Réchauffement climatique : la période 2015-2018 a battu des records

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MERCURE - L’ONU, via son organisme spécialisé, l'Organisation météorologique mondiale (OMM), a révélé mercredi que la période allant de 2015 à 2018 a été la plus chaude à la surface du globe depuis que les relevés météo existent, soit depuis 1850. En cause : les gaz à effet de serre...

Chaque étude, chaque rapport ne fait que confirmer la tendance observée depuis quelques dizaines d’années désormais : la température à la surface du globe ne cesse d’augmenter en raison des concentrations record de gaz à effet de serre. C’est encore ce qu’indique l’ONU ce mercredi puisque, selon l'Organisation météorologique mondiale, la période allant de 2015 à 2018 a été la plus chaude jamais enregistrée depuis que les relevés météo existent, soit depuis 1850.

Selon l’OMM, la température moyenne à la surface de la Terre a dépassé d’environ 1°C celle relevée à l'époque préindustrielle (1850-1900). "Cette année (2018) se classe au quatrième rang des plus chaudes qui aient été constatées, scande l'agence spécialisée des Nations unies. Avec 1,2°C de plus qu’à l’époque préindustrielle, l'année 2016, marquée par l'influence d’un puissant Niño (courant équatorial chaud du Pacifique, ndlr), conserve le statut d'année la plus chaude. En 2015 et 2017, l’écart de la température moyenne par rapport aux valeurs préindustrielles était de 1,1°C."

Priorité absolue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre Petteri Taalas, secrétaire général de l'OMM

Alors que l’évolution récente globale apparaît encore plus inquiétante puisque les 20 années les plus chaudes jamais enregistrées se situent toutes dans les 22 dernières années, Petteri Taalas, le secrétaire général de l'OMM, tire une fois encore la sonnette d’alarme et implore des décisions radicales rapides : "Il est bien plus important d’examiner l’évolution à long terme de la température (...) que d’opérer un classement entre les différentes années. Les phénomènes météorologiques extrêmes ou à fort impact ont frappé une multitude de pays et des millions de personnes l’année dernière. La communauté internationale doit donner la priorité absolue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et aux mesures d’adaptation au climat."

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L’année 2019 s’annonçant de la même veine après le mois de janvier le plus chaud jamais enregistré en Australie, Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, adjure dans un communiqué "d'accroître de manière significative dans le monde les actions et les ambitions". Un voeu pieux, tant les négociations diplomatiques autour de la question climatique donnent l'impression de ne pas avancer. L'objectif d'une limitation de la hausse moyenne des températures de 2 degrés, fixé lors de la Cop 21 de 2015 à Paris, pourrait bien ne pas être tenu.

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