Cinq grandes villes dont Paris interdisent les pesticides sur leur territoire, Elisabeth Borne dénonce un "coup de com'"

Cinq grandes villes dont Paris interdisent les pesticides sur leur territoire, Elisabeth Borne dénonce un "coup de com'"
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ENVIRONNEMENT - Dans un communiqué ce jeudi matin, cinq villes dont la capitale ont annoncé l'interdiction de l'utilisation des pesticides sur leurs territoires, dans l'espoir de "faire changer la loi" en pleine polémique sur les distances minimales entre habitations et zones d'épandage.

"Il s'agit pour nous d'engager une démarche concertée pour faire changer la loi et concourir à la sauvegarde du patrimoine inestimable de la biodiversité sur nos territoires et de la santé de nos concitoyens". Dans un communiqué commun publié ce jeudi matin, cinq grandes villes ont annoncé l'interdiction de l'utilisation des pesticides sur leurs territoires. 

"Depuis le 1er janvier 2019, la réglementation nationale interdit la vente aux particuliers ainsi que la détention et l'utilisation par ces derniers, de tous les produits phytopharmaceutiques, à l'exception des produits de biocontrôle, rappellent ces communes dans le communiqué. Depuis plusieurs années, en tant qu’élus locaux à la tête de nos villes, nous avons eu la volonté politique et la responsabilité de protéger la santé de nos habitants, en étant souvent précurseurs dans de nombreux domaines. Nos villes sont ainsi engagées très fortement en faveur de la protection de l’environnement et de l’adaptation au dérèglement climatique ; nous Maires avons la responsabilité d’accroître la résilience de nos territoires face à l’urgence climatique, par la mise en œuvre de solutions locales concrètes et rapides".

Dans un tweet, la ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, dénonce un "coup de com'" et les remercie "d’avoir confirmé qu’elles respecteront la loi ".

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Des zones minimales à respecter

Lundi dernier, le gouvernement a lancé une vaste consultation publique sur les distances minimales à respecter entre habitations et zones d'épandage de pesticides, obligé d'anticiper sur son calendrier initial après les polémiques nées de tentatives de régulation locale par des maires. Cette consultation en ligne, d'une durée de trois semaines et ouverte à tous, porte sur les distances minimales à respecter entre habitations et zones d'épandage de produits phytosanitaires agricoles dans tous les départements où aucune charte locale n'aura été signée, a indiqué le ministère de l'Agriculture.

Le gouvernement a proposé samedi dernier de fixer cette distance minimale à 5 mètres pour les cultures dites basses (céréales par exemple) et à 10 mètres pour les cultures hautes, telles que les vignes ou l'arboriculture. Il justifie cette décision par les préconisations scientifiques de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) allant en ce sens. 

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