lourd depuis l'épave", selon le communiqué de la préfecture maritime, qui précise que les deux nappes détectées jusqu'à présent "n'ont pu être observées à nouveau (vendredi, NDLR) lors du vol de reconnaissance, en raison d’une mer très agitée".

SÉGOLÈNE ROYAL

DÉGÂTS SUR LA FAUNE


Lamya Essemlali, présidente de l'association Sea Shepherd France, a expliqué sur LCI qu'une petite quantité de pétrole était suffisante pour tuer de nombreux oiseaux marins. "Un oiseau marin, pour mourir, n'a pas besoin d'être complètement englué dans le mazout, au contraire"

POLLUTION


La première nappe, d'aspect compact, mesure 13 km de long par 7 km de large, tandis que la seconde, d'aspect disloqué, mesure 9 km de long par 7 km de large.

CONFÉRENCE DE PRESSE 


"On s’aperçoit que la dérive est autour d'une vingtaine de nautiques par jour, soit 35 km. On est à 353 kilomètres des côtes. Il est très difficile de savoir où et comment ça arrivera," déclare le directeur du Cedre,  Centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux. 

DE RUGY


"Nous ne sommes pas du tout dans la situation de l'Erika, où c'était un pétrolier qui s'était cassé en deux à proximité des côtes. Nous avons un volume qui est plus petit" et il s'agit de "fioul de propulsion", rassure le ministre de la Transition écologique. 

DE RUGY


"Tous les coûts de dépollution et tous les frais qui ont été engagés pour se rendre sur place seront mis à la charge de l'armateur" Grimaldi, propriétaire du Grande America, assure François de Rugy, ministre de la Transition écologique en direct de la Préfecture maritime de l'Atlantique à Brest.  

DE RUGY


"Quatre bateaux vont procéder autant que possible au pompage du fioul lourd" contenu dans le Grande America. "Les constatations aériennes montrent qu'il y a deux nappes" provenant "du fioul de propulsion" et des "soutes du navire", assure François de Rugy, ministre de la Transition écologique qui fait le point sur la situation en direct de la Préfecture maritime de l'Atlantique à Brest. 

LA ROCHELLE


Sur LCI, le maire DG de La Rochelle Jean-François Fountaine s'est voulu rassurant. "Je ne crains pas une marée noire à La Rochelle" mais il recommande la "vigilance à l'égard des cultures marines" très présentes sur les côtes potentiellement impactées. 

CÉCILE DUFLOT


Sur LCI, l'ancienne ministre et actuelle directrice général d'Oxfam France, a déclaré : "Le dérèglement climatique risque de provoquer des tempêtes plus importantes, risque d’avoir un impact sur les routes maritimes, et donc d’augmenter le risque de naufrage."

NAVIRE SOUS-MARIN


François de Rugy a annoncé qu'en début d'après-midi des "avions de reconnaissance ont décollé de Bretagne pour aller mesurer l'ampleur de cette nappe et voir si elle continue à être nourrie par les cuves du navire qui a coulé et est actuellement à 4500 mètres de fond". Un robot sous-marin pourrait également être déployé pour voir s'il y a des fissures sur l'épave qui pourraient encore laisser échapper du fioul. La nappe d'hydrocarbure de "plus de 10 kilomètres" repérée en mer ne correspond en effet pas aux 2200 tonnes de fioul de propulsion que contenait le navire, a précisé le ministre de la Transition énergétique.

EXPLICATIONS


On vous explique ce drame qui pourrait causer une nouvelle marée noire sur les côtes françaises.

Risque de pollution, circonstances de l'accident... Quatre questions après le naufrage du Grande America

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DE RUGY


L'Etat fait tout pour "réduire l'impact" sur les côtes de la pollution aux hydrocarbures provoquée par le naufrage du navire italien Grande America, a déclaré le ministre de la Transition écologique François de Rugy jeudi sur BFMTV, évoquant des mesures en mer et à terre.


"Il y a un risque, il faut donc tout faire pour le réduire et réduire l'impact d'une pollution sur nos côtes", a-t-il déclaré. François de Rugy se rendra à Brest dans l'après-midi, a indiqué le ministère à l'AFP.

METEO


"Les conditions météo compliquent l’affaire", commente-t-on à la préfecture maritime de Brest, interrogée par Sud Ouest. La mer étant très forte, avec des creux de quatre à six mètres et du vent qui souffle en rafales, rend l'opération de pompage plus que délicate.

GIRONDE ET CHARENTE-MARITIME EN "PRÉ-ALERTE"


Les départements de Gironde et de Charente-Maritime ont placé leurs services en "phase de pré-alerte" pour anticiper la possible pollution des côtes. "Cette phase comprend la préparation et le prépositionnement des moyens antipollution nécessaires, et l'organisation des opérations de reconnaissance à venir" soulignent les préfectures.

