VIDÉO - Amazonie : "J'ai demandé au président Macron qu'il nous aide à préserver nos terres", révèle Raoni

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La forêt amazonienne touchée par des incendies ravageurs

ENTREVUE - Le président français Emmanuel Macron a rencontré dans la soirée du lundi 25 août le cacique Raoni, figure de la lutte contre la déforestation en Amazonie lors d'une conférence de presse à Biarritz à l'issue du G7.

Il est la figure des Indiens : le chef Raoni était présent à Biarritz en marge du sommet du G7 en pleine crise amazonienne où les feux ravagent la forêt. A l'issue du sommet, il a rencontré le chef d'Etat français. "On a parlé avec le président Macron de beaucoup de sujets et nous avons eu une bonne discussion", a-t-il dit dans sa langue via des interprètes. "Aujourd'hui fut un jour incroyable. J'ai demandé au président Macron qu'il nous aide à préserver nos terres. Les forêts et les terres du Brésil aident toute la planète à vivre", a-t-il souligné. "Pendant de longues années, j'ai rencontré des leaders au Brésil, mais ils nous ont portés peu d'attention", a-t-il continué avant de tancer l'attitude du président brésilien. 

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"Vivre en paix"

"Maintenant, avec Bolsonaro, ce n'est pas mieux. Je n'ai jamais voulu qu'il y ait de conflits entre les différents peuples, mais à mon avis, Bolsonaro est un menteur et le principal responsable de ce qui se passe en ce moment au Brésil", a martelé Raoni. Le leader âgé de 89 ans a rappelé que beaucoup de choses avaient changé depuis que "l'homme blanc" était venu à leur rencontre. Tout en délivrant un message des plus pacifistes. "On ne peut pas vivre de violence. Au Brésil, les fermiers sont contre nous, ils demandent au gouvernement d'être contre nous. (…) Il faut trouver un moyen de vivre en paix."

Plan d'aide à la reforestation

Le G7 réuni à Biarritz, a promis lundi 25 août de débloquer d'urgence 20 millions de dollars pour envoyer des avions bombardiers d'eau lutter contre les incendies en Amazonie, tandis que se multipliaient contributions gouvernementales et privées. Une offre rejetée par le Brésil, qui a invité la France, autrice de la proposition, à "s'occuper de ses forêts et de ses colonies". Outre l'envoi de cette flotte, à laquelle la France proposait d'apporterun appui militaire de ses forces en Guyane, le G7 est tombé d'accord pour un plan d'aide destiné à la reforestation, au niveau de l'ONU, qui doit être mis au point au cours de l'Assemblée générale des Nations unies fin septembre. Cette "initiative pour l'Amazonie" pourrait rester lettre morte, puisqu'elle devait requérir l'accord du Brésil et des autres huit Etats amazoniens, en lien avec les ONG et les populations locales. Le chef Raoni doit participer début septembre à Bordeaux, à Climax, un rendez-vous alternatif "éco-mobilisation" dont le thème est cette année l'Amazonie.

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