La Chine et la Russie empêchent la création d'un sanctuaire marin en Antarctique (pour l'instant)

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BIODIVERSITÉ - Une vaste zone protégée devait être créée dans la mer de Ross, en Antarctique, après un accord conclu lors de la réunion annuelle de la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marine de l'Antarctique (CCAMLR). Face au refus de la Chine et de la Russie, le projet n'aura pas lieu pour l'instant.

Sitôt l'accord annoncé comme conclu, il se trouve être retoqué. La création d'un sanctuaire marin en pleine mer de Ross, dans l'Antarctique n'aura finalement pas lieu. Le 28 octobre pourtant, un accord avait été trouvé par les 25 pays-membres (dont l'Union européenne), de la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marine de l'Antarctique (CCAMLR). Mais c'était sans compter sur le refus de la Chine et de la Russie face à tel projet, dans le but de défendre leurs droits de pêche dans l'océan Austral. C'est le huitième veto depuis le lancement de l’initiative en 2010 par l’Australie, la France et l'Union européenne, ayant pour but de protéger les écosystèmes marins, riches de 10 000 espèces uniques. 

Le plus vaste sanctuaire marin au monde devait s'étendre sur une superficie de plus de 1,55 million de kilomètres carrés, avec 1,12 million de kilomètres carrés interdits à la pêche. Cette zone était censée protéger trois zones marines autour de l'Antarctique, peuplées de manchots, de phoques, de baleines. 

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Dans un communiqué, la CCAMLR a indiqué que la proposition, "sujet de nombreuses discussions", avait échoué à obtenir le consensus de ses membres. Celle-ci sera discutée à nouveau l'an prochain, à l'occasion de la prochaine réunion de la CCAMLR. La pêche représente l'une des grandes menaces pour la préservation de la biodiversité de l’Antarctique, qui représente 15 % de la surface des océans.

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