#MissionTerresAustrales : de babord à tribord, les coulisses du tournage à bord

#MissionTerresAustrales : de babord à tribord, les coulisses du tournage à bord
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MAKING-OF - Une équipe de TF1 est montée il y a quelques semaines à bord d’un navire des Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF) pour découvrir ces bouts de France qui accueillent une faune exceptionnelle en plein milieu de l'Océan indien. Bertrand Lachat, le cameraman, vous raconte les coulisses de l’expédition.

Archipel de Crozet et des Kerguelen, île de Saint-Paul, île d’Amsterdam : les Terres et Mers Australes, perdues dans le sud de l’Océan indien, entre l'Afrique et l'Antarctique, sont classées depuis peu au patrimoine mondial de l'Unesco. Fin 2019, une équipe de TF1 a pu se rendre sur ces territoires inhabités appartenant à la France.  Au programme notamment : 50 millions d’oiseaux de mer, des éléphants de mer par dizaines de milliers, des terres presque vierges où l’impact de l’homme reste faible. Bertrand Lachat, le cameraman, vous dévoile les coulisses de cette aventure.

Depuis quelques années, avec Michel Izard, nous avons eu la chance de tourner plusieurs "carnets de route" dans des endroits du globe assez incroyables. Et pour la troisième fois, nous embarquons à bord d’un bateau mythique : le Marion Dufresne.

En 2015, le RMS St Héléna nous avait menés sur les traces de l’exil de Napoléon sur l’île de Saint-Hélène. En 2017, nous avons traversé les 40e Rugissants et les 50e Hurlants à bord de l’Astrolabe. Objectif, le base Dumont d’Urville en Terre Adélie sur le continent antarctique. Cette fois-ci, à bord du Marion Dufresne, un périple de 32 jours et de 9.000 km nous attend pour visiter les 3  districts des Terres Australes françaises : Crozet, Kerguelen et St Paul-Amsterdam.

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Mal de mer

A chaque départ en bateau, une question me taraude : vais-je avoir le mal de mer ? La traversée de l’Atlantique Sud pour St-Hélène s’était effectuée sur une mer d’huile. Le voyage pour l’Antarctique avait été fidèle à sa réputation, tout le monde ou presque fut malade. D’où le surnom donné à l’Astrolabe : le «"Gastrolabe". Et quand on est malade à bord, il devient tout de suite plus compliqué de garder l’œil dans le viseur de la caméra. Avant d’embarquer, j’ai donc fait le plein de médicaments contre le mal de mer pour deux personnes (j’ai pensé à mon fidèle compagnon de voyage). Par précaution, j’ai pris un cachet les trois premiers jours et comme je me sentais bien, j’ai arrêté.

Au final, pendant le mois du voyage, ni Michel ni moi n’avons été malades. Pourtant, nous avons affronté des vagues de 8-9 mètres et des vents de 120 km/h. Parmi les 113 passagers , le quart d’entre eux n’ont pas supporté ces mers démontées. Au fil des années et par la force des choses, moi le montagnard, j’ai le pied de plus en plus marin.

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#MissionTerresAustrales, épisode 1 : le départ vers le bout du monde

Exercices quotidiens

Sur le Marion Dufresne, il y a une salle de sports avec vélos, rameurs et tapis de course. A bord, j’ai plutôt pratiqué la caméra de façon intense. Et croyez-moi, c’est physique ! L’exercice consiste à monter et descendre des escaliers raides comme des échelles des dizaines de fois par jour avec la caméra de 10kg. Il faut aussi en permanence maintenir l’équilibre et l’horizontalité des images. Cela a pour résultat de muscler les jambes mais aussi de bien fatiguer le cameraman. Avec Michel, nous avons exploré le bateau de fond en comble. Nous avons grimpé, encordés, sur le plus haut mat du bâtiment à 42 mètres au-dessus du niveau de la mer et sommes descendus dans les entrailles du bateau , au plus profond des cales.

La plupart du temps, j’ai filmé avec ma grosse caméra mais parfois, je suis parti à la pêche aux images avec une petite caméra Gopro fixée au bout d’une perche de 5 mètres. Ce qui m’a permis de réaliser des prises de vue originales au raz de la coque du bateau ou proche des vagues.

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#MissionTerresAustrales, épisode 2 : l'île aux Cochons, paradis des manchots

Raconter la vie à bord

Filmer, c’est choisir, choisir de raconter ce que l’on voit, ce que l’on vit, ce que l’on ressent. A bord du Marion, nous avons été comblés. Parmi toutes les séquences mises en boite, je veux me souvenir : les préparatifs du départ à La Réunion, la disponibilité du capitaine et de l’équipage, les rencontres avec les passagers (techniciens, scientifiques et touristes), la visite de la salle des machines ou celle, plus goûtue, des cuisines avec les cuisiniers malgaches, les heures d’observation sur le pont supérieur à guetter l’arrivée des grands albatros, les soirées animées autour du babyfoot du bar, les nuits paisibles dans ma couchette du bas avec comme voisin du-dessus Michel, les levers et couchers de soleil sur les immensités australes…

Nos reportages vous prouveront que la liste est loin d’être exhaustive. Pour conclure cette aventureuse tranche de vie, je peux paraphraser le chanteur Renaud : "C’est pas le cameraman qui prend la mer, c’est la mer (australe) qui a pris le cameraman".

LE PARCOURS

Découvrez le parcours de l'équipe de TF1 avec cette carte interactive conçue avec Esri France. 

Toute l'info sur

#MissionTerresAustrales

Cliquez ici pour avoir davantage d'informations sur ce parcours.

Rendez-vous dans le journal de 13H de TF1 jusqu'au vendredi 7 février pour découvrir ces superbes reportages, que vous pouvez retrouver sur cette page.

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