Réchauffement : autour de Greta Thunberg, 450 jeunes adoptent une "déclaration climatique"

Greta Thunberg, lors de la mobilisation à Lausanne (Suisse).
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CLIMAT - Près de 450 jeunes se sont rassemblés cette semaine à Lausanne (Suisse), en présence notamment de l'activiste Greta Thunberg, pour adopter vendredi une "déclaration commune" dans le cadre du sommet du Giec. Une mobilisation qui s'inscrit dans le mouvement transnational de "grève pour le climat".

L’université de Lausanne a été le théâtre depuis lundi d’une première mondiale : un sommet rassemblant environ 450 jeunes âgés d’à peine vingt ans, et de quelques plus âgés, provenant de 37 pays différents. Leur but, échanger sur leur préoccupation commune : l’urgence climatique, et établir des pistes d’actions précises. Pari réussi puisque leur semaine a abouti vendredi à l’adoption de la "déclaration climatique de Lausanne", fruit de leur travail commun. 

Ce sommet "Smile for Future", qui s'inscrivait dans le cadre de la remise du rapport du Giec, le groupe d'experts pour le climat, était une première pour ces jeunes Européens impliqués dans le mouvement "Fridays for future" - la grève étudiante pour le climat -. Inspirés par les actions de la médiatique adolescente suédoise Greta Thunberg, présente lors de ces cinq jours, ces militants venus de toute l’Europe n’avaient qu’un mot à la bouche : agir tout en fédérant leur mouvement.

La tâche était pour le moins difficile, comme le soulignait Maria une participante âgée de 17 ans venue de Grèce, auprès de l'AFP : "Atteindre un consensus est toujours difficile [...] mais je pense que c'est complètement humain". Ayant pris part à des conférences, des ateliers, et des assemblées générales, le bilan est sans appel. Nous sommes plus forts et unis qu’avant", estime Maria. 

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Trois revendications

L’adoption par consensus de cette déclaration "non contraignante" - ces jeunes ne représentent pas leurs pays - a fixé trois revendications : "assurer la justice climatique et l’équité", "maintenir la hausse de température mondiale en dessous de 1,5°C comparé aux niveaux pré-industriels" et "écouter la meilleure science actuellement disponible". Cette déclaration met également l’accent sur le caractère non-violent de leur mouvement, et invite toutes les personnes à les joindre. Le document évoque l’importance de sensibiliser toutes personnes aux problématiques climatiques. "La crise climatique ne connait pas de frontières et nous non plus", rappelle la déclaration.

Le sommet de la jeunesse a été salué par les experts, dont le climatologue belge Jean-Pascal van Ypersele, ancien vice-président du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), qui a encouragé les participants à "continuer leur bon travail". Il s'est achevé sur une manifestation à Lausanne. Une nouvelle grève globale est prévue en septembre lors du sommet de l’ONU de New York. 

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