Grâce à la baisse de la pollution, les sommets de l'Himalaya sont de nouveau visibles à 200 km

La fonte des glaces pourrait entraîner la résurgence de virus disparus dans le futur.
Planète

LA TERRE RESPIRE - Deux semaines après la mise en place du confinement en Inde, le pays ravagé par la pollution respire à nouveau. La preuve, en images, avec les sommets de l'Himalaya qui sont de nouveau visibles jusqu'à 200 kilomètres aux alentours. Un spectacle dont s'est réjouit le peuple indien.

C'est une image rare. Au loin, ils aperçoivent les sommets de l'Himalaya. A Jalandhar, une ville située dans l'État du Pendjab, au nord-ouest de l'Inde, les habitants ont sorti leur téléphone portable pour immortaliser ce moment. Cela faisait près de trente ans que les sommets de la célèbre chaîne montagneuse, qui s'étend également à travers le Népal, le Pakistan, la Chine, le Bhoutan sur plus de 2 400 km de long, n'avaient pas fait partie du paysage. 

Le média indien The Tribune raconte ainsi que les montagnes Dhualdhars, situées à 213 kilomètres de Jalandhar, étaient restées inconnues des générations actuelles. "Les anciens racontent que cela faisait une génération que les montagnes n'avaient pas été visibles depuis la ville", rapporte le journal anglophone. La raison ? La baisse du niveau de pollution.

Lire aussi

L'Inde abrite la ville la plus polluée au monde, sa capitale, New Delhi. En tout, parmi les 30 villes les plus polluées du monde, 21 se trouvent en Inde. En fermant ses usines, des marchés, ses magasins et ses industries dans le cadre du confinement mis en place pour lutter contre la pandémie de coronavirus, le pays a vu son niveau de pollution chuter. On observe notamment une baisse des niveaux du dioxyde d'azote propagé dans l'air avec les voitures et les centrales électriques. Une première.

Toute l'info sur

Coronavirus : la pandémie qui bouleverse la planète

La progression du Covid-19 dans le mondeCes indicateurs qui incitent à l'optimisme en France

En Inde, le confinement a été acté le 25 mars dernier. Au cours des trois premières semaines, les niveaux de dioxyde d'azote ont chuté de 40 à 50% comparé aux périodes observées en 2018 et 2019 dans les villes de Mumbai, Pune et Ahmedabad, selon le scientifique Gufran Beigdu du Système de la qualité de l'air et du centre météorologique, rapporte CNN. Le retour du ciel bleu, enfin.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent