Mort d'un bébé dugong star des réseaux sociaux, victime de la pollution plastique

Planète

THAILANDE - Un bébé dugong qui était devenu une star sur les réseaux sociaux est mort dans la nuit de vendredi à samedi, victime d'une infection aggravée par des déchets plastiques trouvés dans son estomac.

Les animaux marins sont les premières victimes de la pollution de nos mers et océans. Dans la nuit du vendredi 16 au samedi 17 août, Mariam, un bébé dugong devenu star des réseaux sociaux en Thaïlande, est morte à cause d'une infection provoquée par des déchets plastiques présents dans son estomac. Mariam avait attendri le pays il y a quelques mois, quand lorsqu'elle avait été séparée de sa mère, les images des vétérinaires lui donnant le biberon en mer étaient devenues virales.

"Mariam est morte juste après minuit suite à un traumatisme et nos efforts pour la sauver ont échoué", a déclaré à l'AFP Chaiyapruk Werawong, le responsable du parc marin de la province de Trang (sud), où l'animal avait été recueilli. Mariam "a succombé à une infection sanguine et dans l'estomac. Nous avons retrouvé des résidus plastiques dans son conduit intestinal" a-t-il ajouté.

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"L'autopsie a montré que le plastique est la cause de l'obstruction de l'estomac de l'animal" a affirmé Nantarika Chansue, l'une des vétérinaires sur sa page Facebook. "Avec son départ, c'est comme si elle nous implorait de prendre mieux soin d'eux et de sauver son espèce", a-t-elle ajouté. 

Le sud de la Thaïlande, dont les eaux regorgent de plastique, abrite environ 250 dugongs, une espèce de lamantins menacée d'extinction. Les pays d'Asie du Sud-Est, qui comptent parmi les plus gros pollueurs de la planète, se sont engagés à lutter contre la pollution des océans, lors du sommet de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) à Bangkok fin juin. A eux seuls, la Chine, l'Indonésie, les Philippines, le Vietnam et la Thaïlande sont responsables de plus de la moitié des huit millions de tonnes de plastique rejetées tous les ans dans les océans, selon un rapport de 2017 de l'ONG Ocean Conservancy.

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