La biodiversité s'effondre aussi en France : 26% des espèces sont menacées ou éteintes sur le territoire

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EFFONDREMENT - Selon l'édition 2018 des "chiffres-clés de la biodiversité", un quart des espèces animales présentes sur le territoire français sont menacées, en particulier dans les territoires d'outre-mer.

La France abrite environ 10% de la biodiversité de la planète sur ses territoires métropolitains, d'outre-mer, et ses 11 millions de kilomètres carrés d'eaux marines. Mais un quart des espèces animales qui peuplent cette gigantesque réserve que constitue le pays sont menacées ou éteintes. 

Selon l'édition 2018 des "chiffres-clés de la biodiversité", publiée par le Commissariat général au développement durable, l'Agence française pour la biodiversité et l'Observatoire national de la biodiversité, 26 % des espèces évaluées sont vulnérables, en danger, en danger critique ou éteintes. 

Cette évaluation porte sur 5.073 espèces, qui ont fait l'objet d’une évaluation, "soit moins de 3 % des espèces connues en France métropolitaine et ultramarine", rappelle le document. Le Monde précise par ailleurs que 19.000 espèces présentes sur le territoire sont endémiques, ce qui veut dire qu'on ne les trouve nulle part ailleurs. 80% des ces espèces endémiques dans les territoires d'outre-mer, où la situation semble encore plus préoccupante. En effet, dans ces territoires d'outre-mer, 40% des espèces évaluées sont menacées, contre 22% en métropole.

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Grenouille des champs, tortue d'Hermann, bouquetin ibérique, cachalot, bécassine des marais, lynx boréal, gypaète barbu (en photo en tête d'article), sont autant d'espèces menacées de disparition sur le territoire français. Près d'un quart des oiseaux "communs spécialistes", qui vivent dans un endroit spécifique, ont disparu entre 1989 et 2017. Et un tiers des espèces de mammifères terrestres et marins, comme le putois d'Europe ou le phoque veau marin, sont aujourd'hui menacées d'extinction en métropole, contre un quart en 2009.

Ce déclin de la biodiversité tient "principalement aux pressions exercées par les activités humaines", indique le rapport. Ces activités humaines conduisent à une artificialisation des sols de 65 000 hectares par an en moyenne entre 2006 et 2015. Bâtiments, routes, parkings, sites industriels divers : environ 10% du territoire de métropole est désormais artificialisé, soit 5 millions d'hectares.

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