Les pneus usagés bientôt retirés des champs pour éviter que les vaches ne les mangent

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POLLUTION - Ce lundi 15 juillet, sous l’égide du ministère de la Transition écologique, la filière pneumatique va s’engager à récupérer à ses frais des millions de pneus usagés sur les exploitations agricoles. Car ces objets, qui vivent de secondes vies dans les champs en servant notamment à maintenir les bâches d’ensilage, terminent trop souvent dans les estomacs des vaches.

Microcaoutchoucs, fils de ferraille... : les pneus en décomposition dans les champs français se retrouvent bien souvent dans les estomacs de nos vaches. Les bovins avalent involontairement des restes de pneus qui fautes d'être jetés servent notamment à maintenir les bâches d'ensilage, et ainsi chaque année 60.000 d'entre eux seraient atteints de tumeurs et d'infections. Pour lutter contre cette pollution, le ministère de la Transition écologique fait signer un engagement à la filière pneumatique ce lundi 15 juillet . 


Comme le révèle Le Parisien qui cite la secrétaire d'Etat Brune Poirson, "les fabricants, comme Michelin, s'engagent à récupérer les pneus des exploitations agricoles à leurs frais". Les agriculteurs vont ainsi pouvoir se débarrasser de leurs vieux pneus, et permettre à leurs vaches de broutent de l'herbe et seulement de l'herbe. Selon le cabinet de Brune Poirson, "15.000 tonnes par an, soit 2,4 millions de pneus, vont être enlevés chaque année".

600.000 à 700.000 tonnes de pneus usagés dans les champs

Une étude de l'Agence de l'environnement (Ademe) datant de 2006 estimait que 800.000 tonnes de pneus avaient investi les prairies. "Actuellement, il en reste 600.000 à 700.000 tonnes, principalement dans le Sud-Ouest, le Centre, la Normandie et la Bretagne", explique au Parisien Jacky Bonnemains, porte-parole de Robin des bois, signataire de l'accord.


Ironie du sort, dans les années 1970, ce sont les autorités qui ont encouragé les exploitants agricoles à donner une seconde vie aux pneus. Sans penser qu'ils seraient responsables de la première cause de pathologie des vaches, surnommée "la maladie de la quincaillerie".

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