#MissionTerresAustrales (1/6) : le départ vers le bout du monde

#MissionTerresAustrales (1/6) : le départ vers le bout du monde
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SÉRIE - Une équipe de TF1 est montée il y a quelques semaines à bord d’un navire des Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF) pour découvrir ces bouts de France qui accueillent une faune exceptionnelle en plein milieu de l'Océan indien. Pour ce premier épisode, direction La Réunion, lieu du départ de ce voyage pas comme les autres. Michel Izard vous en raconte les coulisses.

Archipel de Crozet et des Kerguelen, île de Saint-Paul, île d’Amsterdam :  les Terres et Mers Australes, perdues dans le sud de l’Océan Indien, entre l'Afrique et l'Antarctique, sont classées depuis peu au patrimoine mondial de l'Unesco. Fin 2019, une équipe de TF1 a pu se rendre sur ces territoires inhabités où la France entretient sa présence avec des équipes de chercheurs, de techniciens et de volontaires en service civique qui se relaient sur place.  Au programme notamment : 50 millions d’oiseaux de mer, des éléphants de mer par dizaines de milliers, des terres presque vierges où l’impact de l’homme reste faible. 

Première étape : La Réunion, lieu de départ de l'expédition. Michel Izard vous en dévoile les coulisses.

Aéroport Roland Garros. Saint-Denis. Après les 11 heures de vol dans la cabine pressurisée, une bouffée de chaleur nous assaille. 36 heures de séjour à La Réunion, drôle de parenthèse entre les premiers frimas de l’hiver qui s’annonçait à notre départ de Paris et les températures fraîches qui nous attendent du côté des Kerguelen. 

Sur le quai n° 8, au pied du Marion Dufresne, on cuit. Heureux de cuire en levant les yeux pour admirer ce navire de 120 mètres, sa coque bleu roi qui s’effile vers la proue pour mieux trancher les flots. Il est sorti des chantiers navals de Saint-Nazaire en 1995. Depuis 25 ans, il ravitaille les districts des Terres Australes, 4 fois par an. Nous partons sur la troisième rotation de l’année, que l’on appelle dans le jargon OP3. Départ le 8 novembre 2019, retour le 9 décembre. 32 jours de mer.

100 kilos de matériel

Avec le trépied pour la caméra, nous avons environ 100 kilos de matériel, deux gros sacs avec nos affaires personnelles (vêtements et sous-vêtements chauds, coupe-vents, bottes…) et une grosse caisse, pas pour faire un tintamarre,  mais pour nos équipements techniques. 

Bertrand Lachat, le cameraman de l’équipe TF1, est du genre prévoyant. Il emporte :

- un objectif longue-focale pour filmer les animaux sauvages. 

- deux caméras GO PRO.

- une deuxième caméra Panasonic P2 en kit au cas où la première tomberait en panne vu qu'il n’y a pas de magasin de maintenance dans les îles subantarctiques.

- un deuxième micro directionnel 416 avec son boîtier de liaison HF. 

- un ordinateur et deux disques durs externes de 2 Tera chacun pour sauvegarder en double les images.

Nous avons également une quinzaine de carte mémoire P2 pour enregistrer une trentaine d’heures de rushs. Cela ne suffira pas. Au total, il y en aura près de 60 heures, qu’il faudra digitaliser au fur et à mesure.

En vidéo

VIDÉO LCI PLAY - Derrière la cam' avec Michel Izard pour la mission Terres Australes

Chant du départ

Nous voilà avec nos bagages au pied de l’échelle de coupée que l’équipage remontera juste avant de larguer les amarres. J’ai toujours aimé ce nom, amarres, et le lien qu’il fait entre la terre et le large. On dit que regarder un bateau, c’est déjà partir un peu en voyage. J’ajouterai qu'écouter le bruit de l’échelle de coupée du Marion Dufresne, c’est déjà s’en aller, se sentir loin. On dirait qu’elle mugit. Je vous propose de fermer les yeux pour mieux l’entendre. Juste le son.

En vidéo

Ecoutez le son de l'échelle de coupée du Marion Dufresne

Il y a 113 passagers à bord. Le navire est plein. Bertrand Lachat va partager sa cabine avec Thomas Saucède, chercheur et plongeur de l’université de Dijon qui va étudier un territoire nouveau, presque inexploré : les fonds marins des Kerguelen et de Crozet où vivent des organismes inconnus dans des eaux à 3 ou 4 degrés. De mon côté, je partagerai ma chambre avec Yves Cherel, biologiste du laboratoire du CNRS de Chizé, vieux briscard des Terres Australes, spécialiste des manchots royaux et de l’alimentation des oiseaux marins dans ces régions perdues, qui va faire une mission exceptionnelle dont nous reparlerons.

Maintenant, c’est la sirène du Marion Dufresne qui retentit.

En vidéo

Ecoutez la sirène du Marion Dufresne

Sur la passerelle, un vent chaud souffle dès la sortie du port. Evelyne Decorps, la préfète qui dirige les TAAF, me dit : "On ressent toujours la même émotion, un peu comme pour les traversées des transatlantiques. C’est fabuleux. Bientôt, nous serons seuls, seuls en mer au milieu de l’Océan Indien". 

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Pour davantage d'informations sur le parcours, cliquez ici.

Rendez-vous lundi 3 février pour la prochaine étape : l'archipel de Crozet.

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