Masques jetés dans la nature : les bonnes idées anti-pollution

Masques jetés dans la nature : les bonnes idées anti-pollution

INITIATIVES – Le masque jetable, devenu omniprésent, est un casse-tête en terme de recyclage. Des solutions existent pour lutter contre la pollution engendrée par ce bout de plastique.

À Châtellerault (Vienne), une entreprise spécialisée dans le recyclage s’est trouvé un nouveau cheval de bataille : le traitement du masque jetable, véritable fléau pour l’environnement.  En effet, les masques laissés dans la nature finissent très souvent leur course dans les océans. Or, ils mettent plus de 400 ans à se dégrader et mettent en danger les espèces marines qui se retrouvent par les ingérer. 

"On s’est dit que ce n’était pas possible" que ces masques finissent "dans la nature ou brûlés", explique Olivier Civil, cofondateur de la start-up Plaxtil, dans le reportage en tête de cet article. "On peut les recycler, on peut faire quelque chose de cette matière." Une fois récoltés, les masques chirurgicaux sont mis en quarantaine, broyés et placés dans une machine qui tue toute trace de virus. Le plastique recyclé est ensuite utilisé pour fabriquer des visières de protection.

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Un masque 100% écolo

Pour lutter contre la pollution plastique, d’autres solutions naissent au sein des entreprises. Comme celle de confectionner des masques biodégradables. Géochanvre, dans l'Yonne, a fait le pari de fabriquer des masques en chanvre, une matière connue pour ses excellentes vertus filtrantes. Validé par la Direction générale des armées, il indique une performance de filtration de 89%.La start-up, spécialisée dans le développement durable et le feutre végétal, a dès le printemps développé cette idée qui se révèle payante aujourd'hui. 

"On est le seul masque aujourd’hui biocompostable en France et en Europe. On a des clients belges, suisses et d’Italie", se targue Gérald Bayette, directeur commercial de Géochanvre. Très vite homologué et vendu à 85 centimes l’unité, le masque écolo connaît déjà un vrai succès : fin août, il s'était déjà vendu à 1,4 million d'exemplaires. Sa durée de vie est de 4 heures, tout comme celle du masque chirurgical. Sauf que celui-ci peut servir ensuite de compost ou bien être jeté directement en pleine nature, sans aucun dommage pour l'environnement. 

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