"Nous avons tout essayé, et pourtant..." : 300 chercheurs appellent à la grève mondiale pour le climat

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CLIMAT - Des chercheurs de plusieurs nationalités appellent à suivre la Grève mondiale pour le climat le 15 mars 2019. Les 300 scientifiques rompent leur devoir de réserve et se joignent ainsi à la cause des étudiants de Youth for climate.

Des chercheurs belges, français et suisses ont signé une tribune pour un appel à la grève mondiale pour le climat le vendredi 15 mars. Les 300 scientifiques se joignent ainsi à la cause des écoliers, lancée par la jeune activiste suédoise Greta Thunberg, qui sèchent les cours pour réclamer aux représentants un changement politique drastique à la hauteur de l’enjeu climatique.

"C’est toute cette partie jeune de la population qui s’angoisse"

Publiée notamment par le quotidien belge Le Soir, la lettre ouverte des scientifiques et universitaires alerte sur "la menace existentielle" que représentent les dérèglements climatiques et la destruction de la biodiversité. Dans cette tribune, ils rappellent qu’ils ont tout d’abord fait leur travail de chercheurs, avant de "sensibiliser les décideurs" sur ce propos. Des années où ils ont tout essayé. Ils énumèrent : "Nous avons alerté mille fois l’opinion publique et les citoyens. Nous avons nourri le débat public, ouvert la science à l’expertise citoyenne. Nous avons tout essayé." Et de soupirer un "et pourtant…" lourd de sens. 

Car selon eux, le temps est venu d’agir, et ce très rapidement, face à un "péril" qui ne "cesse de croître". Alors, ils dénoncent et ciblent "les actuels détenteurs du pouvoir économique", qui, entraînés dans le mécanisme ultra-libéral, continuent sur la même lignée, au détriment de ceux qui "pâtiront" du changement climatique. "C’est toute cette partie jeune de la population qui s’angoisse de l’effondrement et se mobilise sur ces sujets, qui voit la civilisation thermo-industrielle et le néo-libéralisme débridé les emporter vers le cauchemar climatique et l’effondrement du vivant."

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Face à l’urgence, ces 300 chercheurs ont donc décidé de rompre leur devoir de réserve. Et de se joindre à l’appel lancé par la jeunesse du mouvement Youth for Climate, qui a annoncé une "journée d'action européenne dans 38 pays" grâce à une grève  le 15 mars. Une "Global Strike for Future", qui peut paraître radicale, tout comme les actions de désobéissance civile, mais à laquelle les chercheurs répondent qu’elle est "bien faible" face à ceux qui détruisent la planète.

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