La présence du virus ToBRFV confirmée dans les tomates d'une exploitation du Finistère

Le ministère de l'Agriculture a confirmé la présence du virus ToBRFV dans les tomates d'une exploitation du Finistère, après avoir obtenu les résultats d'analyses. Une contamination sans danger pour l'homme, mais qui représente un risque économique pour la filière.

AGRICULTURE - Le ministère de l'Agriculture a confirmé la présence du virus ToBRFV dans les tomates d'une exploitation du Finistère, après avoir obtenu les résultats d'analyses. Une contamination sans danger pour l'homme, mais qui représente un risque économique pour la filière.

Le ministère de l'Agriculture a confirmé lundi soir la contamination de tomates en serre par le virus ToBRFV. "On a reçu les résultats de l'Anses (Agence de sécurité sanitaire) sur les échantillons prélevés dans les serres qui étaient en suspicion dans le Finistère et les résultats sont positifs, elles sont donc bien contaminées par  le virus", a-t-on indiqué au ministère. Les tomates contaminées se trouvent dans une exploitation située dans le Finistère. Si le virus est sans danger pour les humains, il pourrait néanmoins avoir de graves conséquences économiques pour la filière.

La direction générale de l'Alimentation, qui dépend du ministère de l'Agriculture, a finalement reçu les résultats d'analyses ce lundi, contrairement à ce qu'avait indiqué dans la journée l'Anses qui avait évoqué la  date du 24 février. "L'exploitation concernée a été confinée dans l'attente de la destruction des végétaux et de la désinfection du site dans les plus brefs délais", a-t-on précisé au ministère.

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Selon l'Agence de sécurité sanitaire (Anses), le virus de la tomate peut infecter jusqu'à 100% des plantes sur un site de production, ce qui le rend redoutable pour les cultures à haute densité de plantation comme les cultures sous serre. En revanche, il n'a pas d'impact sur l'homme.

Un virus observé pour la première fois en Israël en 2014

Début février, l'Anses avait mis en garde contre "le tomato brown rugose fruit virus" (ToBRFV), un nouveau virus "particulièrement dangereux pour les plantes qui y sont sensibles". Il peut se transmettre par les semences, les plants et les fruits infectés et survit longtemps à l'air libre. 

"Son impact économique est par contre majeur : il peut infecter jusqu'à 100% des plantes sur un site de production de tomates, poivrons, piments, ce qui le rend redoutable pour les cultures à haute densité de plantation comme les cultures sous serre. Il est extrêmement résistant, et peut être transmis par les semences et les plants, par les tomates pouvant elles-mêmes véhiculer le virus, ou par l'activité humaine", pouvait-on lire sur le site du Ministère de l'Agriculture.

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Agriculture : une épidémie menace les tomates

Ce virus a été observé pour la première fois en Israël en 2014, puis a été trouvé en 2018 sur des cultures de tomate au Mexique, aux Etats-Unis, en Allemagne et en Italie et enfin en 2019 aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et en  Grèce. La diffusion de ce virus sur le territoire national "aurait des conséquences économiques majeures pour la filière mais également les jardiniers  amateurs", avait indiqué dimanche le ministère, alors que l'enquête n'en était qu'au stade de la suspicion.

La tomate est le premier légume consommé par les Français avec un peu plus de 13,9 kg par ménage et par an. La culture de tomates en France est la première culture légumière avec 712.000t produites en 2018.

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