"On est déjà au niveau de fin juillet" : face à la sécheresse, les restrictions d'eau se multiplient en Saône-et-Loire

"On est déjà au niveau de fin juillet" : face à la sécheresse, les restrictions d'eau se multiplient en Saône-et-Loire
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REPORTAGE - En Saône-et-Loire, la sécheresse est redoutée par tous les habitants. Il faut dire que le niveau des rivières et de la nappe phréatique ne cesse de baisser, alors que des pics de chaleur sont annoncés cette semaine.

Parmi les départements où il va faire très chaud dans les jours à venir figure notamment la Saône-et-Loire. Une mauvaise nouvelle pour cette partie de la Bourgogne déjà en alerte sécheresse renforcée depuis le début du mois. Avec peu de pluie et davantage d'heures d'ensoleillement que dans le sud de la France durant le printemps, les habitants craignent le pire. 

Certaines mairies de la vallée de la Grosne  en sont ainsi déjà à deux arrêtés de restriction d'eau. "Cela veut dire que l'on ne peut pas laver sa voiture toutes les semaines ; cela veut dire aussi que l'on doit éventuellement renoncer à remplir sa piscine ou à arroser son jardin aux heures les plus chaudes de la journée", souligne à TF1 Jean-Pierre Goron, le directeur départemental des territoires, à la préfecture de Mâcon. 

L'agriculture et le tourisme menacés

La situation est notamment compliquée à Savigny-sur-Grosne, où le niveau de la rivière ne cesse de baisser. Résultat, les eaux sont stagnantes comme celles d'un étang. Alexandre Badey, le propriétaire du camping du Gué, ne cache pas son inquiétude :  "On est pratiquement au niveau de fin juillet, début août", constate-t-il, amer, auprès de TF1. Même les Britanniques venus s'installer dans la région en perdent leur flegme : "Les champs, l'herbe, dès mars, avril tout est jaune, il n'y a plus de vert. C'est choquant", dit l'un d'eux.

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Outre le tourisme, un autre secteur est menacé, celui de l'agriculture, car les nappes phréatiques sont au plus bas. Ce qui n'est pas sans conséquence : "Les récoltes de céréales vont être impactées entre 30 et 50%", souligne ainsi Philippe Pelletier, agriculteur au Moulin de la Planche Caillot. Au-delà de la météo, il pointe du doigt une mauvaise gestion de l'eau, avec notamment trop de pompage.

Quoi qu'il en soit, dans tout le département, les habitants se préparent désormais à affronter les températures caniculaires des prochains jours.

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