Plus de la moitié des Européens se sentent mal informés sur la pollution de l'air

Plus de la moitié des Européens se sentent mal informés sur la pollution de l'air
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POLLUTION RESSENTIE - L'Eurobaromètre sur la qualité de l'air montre que les Européens ont la sensation que la qualité de l'air s'est dégradée. Dans les faits, la pollution de l'air est moins marquée ces dernières années.

Même si la qualité de l'air s'est améliorée, les Européens ne le ressentent pas ainsi. Plus de la moitié des Européens se sentent mal informés sur la qualité de l'air dans leur pays et ont de plus en plus l'impression que celle-ci s'est dégradée au cours des dix dernières années, selon une grande enquête européenne publiée mercredi. 

Plus de 27.500 personnes ont été interrogées pour cet Eurobaromètre sur la qualité de l'air, dans les 28 pays de l'Union européenne. Parmi elles, 54% estiment être insuffisamment informées des problèmes de pollution de l'air dans leur pays. Ce qui explique peut-être que les Européens sont plus nombreux que lors de la dernière enquête en 2017 à penser que la qualité de l'air s'est détériorée ces dix dernières années : 58% des personnes sondées, soit 11 points de plus.

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Pourtant, "dans les faits, les données déclarées montrent que la qualité de l'air s'est sensiblement améliorée durant cette période", note la Commission européenne, commanditaire de l'enquête, dans un communiqué. La proportion des personnes s'estimant bien informées ne dépasse 50% que dans 8 pays (Finlande, Pays-Bas, Slovénie, Lituanie, Royaume-Uni, Autriche, Danemark, Pologne). Les personnes s'estimant le moins bien informées se trouvent au Portugal, en Italie, en Bulgarie et en Roumanie.

Les transports alternatifs privilégiés en France

"Les sondés qui sont plus informés sur la qualité de l'air sont moins enclins à penser qu'elle s'est détériorée", notent les auteurs du rapport. Au total sept personnes sur dix estiment que l'UE devraient proposer des mesures supplémentaires pour s'attaquer à la pollution de l'air, 44% préconisant comme moyen le plus efficace l'application de contrôles de pollution plus stricts aux activités industrielles et de production d'énergie.

Sept personnes sur dix assurent avoir pris au moins une initiative pour réduire les émissions nocives, soit 8 points de pourcentage de plus qu'en 2017. Mesure privilégiée : le remplacement de leurs anciens appareils gourmands en énergie (41%). Viennent ensuite les déplacements en transport public, en vélo ou à pied au lieu de prendre la voiture (35%) puis le remplacement du système de chauffage de son logement (15%). En France, les sondés ont plutôt privilégié les transports alternatifs (39%) que le recours à des appareils dotés d'une meilleure performance énergétique (33%).

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