Emmanuel Macron répond à Greta Thunberg : "On a besoin d'une jeunesse qui nous aide"

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CLIMAT - Après le discours de Greta Thunberg à la tribune de l'ONU et l'annonce d'une action contre cinq pays, dont la France, Emmanuel Macron a répondu à la jeune activiste sans la nommer. "Des positions très radicales sont de nature à antagoniser nos sociétés", a-t-il prévenu sur Europe 1.

Le message de Greta Thunberg est-il passé en France ? Après son discours à la tribune de l'ONU et l'annonce d'une action juridique devant un comité de l'ONU contre cinq pays signataires de la Convention des droits de l'enfant, dont la France, Emmanuel Macron a répondu, sans la nommer, à la jeune activiste du climat.

Alors que celle-ci a dénoncé à la tribune des dirigeants qui, n'ayant pas tenu leurs promesses, lui ont "volé ses rêves et son enfance", le chef de l'Etat français a fait à nouveau passer un message aux jeunes militants de l'écologie. "Maintenant, on a besoin d'une jeunesse qui nous aide à faire pression sur ce qui bloque, en se mobilisant, en participant à des actions concrètes", a-t-il déclaré sur Europe 1 , ajoutant qu'il n'avait "pas le sentiment que le gouvernement français ou le gouvernement allemand, aujourd’hui, sont en train de bloquer".

"Il y a des tas d'actions citoyennes qui sont utiles. Là, des positions très radicales, c'est de nature à antagoniser nos sociétés", a-t-il prévenu. 

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Exigence de justice

Durant son voyage, Emmanuel Macron avait déjà eu l'occasion de saluer la mobilisation de la jeunesse, affirmant qu'aucun responsable ne pouvait "rester sourd à cette exigence de justice entre les générations". Il avait toutefois estimé que les jeunes devraient manifester contre des pays qui "ne bougent pas", citant en exemple la Pologne, accusée de bloquer le consensus européen sur la neutralité carbone en 2050. 

La prise de parole de Greta Thunberg ne s'est pas accompagnée d'annonces en matière de climat de la part des dirigeants venus à la tribune de l'ONU. Le Brésil et les Etats-Unis n'y participaient pas, tandis que l'Inde et la Chine n'ont pas pris de nouveaux engagements. Le président américain Donald Trump s'est fendu d'un tweet décrivant Greta Thunberg comme une "jeune fille très heureuse en quête d'un avenir merveilleux"...

Ce sommet avait pourtant été organisé pour entendre "des actes, pas des platitudes", selon les mots d'Antonio Guterres,  le secrétaire général des Nations unies. 

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