Friday for Future lance une campagne "touristique" pour alerter sur les effets du changement climatique

Visuels de la campagne de sensibilisation au réchauffement climatique lancée en décembre 2019 par Friday for Future.
Planète

ENVIRONNEMENT - Comment convaincre les nombreuses personnes qui doutent encore de l'existence du changement climatique ? Pour tenter d'y parvenir, Friday for Future a pris le parti de les confronter à ses conséquences au niveau local, par le biais d'une campagne "touristique" tout juste lancée sur les réseaux sociaux.

Alors que les phénomènes extrêmes se multiplient et s'intensifient partout sur la planète, certains refusent encore de voir la réalité en face. Selon une récente enquête Ipsos pour EDF menée auprès de 24.000 personnes dans 30 pays, les climatosceptiques représentent 8% de la population. Ceux-ci sont surtout répartis dans les pays les plus émetteurs de gaz à effet de serre, comme la Chine ou les Etats-Unis. En France, 5% des personnes interrogées ne croient pas au changement climatique.

Pour tenter d'ouvrir les yeux de ces personnes, l'organisation internationale pour le climat menée par Greta Thunberg, Fridays for Future, vient de lancer une campagne sur les réseaux sociaux. Intitulée "Vous ne croyez pas au réchauffement climatique ? Quid du réchauffement local ?", elle prend le parti de convaincre les plus sceptiques en illustrant le phénomène au niveau local. Dans une série de quatre affiches vintage, l'ONG a donc imaginé à quoi ressembleraient des lieux touristiques iconiques dans le contexte actuel du changement climatique.

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La Californie en proie aux flammes, Venise sous les eaux...

La première affiche représente une plage californienne dont les dunes sont en proie aux flammes. Le ciel, où volent quelques mouettes, est empli d'un épais nuage de fumée, tandis que des palmiers sont en feu au premier plan. La seconde illustre les fonds marins du Queensland, en Australie. Les coraux y ont tous blanchi, la carte postale désolante. Le troisième visuel figure Venise sous les eaux. Le dernier illustre les pistes de la luxueuse station de ski suisse de Zermatt. Seules quelques plaques de neige subsistent.

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Ces images, aux allures de film catastrophe, ne sont finalement que le reflet de la réalité. En proie à la sécheresse et à une forte mortalité des arbres, la Californie connaît depuis plusieurs années de violents incendies de forêt qui ravagent des dizaines de milliers d'hectares. Début novembre, 40.000 hectares y sont partis en fumée. Les flammes étaient visibles depuis l'espace. La ville de Venise, elle, se retrouve de plus en plus régulièrement submergée en raison de phénomènes climatique plus intenses, mais aussi de la montée des eaux. Il y a un mois, elle a été confrontée à une série de marées hautes historiques qui ont causé d'importants dégâts.

En avril dernier, des chercheurs australiens avertissaient d'autre part des effets du réchauffement climatique sur les coraux les plus au sud de la planète. En 2016 et 2017, le nord de la grande barrière de corail a ainsi subi deux périodes successives de blanchiment sans précédent. En 2018, le pays a promis un demi-milliard de dollars australiens (environ 313 000 euros) pour restaurer et protéger ce joyau du patrimoine de l'humanité. Enfin, avec la montée des températures, la neige se fait chaque année plus rare en altitude. Selon une étude menée par des chercheurs français et publiée en mai dernier dans la revue Scientific Reports, la couverture neigeuse sera constituée, dans les stations de ski alpines, à 25% de neige de culture dès 2025. 

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