Le Japon va mettre fin à 32 ans d’accord international pour reprendre le commerce de la baleine

PLANETE - C'est la fin de la saison de chasse à la baleine au Japon. C'est pourtant une espèce protégée, mais on compte près de 177 orques tuées tous les trois mois.
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ANIMAUX - Le Japon, déjà pointé du doigt pour ses tueries de cétacés sous couvert de "recherche scientifique" envisage de briser le moratoire internationale sur la chasse à la baleine pour pouvoir relancer ce commerce dans le pays.

Après plusieurs mois de menaces, le Japon serait décidé à quitter la Commission baleinière internationale (CBI) pour reprendre officiellement la chasse commerciale à la baleine. Selon les médias japonais, les arguments de leur gouvernement : certaines baleines menacées d’extinction se sont rétablies. Mais le Japon avait-il seulement arrêté la chasse un jour ? 

Chaque année, le pays tue légalement entre 200 et 1200 baleines. Bien que la viande finisse dans les supermarchés, cette pêche se fait sous couvert de "recherche scientifique". Une dérogation autorisée par la CBI en 1986, année d’interdiction internationale de la chasse à la baleine, après que certaines espèces aient été annoncées en voie d’extinction. Le Japon reste donc pour l'instant limité et surveillé dans sa gestion de capture des cétacés. Un problème selon les représentants du Japon à la commission, car selon eux, manger de la baleine fait partie de leur culture. 

Une décision en suspens

L'Agence japonaise de la pêche a déclaré à la BBC que le Japon envisageait "toutes les options possibles" mais qu'il "n'avait pas encore pris de décision". Il n’y a donc pas eu de confirmation officielle concernant le départ du Japon de la CBI, mais selon NHK, le gouvernement aurait déjà informé les députés de cette décision. Citant des sources gouvernementales anonymes, l'agence de presse Kyodo a également annoncé qu'une annonce officielle pourrait être faite la semaine prochaine.

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Ce départ est néanmoins attendu puisqu’en septembre 2018, le pays a essuyé un refus de la part des autres membres concernant la reprise de la chasse à la baleine, à 41 voix contre 27. Parmi les nations favorables à la chasse commerciale, plusieurs s'attendaient à ce que le moratoire soit temporaire, en attendant un consensus sur des quotas de capture "durables".

Les défenseurs de l'environnement sur le qui-vive

Les militants environnementaux ont averti qu'en se retirant de la CBI, le Japon risquait de devenir une "nation de pirates baleiniers". Darren Kindleysides, directeur général de l'Australian Marine Conservation Society, a déclaré : "Quitter la CBI créerait un précédent très dangereux pour d'autres traités et conventions internationaux. Non content de harponner les baleines, il semble maintenant que le Japon menace de harponner l'avenir de la CBI."

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