MAIRE DE LA ROCHELLE


Sur LCI, le maire DG de La Rochelle Jean-François Fountaine s'est voulu rassurant. Le "Grande America" "n'était pas un pétrolier, donc la quantité de pollution" restera "limitée" a-t-il expliqué, ajoutant qu'en plus le navire avait "coulé relativement loin au large". "Mais oui il faut être vigilant . Peut-être que la nature, parce qu'il y a du vent au large, aura fait un effet de dispersion naturelle. On est surtout inquiet pour les cultures marines, les huîtres, les moules", a ajouté l'édile.

DE RUGY RÉPOND À JADOT


Interrogé sur Public Sénat sur les déclarations de Yannick Jadot et le laxisme des ports européens (cf post précédent), François de Rugy a répondu : "Je ne sais pas de quel laxisme M. Jadot parle. Nous avons une action qui est extrêmement déterminée pour la sécurité maritime". Il a notamment cité la création de routes maritimes "surveillées de façon très stricte" et d'une Agence européenne pour la sécurité maritime. En Europe "à partir du moment où on vient (...) dans un grand port européen, il y a des contrôles" a-t-il encore défendu. Il a jouté que l'Europe était en train "d'imposer au transport maritime international, en tout cas tous les navires qui viendront dans les ports européens, de changer de motorisation pour ne plus utiliser ce fioul lourd" mais du gaz naturel liquéfié.

YANNICK JADOT


La tête de liste Europe Ecologie-Les Verts pour les élections européennes Yannick Jadot a critiqué sur France 2 le "laxisme qu'il y a souvent autour du transport maritime", soulignant que cette éventuelle marée noire serait "dramatique pour les côtes françaises". "C'est pas la première fois, ça se renouvelle régulièrement" a-t-il ajouté. "L'organisme maritime international est trusté par tous les pavillons de complaisance qui essayent en permanence de lutter à la baisse contre toutes les règles à la fois sociales, de sécurité, d'environnement. C'est dans ce cadre-là qu'on n'arrive pas à taxer le fioul lourd" a déploré l'eurodéputé.

Selon lui l'Europe doit se saisir de ce phénomène. "A partir du moment où un navire arrive sur un port européen, il faut absolument renforcer tous les contrôles et il faut des personnes pour respecter ces règles. Dans les ports européens, pour ne pas se poser trop de problèmes, on n'exige rien, on préfère qu'un bateau soit à la mer plutôt que fixé à un port."

CORINNE LEPAGE


Interrogée sur LCI, l'ancienne ministre de l'Environnement Corinne Lepage a estimé qu'il était inéluctable que des boulettes de pétrole se retrouvent sur les plages françaises ces prochains jours. Mais malgré les "inquiétudes", "on n'est pas en présence de l'Erika" a-t-elle ajouté.

NAVIRES ANTIPOLLUTION


Quatre navires antipollution vont être envoyés en mer ce jeudi pour essayer de pomper une partie de la nappe de pétrole qui s'est formée au large des côtes françaises. Mais l'opération va être rendue difficile par une météo défavorable. "Quand la mer est mauvaise, c’est extrêmement difficile de mettre des barrages flottants, il est extrêmement difficile voire impossible de pomper en mer" a prévenu le ministre de la Transition écologique François de Rugy sur franceinfo ce jeudi matin.


Les résidus de cette nappe, s'ils devaient toucher le littoral français, sont attendus d'ici dimanche ou lundi, a également expliqué François de Rugy.

BIENVENUE


La situation étant malheureusement appelée à évoluer, suivez en direct avec nous les conséquences du naufrage du navire italien "Grande America" au large des côtes françaises.

Après un incendie dans la nuit du dimanche 10 au lundi 11 mars, le "Grande America", navire transporteur de véhicules et de conteneurs battant pavillon italien, finit par faire naufrage, mardi 12 mars, à plus de 300 kilomètres des côtes françaises. Les 27 personnes à bord sont saines et sauves, mais les autorités françaises et les associations écologistes s'inquiètent des risques de marée noire. Avec 2200 tonnes de fioul lourd dans ses soutes et sa cargaison, la pollution maritime va être de toute façon extrêmement forte. Jusqu'à quel point ? Le mauvais temps observé sur place rend l'opération d'autant plus incertaine et, du côté de la France, on s'active déjà pour préparer l'arrivée des nappes d'hydrocarbure, ce dimanche ou lundi.

Suivez les dernières informations dans notre direct ci-dessus.

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